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To save all we must risk all (sigil&alecia)

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MessageSujet: To save all we must risk all (sigil&alecia) Lun 24 Sep - 4:25

La sortie est une nouvelle fois difficile et Sigil est propulsé dans le siège qu’il occupait quelques minutes avant cela. Il regarde autour de lui, bien de retour dans le bureau du directeur. Il beugle. « Ça n’apprend rien ! » Impatient comme à son habitude quand quelque chose lui échappait. Albus Dumbledore en face de lui à un sourire en coin. « C’est que tu regardes mal Sigil, concentre-toi un peu. » Sigil avait été son élève de métamorphose bien évidemment, mais il ne se doutait pas que la vie serait si difficile. Il était contrarié depuis qu’Alecia avait été enlevé, et que Lysandre l’avait quelque peu aidé à retrouver sa force de caractère. « Sur quoi ? Le ministre est mort, Abigaël est blessé, qu’est-ce qu’on apprend de plus ? Ça n’aide pas. » Il est buté complètement si bien que le directeur passe une main sur son visage et que Sigil retourne une nouvelle fois dans cette satanée pensine pour y chercher ce qu’il a loupé.

(...) « J’ai trouvé ça. » Ajoute Lysandre en posant un dossier assez épais sur la table du petit déjeuner alors que Roseline est encore ensommeillée de l’autre côté de la table. C’était étrange de se retrouver tous ici, tous les trois à la même table alors que cela datait d’il y a très longtemps. « Qu’est-ce que c’est ? » Alors qu’il boit une gorgée de café et commence à lire les lignes de l’héritage. « C’était sa grand-mère, il semblerait qu’elle ait hérité d’un petit cottage perdu au milieu de nulle part à la frontière entre l’Angleterre et l’Écosse. De quoi la mettre en sécurité après sa rétention par les moldus. » Lysandre était pragmatique, déjà habillé ou il venait seulement de se lever tout comme Roseline. « Personne n’y vit et ce n’est pas une zone sous occupation ? » « C’est perdu au milieu de la forêt. Personne n’a conscience de la présence de la bâtisse. » « Si tu sais où c’est, envoie un hibou à Abel Velrose, il faut qu’il sécurise l’endroit. Rosie, tu peux préparer des linges de maison, quand ça sera fait, y faudra remettre ça en état le plus vite possible. » Sigil refusait que cette situation reste bloquée encore et encore. « Et qu’est-ce que tu vas faire toi ? » Il hausse les épaules. Il avait d’autres choses à faire, de la politique, revoir les souvenirs pour désormais écrire des listes et des listes de prisons moldues, les visiter de nuit et tenté de la retrouver une bonne fois pour toutes. C’était ça la priorité.

(...) Il dort sur le canapé, le costume posé sur le dos d’une chaise et les boucles blondes vénitiennes en sueur quand Lysandre le réveil une nouvelle fois. Les yeux pétillants de malice. Elle secoue un énième bout de parchemin. « J’ai une autre information. » « Quelle journaliste fouineuse tu fais Lys’ ! » « Oh, je sais, ça fait mon charme. Reste allongé, sinon tu vas tomber à la renverse. » Il est intrigué finalement. Ce treize octobre, ça serait peut-être la bonne journée, combien de prison moldues avait-il déjà visitée sans résultat ? C’était ça la question, alors que Lysandre tend la photo vers lui. Une famille, deux parents, un garçon. Jeune… Il devait avoir six ou sept ans. Il la regarde presque désintéresser sa jumelle. « En quoi c’est utile ? » Elle ronchonne un instant. « C’est son petit frère. J’ai oublié son prénom, mais quand elle est arrivée chez toi, le petit venait de naître, elle ne l’a jamais connu et il y a beaucoup de chance qu’il soit également né-moldu. » Il écarquille les yeux. Un petit frère, en danger qui plus ait selon des commentaires des écoles élémentaires qu’il avait fréquentées. Ce petit avait vu les premiers signes de magie apparaître et personne n’y avait fait attention.

