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(Rosabel) An Unexpected Journey

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MessageSujet: (Rosabel) An Unexpected Journey Ven 6 Juil - 1:24

La liberté avait du bon, la Grande-Bretagne un peu moins. C’était étrange de se dire qu’il pouvait se rendre à la mer sans se baigner ou bien ne pas prendre le soleil. C’était comme ça à Florence, ça avait toujours été comme ça. Il avait le pouvoir d’aller et venir en toute liberté. Ici tout était contrôlé, et Abel avait cette chance d’être un Velrose et il ne doutait pas un instant que son nom ait pu lui ouvrir certaines portes. Et la semaine qu’il avait de permission était une sorte d’offre pour lui faire comprendre qu’il n’était pas encore du Ministère Britannique malgré la nationalité de son père, il n’était à Pré-Au-Lard que depuis un mois tout au plus. Il restait normal que tout soit encore une question de confiance, c’est de quoi on a besoin en temps de guerre de la confiance. Mais allez lui expliquer pourquoi il avait ce cœur un peu plus léger. Arielle avait décelé quelques choses, intercepté des lettres. Mais sociable, Abel avait cruellement manqué de compagnie les premières semaines de sa vie ici, alors avoir perdu une lettre pour rencontrer une personne qui lui semblait douce, cela était bénéfique sur son humeur. Oh, il riait encore de cette histoire avec Ernest, même s’il ne savait pas ce qu’était la punition que Roseline lui avait infligée devant son frère. Sigil Rosier, Roseline Rosier. Un second de son département, une rencontre improbable et puis selon sa mère, les Velrose et les Rosiers entretenait une relation du temps d’Alastor, le tout perpétué par l’amitié entre les deux fils aînés des deux familles. À croire que c’était presque une injure de ne pas avoir vu de mariage entre une Rosier et un Velrose vu les bonnes relations qu’ils entretenaient. Valentina lui avait conseillé de garder une bonne entente avec la fille Rosier. Après tout, qu’est-ce qu’Abel ne lui disait pas ? C’était rare qu’il ne raconte rien à sa mère, simple fait qu’il avait toujours été un apprenti, désormais une sorte de taupe. Évidemment qu’il savait ce que sa mère voulait pour lui, cela ne voulait pas dire qu’Abel y était en accord en totalité, mais la rancœur qu’il avait face à Abigaël l’avait forcé, si ce n’est poussé gentiment vers cette idée de réclamer sa part de la couronne. Mais ce n’était pas prêt d’arriver dans le fond… Il le savait Abel qu’il n’avait pas forcément envie de ce genre de responsabilité, mais c’était voilé par l’ambition que Valentina apportait à ses épaules.

Pourtant, cette sensation de liberté qu’il avait lorsqu’il foulait le sol de cette forêt sur quatre pattes. Bien plus léger qu’avec sa carrure humaine, Abel aimait se frotter à la nature et aux bienfaits que cela apporte. Alors, il se promenait depuis de longues heures ici et là. Un lynx aux belles couleurs, au regard malicieux, mais il restait caché des quelques sorciers qu’il avait pu croiser sur la route. Grognant contre quelques petits animaux, montant dans un arbre pour se poser ici et là et observer la tranquillité et l’automne qui avançait à vue de nez sur les feuilles des arbres, bien que les cimes des sapins restaient tout aussi vertes que l’herbe. Cependant, il chute lourdement sur le sol en tentant de redescendre. Au moins, c’était fait, se dit-il intérieurement, mais il étouffe un grognement. Il avait mal à la patte gauche, l’arrière. C’était bien sa veine de se blesser de la sorte. Pourtant, il voulait attendre d’être de nouveau dans les alentours de son habitation avant de reprendre sa forme humaine. Pourtant, il n’est pas sans sentir le sang de sa patte glisser le long de son pelage. Jusqu’à s’allonger contre un tronc d’arbre en miaulant à qui veut bien l’entendre et ferme les yeux. C’est tous les souvenirs qu’il a finalement de cette fin d’après-midi à Pré-Au-Lard. Belle vie Abel, belle vie.

