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(FB) Wedding Day (Solo - Canada - 1947)

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MessageSujet: (FB) Wedding Day (Solo - Canada - 1947) Mar 4 Sep - 1:55


Wedding day
When you realize you want to spend the rest of your life with somebody, you want the rest of your life to start as soon as possible.

Le soupir de Perséphone ne manque pas d’ébranler Sixtine qui se tient derrière elle a relevé ses lourdes boucles blondes en un chignon on ne peut plus classique. La petite blonde refusait de croire que ce jour devait se passer de la sorte. En vérité, elle avait espéré que son père voudrait bien venir la voir aujourd’hui. Et de toute façon, elle voulait croire encore plus que cela serait à la dernière minute, mais sa cousine était bien claire à ce sujet. Il ne viendrait pas. Ni lui, ni sa mère, ni un de ses oncles ou l’une de ses tantes. Malgré les faire-part, malgré les lettres, personne n’avait daigné répondre à la jeune femme à ce sujet. Si la famille de Johann seulement. Et c’était pour lui plaire, puisqu’elle savait qu’au moins, sa belle-famille l’accepterait telle qu’elle était, une jeune femme qui avait décidé de se mettre toute sa famille à dos pour épouser un homme qu’elle aimait sincèrement malgré son caractère ou bien ses traits de caractère parfois trop complexe pour le commun des mortels. Sixtine sourit en la voyant perdue dans ses pensées, à travers le reflet du miroir. « Je n’arrive pas à croire que tu es la première d’entre nous qui se marie. » « C’est assez irréel c’est vrai. » Siffle-t-elle de bonheur. Les deux blondes avaient toutes qu’il y a de plus proche malgré que l’on soit de Blois et l’autre de Bordeaux. Sixtine avait été selon son père un modèle à suivre dans la médicomagie et il avait raison finalement, mais Perséphone n’avait jamais pu finir ses études. Et c’était finalement pour se retrouver sur un domaine qui la fascinait tout autant. Elle regarde son reflet dans le miroir. Savoir ce qu’elle était devenue. « Tu lui en veux ? » « hm ? » « À ton père ? » « Pourquoi ? » Persée, elle semblait si innocente, mais son malheur devait se lire au fond de ses yeux azur. « Parce qu’il ne t’emmènera pas à l’autel. » Sixtine avait touché le point faible de la demoiselle. Et dans le fond, elle laisse des larmes s’échapper sur ses joues de porcelaine, à en rougir ses yeux malgré qu’il fût assez tôt et que cela aurait le temps de désenfler. Espérance cachée dans le coin de la pièce venu même lui frotter le dos pour la rassurer. Ce n’était pas grave, tout le monde était là sauf les adultes et ça lui faisait du bien. « De toute façon, il y a le père de Johann qui peut t’y emmener non ? » Theodore était un moldu admirable, tellement gentil quand il les avait aidés en prenant les billets de bateau pour le Canada. La blondinette sourit, jouant avec le ruban de son peignoir de satin blanc. Timide, les joues qui rougissaient autant que ses yeux. « J’aurais préféré que ce soit Louis ou Léandre… » « Et tu ne l’as pas demandé j’imagine ? » Ajoute Sixtine le ton un peu dur. Être de la famille de Perséphone, s’était s’armer de patience tant elle était innocente et ingénue par moment. Mais elle n’y pouvait rien avec une tête e poupée pareille tout le monde pouvait lui pardonner. « Eh bien… Non pas du tout. » Espérance soupire longuement, préférant tirer sa révérence pour l’instant. Perséphone voulait croire qu’elle irait demander à Louis pour elle, mais c’était loin d’être sûr après tout. Même Sixtine cherche encore de quoi parler à la petite blonde, quand ce n’est pas de ses parents, Persée demande ce qui se passe en France ou en Angleterre, puisque Sixtine y travaille depuis quelque temps déjà. Rien de bien trépidant dans le fond. « Et puis, vous allez vous installer ici pour de bon non, à moins que tu ne veuilles rentrer en France quand tout sera retombé ? » Elle ne savait même pas quoi dire la blondinette. Peut-être bien. Elle n’y avait pas réfléchi, ça ne faisait que deux mois qu’ils étaient sur le sol canadien et ils avaient tout juste eu le temps de préparer la réception et la cérémonie magique. « La France me manque, c’est vrai… Mais je ne crois pas qu’on sera