(...) Sigil, il a un peu de mal à croire ce que lui apporte Uriel, même lui, il est un peu désabusé. La photo ou encore le fait que le père Lukeither soit mort des affres de sa sorcière de fille. Ou bien le fait qu’elle doit être pendue sur place publique dès le lendemain matin. Il fallait faire quelque chose et la main de Lysandre dans la tienne l’alarmait également. Elle ressentait cette peine et cette rage qui le prenait. C’était trop fort et malgré les mots qu’elle te disait à l’oreille ou bien les pleures de Roseline, il devait bien faire quelque chose. Ce n’était pas une cause perdue. Et si elle l’était véritablement, ils seraient perdus ensemble, ainsi soit-il. Ce n’était pas comme si l’élection avait eu lieu ou bien qu’il était parti favori. Il savait que la popularité allait à ce favori de Jedusor. Maigre compensation de voir qu’il est prêt à risquer sa vie pour une sorcière et que personne ne saurait le voir de suite. Bien que selon sa jumelle, cela ferait la une des journaux s’il réussissait. Ce qui l’importait le plus, c’était de la sortir de là-bas, qu’importe s’il devait y laisser sa peau. Qu’importe son sort. « Monsieur Monsieur. Quand est-ce que je vais voir grande sœur ? » Sigil se retourne sur la petite bouille brune qu’il a récupérée dans une maison où la mère de famille s’était donné la mort suite au décès de son mari. Sigil lui tapote la tête. Ajoutant un vague. « Bientôt, Rosie va s’occuper de toi en attendant d’accord. »

(...) Le gibet était bien dans son champ de vision. En vérité, il attendait à la terrasse d’un café depuis des heures, depuis l’aube pour le dire ainsi. La pendaison n’avait pas lieu dans une prison, mais en plein centre d’un Londres qu’il avait connu plus joyeux, plus animé. Il était du monde de la nuit Sigil et malgré ses boucles et ses yeux fatigués, il était alerte. Les gens avaient commencé à bouger, la foule s’était formée autour du gibet et petit à petite le gratin de la politique britannique moldue était apparu. Il ne manquait que la royauté, mais ils ne viendraient pas, c’était trop dangereux pour eux. Et ils avaient bien raison. Quand Seymour pointât le bout de son nez, le sorcier retroussa le sien. Femme ignoble. C’était elle la sorcière dans le fond, il n’en doutait pas un instant, horrible mégère. Il tentait de penser que tout était prêt. Oh rien n’était parfait loin de là, mais il croyait qu’il arriverait à temps, de toute façon, il était déjà là. Hors le fait d’être stupide. Oh combien de fois Albus lui avait répété ça depuis les quelques jours. Mettre en danger la vie du seul candidat qui en valait la peine, selon lui, c’était totalement stupide. Mais Lysandre pouvait comprendre ses motivations réelles. C’était la seule. Évidemment, elle devait sentir la peur qui tendait ses entrailles et la rage qu’il laissait cacher au fond de son âme. Ça faisait plus de deux semaines qu’elle était partie et ça lui avait semblé une éternité. Une véritable éternité. Mais c’était la fin, que cela soit bénéfique ou bien plus tragique. Le plan était simple. Couper la corde dès lors que la sentence allait être appliquée, transplaner, la récupérer, transplaner de nouveau vers le cottage dont elle avait hérité sans le savoir. Et la mettre en sécurité. Il se lève même quand la police arrive et la fait montrer sur l’échafaud. Elle semble si résignée, si faible la petite blondinette qu’il a connue dans les pires, comme les meilleurs tourments. Il sait bien qu’il est retourné. Beaucoup l’insulte, d’autres la huent. Ils ne savent pas, ils ne savent rien. Comment pourraient-ils seulement savoir ce qu’est leur vie désormais ?

Il avait ses idées sur la politique à mener, mais ce n’était ni l’instant, ni le moment d’en discuter. Mais il remerciait Solomon, infiniment. Les mots, il ne les entend pas et il cherche un regard, quelque chose pour lui donner raison. Elle devait être encore là, malgré l’apparence qu’ils lui avaient donnée.

Les tambours le font sortir de sa torpeur, de même que la vision de la corde autour de son coup. Il est las d’attendre et quand le bourreau met sa main sur le manche, prêt à le baisser, il transplane. L’exclamation de la foule retarde la sentence, il arrive sur le gibet baguette au poing, il n’a pas l’intention de faire le moindre blessé et le sort part, il coupe la corde, récupérant Alecia avec lui cette fois, bien avec lui et transplane une nouvelle fois avant que les autorités moldues aient pu faire quelque chose contre le brigadier d’élite. Il sauvait une vie, ne blessait personne. Un miracle qui lui vaudrait beaucoup d’estime sans aucun doute. Mais qui lui vaudrait aussi les gros titres de papiers moldus dans les prochains jours. Une chance que le manoir de Manchester soit déjà sous la protection de sort trop puissant pour être brisé par des moldus.