La nuit est déjà tombée quand Abel ouvre de nouveau les yeux. Il a mal au crâne et finalement c’était bien fait pour lui. Vivement, il remarque qu’il a retrouvé ses mains et ses pieds normaux. La blessure qu’il avait semblé plus ou moins résorbée, mais elle est bandée. Du moins, elle avait dû l’être alors qu’il était sous forme animale. Puisque le bandage partait littéralement dans tous les sens. Et puis il n’y avait pas tant de bande que ça autour de sa cuisse. Si le Velrose avait froid, il cherchait de quoi se couvrir. Car la transformation ne faisait certes plus mal depuis qu’il savait maitriser le tout, mais il avait déjà eu tant d’inconvenances avec ses transformations qu’il avait arrêté de porter quoi que ce soit lors de ses aventures félines. Il se colle contre le plancher froid de la chambre où il se trouve, alors que du bruit provient de sous la porte, il semblait y avoir du monde dans la maison, mais Abel n’écoutait pas ce qui pouvait se dire dans ce qui semblait être une salle à manger au bout du couloir. Ou de deux couloirs après tout. Quand il arrive enfin à se mettre sur les coudes pour regarder où il est. Une chambre d’apparence neutre, bien que fortement féminine. C’était peu dire que cela pouvait être féminin. C’était bien sa veine de se retrouver coincé chez quelqu’un dans une tenue incommodante et refusant de se changer de nouveau en lynx pour la simple et bonne raison que ça pourrait de nouveau le blesser. Il regarde les murs blancs, la literie remplie de roses fleuries à la fragrance odorante et au tissu qui semblent tout aussi chers les uns que les autres. Puis soudain, il saute sur ses jambes, ne manquant pas de se faire plus de mal qu’il n’en avait déjà. En parlant de fille, c’était aujourd’hui qu’il devait rencontrer Roseline, en début de soirée ou fin d’après-midi près des Trois Balais. « Merde merde merde… » C’est tout ce qu’il trouve à souffler en cherchant de quoi écrire, ou bien de quoi laisser un mot et l’envoyer à la Rosier pour s’excuser de son absence. Elle qui semblait si douce de ses mots devait d’être extrêmement déçue. Il cogite jusqu’à ce que le bruit le fasse relever les yeux sur la fenêtre afin qu’il y reconnaisse directement le hibou sur le rebord. Des yeux jaunes comme ça, c’était forcément… « Arold ?! » Ce hibou était loin d’être stupide. Et Abel aussi. Arold avait deux destinations, chez lui et chez les Rosiers. Alors, déduire où il se trouvait en plus de penser qu’il était une créature magique cette après-midi. C’était facile dans le fond. Cependant, il va aussi vite qu’il peut dans le lit qui pourrait appartenir comme à Roseline, comme à sa colocataire pour y dénicher un plaid. Et l’enrouler autour de ses hanches, se mettant derrière la porte, jusqu’à ce qu’elle s’ouvre sur une demoiselle. Il aurait peur de la faire paniquée s’il s’agissait de Roseline, à cause de sa maladie. Pourtant, il fait le tour de ses épaules en plaquant une main sur sa bouche pour l’empêcher de crier. Ajoutant tout aussi rapidement. « Ohooh ! On se calme, le lynx, vous voyez ! Eh bien voilà, j’ai pas besoin de vous faire de dessin ! Alors, calmez-vous ! » C’était déjà assez gênant comme ça.


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MessageSujet: Re: (Rosabel) An Unexpected Journey Mar 24 Juil - 2:59


   
An unexpected journey
Voyez-vous, un parfum éveille la pensée. Repliez, belle enfant par l'aube caressée, Cet éventail ailé, pourpre, or et vermillon, Qui tremble dans vos mains comme un grand papillon.

La journée devait être belle. Il était rare pour moi d’avoir des sorties et des imprévus, surtout quand il s’agissait d’entrevues pour lesquelles j’exposais une impatience heureuse. L’idée de rencontrer quelqu’un avec qui j’avais échangé des lettres si joyeuses et curieuses me causait un stress à la fois douloureux et doucereux. Je ne savais pas quelle idée me faire de la personne d’Abel, piégé entre ma vision de ces deux cousins. Devais-Je m’en faire tout un portrait, imagé à ma seule vision, ou le laisser venir comme il était, une fois notre rencontre débutée ? J’eus l’impression de m’imaginer des situations futiles, comme le ferait une petite fille en quête de rêves, de contes et de princes. Or, Sigil ayant la main-mise sur ma vie sentimentale, il y a longtemps que je ne m’imaginais pas me faire plus qu’un ami. De même comme je ne m’imaginais jamais être mariée, ni mère, ni vivre longtemps. Aussi aurais-je dû profiter de la vie plus tôt ? C’était un peu compliqué. Dans tous les cas, le but était de profiter de cette journée. Je passai une bonne partie de la matinée à traîner devant ma coiffeuse, anxieuse de mon apparence et de l’image que je renvoyais. Je me souvins des échanges de lettres, sur le côté snob et mal habillée. Mais après tout, pourquoi en faire tout un plat là où il me suffisait d’être naturelle ? Ce n’était qu’un dîner, pas un rendez-vous. Enfin… oui ? Paniquée, je laissai tomber ma brosse maladroitement. Hors de question de trop me pomponner, cela attiserait les soupçons de Sigil.