heureux là-bas. » Conclut-elle morose. C’était leur pays, mais ils n’étaient plus grand-chose là-bas, après tout en devenant la femme d’un cracmol, Perséphone était certaine de perdre ses avantages de sa bourgeoisie, en plus de ça si ses enfants venaient à naître cracmols à leurs tours, elle ne donnait pas cher de la peau de sa famille. Tendant la main vers un macaron, elle croque dedans, la bouche pleine. « Ché cha qui me manque le plus tu ché. » Et Sixtine lui tape sur les doigts. « Tu vas enlever ta poudre bon sang ! Fait attention Persée ! » Le reste de la matinée passa à une vitesse fulgurante. De toute façon, il s’agissait d’un mariage de début d’après-midi pour une fête en toute simplicité. Si bien qu’elle avait déjà passé un jupon et un débardeur de dentelle qui prendrait place sous sa robe toute simple. Blanche immaculée, elle trônait là sur le mannequin à couture. De longues manches d’un tissu semi-opaque, quelques détails de dentelles sur les manches et sur les épaulettes tout en rondeur. Tout comme le col en U fin qu’elle rehausserait d’un collier ras-de-cou en diamant qui appartenait à sa mère. Elle ne remerciait jamais assez Sixtine et Espérance d’avoir réussi à le subtiliser dans le manoir de Blois. Mais c’était du plus bel effet. Dans l’idéal elle aurait eu besoin d’un voile, mais c’est plusieurs fleurs qui entouraient ses boucles, pas de chichi religieux de ce côté-là. Même si elle demeurait vierge malgré la relation de longue date. C’était plus profond entre elle et Johann, plus passionnés sans que cela en devienne obscène. Elle ne réclamait pas cela, du moins, c’était compliqué. Elle sursaute quand la mère de Johann entre dans la pièce, posant une main sur son cœur. Elle refusait de faire une crise d’asthme aujourd’hui. Eliandre Solomon le regardait plus tendrement que sa propre génitrice ces derniers temps. « Tu comptes la passer un jour ? » Perséphone rit un peu. La sorcière était admirablement gentille, toujours patiente. « J’attendais Sixtine pour le faire. Mais elle ne semble pas revenir… » « Allez vient là, je vais t’aider ma future bru. » Elle sourit en sautillant sur place alors qu’elle s’amène à côté du mannequin et que la sorcière prend le temps de défaire les laçages dans le dos de la robe. La passer était une chose facile. Le temps pour la mettre convenable sur la silhouette si fine de Persée en était une autre. « Tu as perdu du poids non ? » « Je crois que c’est le stress… » « Tu vas perdre un os à stresser Perséphone. » « Ahah.. Je crois bien que oui, j’espère juste que ça ne sera pas aujourd’hui. » Évidemment, elle eut le droit à diverses histoires sur Johann  ou bien sur le mariage de sa belle-mère avec son époux. Des conseils maritaux… La totale, du moins elle aurait bien voulu les obtenir de la bouche de sa propre mère, mais Eliandre avait assez d’amour maternel à donner à d’autres personnes qu’à son fils. Jusqu’à ce que la porte s’ouvre de nouveau, cette fois la robe enfilée et le tout ajusté à merveille. Louis se tenait là, sa belle-mère l’embrassa sur la joue avant de prendre congés. C’était un jour spécial et c’était elle qui menait son fils à l’autel. Il en avait de la chance, pensait Persée dans le fond. Mais Louis était là à ne pas savoir quoi dire et Perséphone rougissait bêtement qu’il ne dise rien. « Quoi ? Elle ne me va pas c’est ça ? » Il venue la prendre dans ses bras pour calmer ses craintes. « Je crois même que Sixt’ ne t’arriveras jamais à la cheville à ce jeu-là. » Elle en rit en serrant plus fort l’étreinte de son cousin. Quelques conseils, d’autres banalités, encore des craintes. Elle s’accrocha à son bras pour retrouver la salle où elle attendrait que tout le monde soit installé. Louis lui demanda tout de même si elle était certaine de vouloir le faire. « Évidemment que je le suis. » Ça coulait de source, elle n’aurait pas tout abandonné pour une amourette de passage. Sixtine passa sa tête dans l’embrasure de la porte. « Superbe, on va bientôt commencer d’accord. » Perséphone sourit un court instant, avant de répondre. « D’accord. » Enjouée, aujourd’hui était, malgré tout ce qu’elle regrettait, le plus beau jour de sa vie.
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