Il sent tout de suite son visage dans l’herbe. Le transplanage rapide l’avait totalement laissé dans les vapes de longues minutes en vérité. Son visage mordait l’herbe et la rosée qui s’y était déposée durant la nuit. Il ouvre avec difficulté les yeux, sa baguette étant à des mètres de lui, mais sa main reste tendue vers la seule personne qu’il avait eu envie de sauver aujourd’hui. Elle était là. Plus que mal en point, mais bien là. Il peine à se relever et à saisir cette main du bout des doigts, comme si ce n’était pas réel en vérité. Il ne savait pas ce qu’il ressentait entre le soulagement, la joie et l’inquiétude de la voir désormais là, mais différente. Elle était là sans l’être. Mais il n’osait pas la toucher de peur qu’elle se brise. Réalisant qu’en face de lui, à deux doigts de la mort, il l’aimait quand même. Même devenu un monstre ou une arme, pour lui, elle restait la même et il n’avait pas peur de l’approcher pour ce qu’elle était. Il avait juste peur de la casser en deux s’il l’étreignait. Les minutes s’écroulaient dans un silence où juste la nature pouvait perturber le silence. Oiseaux ou encore bruit du vent dans les feuilles rarissimes des arbres. Teinté de couleurs chatoyantes qui déclinaient les arbres du vert à l’orange. Pourtant, il reste assis à côté d’elle le temps qu’elle décide pour croire qu’elle était sauvée. Qu’elle était désormais loin de tout ça, que ça pourrait rester derrière elle, derrière lui, derrière eux. « Ale… Ale, je t’en prie, pardonne moi. » Le pardonner de quoi ? De ne pas avoir été capable de la trouver plutôt. Sigil, il pose une main dans ses cheveux. Cherchant à finalement la prendre contre lui et quand il y parvient, il arrive juste à murmurer. « C’est fini, je suis là. » Au creux de son oreille. « On ne te fera plus de mal. » Jamais. « Je serais toujours là… » Et elle aussi devrait être toujours là.



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MessageSujet: Re: To save all we must risk all (sigil&alecia) Lun 24 Sep - 20:22


To save all we must risk all
J'ai ouvert les yeux ; Sur son sourire et j'y ai vu le soleil, sur ses yeux et j'y ai vu l'océan, sur son coeur et j'y ai vu mon reflet.

Le soleil était bas mais il irradiait le visage blême d’Alecia Lukeither. Elle avait tout juste été préparée, présentable, pour son exécution. Combien d’autres étaient passés sur cette estrade ? On dut l’aider à marcher tant l’idée de mourir, de l’une des plus atroces façons, lui avait pris toutes ses forces. La foule d’abord calme devint délirante lorsque Seymour s’avança auprès de la foule, un sourire à la fois satisfait et pressé sur les lèvres. Cette fois qu’elle ne voyait que pour la première fois lui fit froid dans le dos et la jeune sorcière ressentit toute sa haine mélangée à celle de tous ces gens. Eux qui voyaient en elle un monstre qu’ils avaient pourtant créé de toutes pièces, qui la haïssaient, se délectaient du spectacle inhumain qui se déroulait là. Ils ne voyaient après tout en elle que la fille qui avait tué son père, comme une mutante bientôt réduite au silence. Grand bien leur fasse, qu’ils se satisfassent de sa mort, son supplice n’avait que trop duré. Toute sa vie, sa condition de née-moldue lui avait joué des tours, d’un côté, comme de l’autre. Et jamais on ne l’accepterait. Son petit monde factice, sa famille d’adoption, les amis qu’elle pensait avoir. Le monde d’Alecia s’était écroulé sous ses pieds comme une falaise rongée par l’océan. Les événements avaient été plus forts, trop puissants pour elle seule. Elle ne pouvait décemment pas rivaliser avec une nation et une femme telle que Seymour, semblable à celui qu’ils avaient combattu à peine encore 5 ans auparavant. Alors elle avança, tirée par les bras, dans sa tenue grise, terne, jusqu’à l’estrade où on prononça un discours dont elle ne saisit pas les mots, plus par dépit que par incompréhension. Elle ne voulait pas entendre, encore moins écouter. Les accusations, les sifflets, les insultes. Elle demeurait là comme une coquille vide, fermée. Où allaient ses pensées, et vers qui ? Elle-même ne le savait pas. Comment encore avoir une pensée heureuse dans ce chaos ? Alors on la plaça au centre, et on passa la corde à son cou, autour de sa nuque si fragile. Avait-elle seulement été autre chose ? Elle ferma les yeux et les larmes filèrent seules, dans un silence de plomb, du moins pour elle. Tout semblait si calme, dans sa tête, comme s’il n’y avait eu que le bruit du vent. Oui. Alecia n’avait que ce visage en tête. Et un sentiment de solitude et de bêtise prit le pas sur la peur. Pourquoi n’avait-elle pas parlé plus tôt ? Pourquoi n’avait-elle pas simplement essayé ? Il aurait suffi d’essayer. Sans doute car elle avait toujours pensé ne pas être à la hauteur de Sigil Rosier, et ne pouvoir jamais lui rendre tout ce qui lui avait offert. En la prenant sous son toit, en la protégeant, en la bordant quand elle avait trop pleuré et s’était endormie de fatigue dans ses bras. Non, ça n’avait jamais été un lien fraternel, mais bien plus que ça. Elle avait laissé une part d’elle-même avec lui, là-bas, si loin, dans l’apocalypse qu’était devenu Pré-au-Lard. Elle avait verrouillé son cœur, le meilleur d’elle-même, pour le seul, pour qui, elle aurait décroché la lune.

Ce ne furent que les cris, l’agitation et les craquements sonores qui lui firent ouvrir à nouveau les yeux, dans la vélocité de l’action. Elle sentit qu’on l’agrippait par la taille et en relevant les yeux, elle reconnut Sigil, dont l’expression lui fit comme un coup de fouet. Alecia se demanda si ce n’était pas déjà fait, si son cou avait lâché et si c’était ça, son paradis. Mais le transplanage risqué et secoué la fit sortir de sa torpeur tandis qu’ils s’écrasaient au sol comme des fétus de paille. Son dos manqua de se rompre mais l’herbe, rendue moelleuse par la pluie automnale, ne lui arracha qu’un rictus de douleur et une légère plainte. Là sous les arbres et dans la fraîcheur du matin, la blonde grelotait, encore troublée de ce qui venait de se passer. Elle était vivante, assez pour que son corps le lui rappelle, et surtout, elle sentait battre son cœur comme s’ils étaient deux dans sa poitrine. Le ciel et la cîme des arbres étaient flous, puis elle tourna la tête en direction de Sigil qui tendait la main vers la sienne. Comment être sûre que ce n’était pas qu’un rêve ? Ou si c’était réellement lui. Mais son empathie ne pouvait mentir. Sigil irradiait de bonheur comme d’inquiétude, ce à quoi elle pensa qu’elle devait vraiment faire peur à voir, rien que de l’extérieur. Ses lèvres se déchirèrent sur un énième sanglot, soulagé, exténué. Elle voulait tant lui demander pardon, se cacher dans ses grands bras, mais il fut le premier à s’excuser. Quel idiot, pensa-t-elle. Je suis responsable de tous ses maux et voilà qu’il est le premier à s’excuser. Il était si loin, si près à la fois, et déjà elle le sentait, jusque dans ses tripes. Ses sentiments lui en donnaient mal au ventre. Tout cela ne demandait qu’à sortir, depuis si longtemps, et des deux côtés. Alors quand finalement il la prit dans ses bras, la main dans ses cheveux, autour de sa taille, quand enfin ses frémissements prirent fin, Alecia prit une grande bouffée d’air, comme une mourante qui retrouvait un souffle de vie miraculeux. Comme si tout ce qui s’était déroulé ces dernières semaines avait été balayé, si facilement. Ses bras, le souffle de Sigil contre son oreille, le contact de sa joue contre la sienne, son cœur collé au sien. Alecia était simplement revenue à la vie. Comment avait-elle pu seulement ne pas le comprendre plus tôt ? Le ressentir ? Elle l’aimait tant qu’elle voulait le hurler jusqu’à en déchirer ses poumons. Hurler qu’elle était vivante, et qu’elle l’aimait autant qu’il semblait l’aimer.

« Sigil… » La blonde passa les bras dans le dos du sorcier, le serrant davantage contre elle, comme si elle avait retrouvé toutes ses forces. Le nez niché dans sa nuque, elle savourait d’être encore là, reconnaissante que ce soit lui qui soit venu la chercher. Elle murmura à son oreille plusieurs mercis, à peine soufflés, profitant de cet instant, le cœur gros, la tête pleine d’émotions, pour qu’enfin elle doit libérée de tout ce qui dormait depuis une éternité. « Sigil… Merci… Merci… Je… Je dois te le dire… Je dois le dire… Tu dois savoir… Je te… Toujours… Je t’ai toujours… Tu sais… » Savoir qu’elle l’aimait plus que tout. Qu’elle ne voulait pas qu’il parte. Qu’elle voulait être avec lui. Pourtant les mots sortaient difficilement, comme dans un dernier reste de honte, dans un dernier sanglot. « Sigil… Je t’aime… Je t’aime tellement… Ne pars pas… Reste avec moi… Je veux être avec toi… Rien qu’avec toi… » Pour l’éternité.
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MessageSujet: Re: To save all we must risk all (sigil&alecia) Mar 23 Oct - 18:58

Qu’avait-il répondu à Alecia ? Qu’il savait que ce n’était rien ! Qu’il savait ! Qu’il savait sans avoir réussi à prononcer le mot qu’elle aurait pu attendre ! Mais durant trois jours, si la fatigue partait petit à petit, il y avait des retrouvailles. Des désirs et des étreintes qu’ils ne pouvaient pas réellement contrôlé. Et ce matin-là, il était parti en laissant une note. Je reviens. Si elle se réveillait durant le quart d’heure où il allait la laisser seule dans ce cottage. Un sourire sur les lèvres lors qu’il voit Lysandre lever les yeux sur lui alors qu’il atterrie dans le salon. « Ne dis rien, je sais. » « Je sais que tu sais. » Ils savaient tout ce que l’autre ressentait. Mais elle se plaint sa jumelle en ajoutant. « Si ça pouvait éviter d’être lorsque je travaille. » Sigil rit de bon cœur. Il ne savait pas vraiment ses horaires, à croire qu’elle bossait tout le temps. Il regarde autour de lui, aucune ne trace de Roseline et Lysandre le coupe une nouvelle fois. « En ville avec Abel, il est venu la chercher ce matin, je pense lui avoir fait assez peur pour deux. » Sans aucun doute, même s’il ne savait pas ce qui s’était passé ave Fearg, Arielle et tout ce qui s’en suivait et que deux Velrose, voire trois, avaient besoin de se changer la tête. Ni même la nouvelle avec Sixtine, ou encore le désarroi d’Uriel. « L’enfant ? » Demande-t-il simplement à sa sœur après quelques minutes. Elle hausse les épaules. « Dans la chambre de Rosie. » Tout à fait logique jusque-là. Il n’attend pas la mention des autres nouvelles ou de la politique ou bien des journaux. Il était là c’est tout et il pousse la porte alors que le petit frotte sa main sur ses yeux à peine réveillée.

« Matthew ? Tu as bien dormi ? » Le petit à une voix ensommeillée au possible, mais il est content de le voir, il a bien dormi cette fois encore. Il s’assit sur le bord du lit Sigil et l’aide à se réveiller doucement lui racontant une histoire un peu déformée de la vérité. Qu’il avait retrouvé sa sœur et qu’ils allaient aller la voir aujourd’hui. Ni une ni deux, petite pile électrique, il s’habillait rapidement, daignant même se coiffer aujourd’hui. Sigil le suit des yeux alors qu’il navigue entre la salle de bain, la chambre et la cuisine pour manger un peu avant de partir. Lysandre se baisse à hauteur de la table. « Bisous ? » « Bisous ! » Sonore et sans doute avec un peu de bave, mais la Rosier était prête à reprendre ses investigations dans autre chose quand Sigil transplane de nouveau vers le cottage. Si bien que même s’il est sur ses deux jambes, le jeune Matthew, sept ans, a du mal à se remettre de ça. C’est comme, les manèges dit-il alors que Sigil lui tient la main en poussant la porte d’entrée dans le cottage. « Alecia ? Matthew, tu m’attends dans le canapé ou bien explore, mais pas par-là d’accord ? » Il se dirige vers l’une des deux chambres de la maison, alors qu’il vient s’asseoir sur le bord du lit et lui caresser les cheveux, pour la lever doucement. « Tu as à de la visite ce matin, jolie dame. » Tendre et doux, chose que personne ne pourrait croire si on leur avait dit avant.



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MessageSujet: Re: To save all we must risk all (sigil&alecia) Mer 31 Oct - 20:31


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J'ai ouvert les yeux ; Sur son sourire et j'y ai vu le soleil, sur ses yeux et j'y ai vu l'océan, sur son coeur et j'y ai vu mon reflet.

Les baisers et les caresses de Sigil, Alecia les avait tatouées sur le corps et jusqu’au plus profond de son être. Comme si toutes ces années à se chercher et à se fuir s’étaient évanouies. Les fondations de leur relation étaient là, ne tenaient qu’à eux d’en construire les murs et le toit. Pourtant cet amour inconditionnel qui régnait entre eux ne suffisait pas à épargner à la jeune femme terreurs nocturnes et autres affres qui montaient en elle lorsque Sigil n’était pas là ou s’éloignait un peu trop longtemps. La nuit dernière avait sûrement été la plus violente. Elle s’était réveillée au milieu de la nuit, les images de torture lui revenant, mais plus loin encore, l’image d’O’Brien abattant son pied dans son abdomen pour lui couper le souffle. Alecia avait bondi du lit en hurlant, violente, envoyant valser les petits meubles alentours et en criant qu’elle ne voulait pas être touchée. Quand elle s’était calmée, elle avait pleuré, et angoissé, morte de trouille à l’idée de blesser Sigil. Elle alternait entre bonheur, apaisement et de terribles terreurs. Alors quand finalement elle s’était endormie de nouveau, exténuée, à bout de forces, elle n’avait pas vu son âme-soeur partir. Et il valait mieux. Alecia avait beaucoup de mal à récupérer, même dans cet endroit calme et rempli de bons souvenirs.

Pourtant c’est bien lui qui la réveilla, au petit matin. Ou plus tard après, quelle heure était-il ? Elle entrouva les yeux, venant par instinct chercher la main de Sigil pour entrelacer les doigts avec les liens. Oui il était là, et transparaissait de toute douceur et d’amour pour elle. Elle soupira d’aise, se sentant à son tour plus calme et moins apeurée. Pourtant, dans un autre coin du cottage, il y avait quelqu’un d’autre dont les sentiments oscillaient entre l’excitation et une profonde impatience, propres aux enfants, la plupart du temps. Le genre de sentiment que l’on pouvait ressentir sans aucune force d’ambiguité. Alecia ouvre grand les yeux, pour dévisager le Rosier. Lui avait-il amené un enfant à lui dont il n’avait jamais osé lui parler ? Ou était-ce celui de quelqu’un d’autre ? Alecia s sentait perdue. Pourtant, il parlait bien de visite, pour elle. L’information mit très longtemps à monter jusqu’au cerveau. Etait-ce seulement possible, tout ce qui avait été raconté dans cette horrible prison. Y avait-il réellement cet enfant là ? Alecia ne sentait incapable d’affronter la réalité ou même ses responsabilités. Elle, être soeur, ou seconde maman, ou quoi que ce soit. Elle se sentait autant incapable d’élever un jeune enfant que sa propre mère.

Pourtant elle se lève bel et bien, titubant tant sur ses jambes qu’elle nécessite l’aide de Sigil et s’accroche à sa taille. Pour remonter le salon, et tomber sur cette tête qui ne lui ressemble pas du tout et qui à la fois partage tous ses traits. Comme il pouvait ressembler à leur mère ! Aussi brun de cheveux, avec les yeux aussi noirs que leur père ! Alecia se figea sur place, une expression d’angoisse et de désarroi sur le visage. Comment réagir ? Que dire ? Que ressentir ? Elle ne put s’empêcher de lâcher un hoquet, comme si sa respiration avait cessé. Pourtant Matthew se lève d’un bond et vient s’accrocher aux jambes et à la taille de la blonde. Il lui parle, il lui pose des questions, mais elle n’entend rien, et ne comprend rien, totalement perdue. Et elle se met à pleurer. Il était ce qui lui restait de sa famille, et pouvait sans doute encore avoir une belle vie, pas comme elle. S’il savait ce qu’elle avait fait, qui elle avait tué, quelle autre mort elle avait provoquée. L’enfant s’inquiète et lui demande pourquoi elle pleure, mais aucun son ne sort et les bras d’Alecia tremblent contre l’épaule de l’enfant, avant qu’elle ne caresse ses cheveux, réalisant l’impensable. Son petit frère. Que Sigil avait sauvé, et qu’il lui avait ramené. Alors elle tomba à genoux, pour serrer ce garçon si fort qu’il s’en plaignit. Elle ne savait rien de lui, et était déjà rongée de culpabilité. Pourtant elle l’aimait déjà. Et aimait Sigil encore plus qu’il était possible de l’aimer. Elle pleurait à chaudes larmes, se raccrochant à ces deux étoiles dans sa vie, les deux seules raisons de ne pas avoir basculé dans l’obscurité. “Merci… Sigil… Merci.”
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