Je préférais alors sortir dans l’après-midi pour feindre une journée entre femmes, m’étant servie d’Espérance comme d’un alibi, lui ayant demandé de me couvrir auprès de mon frère trop curieux s’il venait à se demander où j’étais. Elle avait été moqueuse, mais je savais qu’elle me couvrirait. Je pouvais ainsi profiter de cette sortie pour acheter de nouvelles herbes et plantes utiles aux potions d’Uriel avant de profiter d’un repas avec Abel. Il me prit aussi de m’aventurer dans les forêts près de Pré-au-Lars, à la recherche d’herbes plus sauvages et toute autre chose utile pour plus de potions ou des onguents. Qu’elle ne fut pas ma surprise de tomber sur un pauvre félin qui jonchait le sol, une patte visiblement blessée. Je m’approchais doucement de la grosse boule de poils, vérifiant qu’elle n’était pas agressive. Mais la pauvre bête semblait inconsciente, sans doute suite à une mauvaise chute. Je soupirai, ayant moi-même mal au cœur pour ce lynx. Je m’accroupis près de lui, passant les doigts dans sa fourrure chaude. Il était bel et bien vivant, mais en mauvais point. Je passai les doigts sur la patte blessée, prenant l’ampleur des dégâts. Rien de bien trop grave, mais je ne pouvais pas le laisser là, même s’il était assez rare de voir ces bêtes errer dans les parages. Sans doute un isolé de la guerre, dont l’habitat naturel avait été perturbé par les combats. Si je n’avais pas le cœur plus accroché du malheur des autres -ironiquement- j’aurais pu pleurer de mes propres suppositions.

Je me relevai, sortant ma baguette pour faire doucement léviter le lynx blessé, prenant autant de précaution que possible. Le voyage fut des plus étranges jusqu’à la maison. Les habitants de Pré-au-Lard me dévisagèrent, se demandant si l’imbécile heureuse du village n’avait pas perdu l’esprit finalement. Je n’en fus pas plus outrée ni intéressée que ça, m’a seule lubie étant de soigner cet animal pour lui laisser une chance de survie. Une fois rentrée, je faisais l’éviter le lynx jusqu’à ma chambre, m’occupant de poser coussin et couvertures au sol, près de mon lit pour l’y déposer. Je descendis à la cuisine, déposant toutes mes courses sur le plan de travail pour fouiller dans mon armoire à potions déjà toutes faites. Combien de fois avais-je dû donner une potion à Uriel pour reconstituer ses os ? Quel imbécile ! Mais je l’adorais tout de même, malgré son petit problème. Je montais potions et alcools,  bandages et nourriture, pour enfin m’occuper de l’animal blessé. Qu’il dorme était une bonne chose, je pouvais ainsi faire mon office tranquillement, sans avoir peur de me faire mordre. Je faisais gober la potion à l’animal du mieux possible, nettoyais la plaie et bandait soigneusement la patte, ne laissant rien au hasard. Cela lui prendrait peut-être deux ou trois jours de convalescence, mais le travail était bien fait. Je me félicitais d’avoir été si assidue dans mon travail de soins des créatures magiques. Je caressai encore la fourrure du lynx, me voulant rassurante et porteuse de bonnes ondes.

Mais l’heure tournait et il me fallait rejoindre Abel. Aussi, je prévenai Sigil que la créature était dans ma chambre et qu’il ne fallait absolument pas la déranger, sous peine de me fâcher. Je quittai donc le manoir pour filer à pas levé vers Pré-au-Lard, attendant l’objet de mon rendez-vous. Attendant. Encore et encore. Interminablement. Je voyais les gens aller et venir, me lançant quelques regards curieux parfois. L’attente se révéla douloureuse. Je me mis à me demander si je n’étais pas arrivée trop tôt, si je m’étais trompée de lieu. Je me mis à tourner en rond comme une âme en peine. Je revins du côté du point de rendez-vous,complètement perdue, et blessée. Je n’aurais jamais cru pouvoir être vexée à ce point. Aussi décidai-Je de rentrer au manoir, mes espoirs de passer une belle journée complètement brisés. Je reniflai, me frottai les joues, finissant en larmes sur le palier. Je rentrai sans même chercher mon frère des yeux pour esquiver une possible discussion gênante. Je passai la porte de ma chambre quand soudain je sentis un bras puis une main m’agripper. La peur qui me prit à cet instant fit faire des bonds à mon cœur et je le sentais cogner douloureusement contre ma poitrine, les mains tremblantes.

Je ne sus trop quoi penser quand je l’entendis parler du lynx, et du reste, jetant des regards suffoqués en direction d’Arold, qui aurait été prié d’envoyer une lettre incendiaire à un énième idiot de Velrose. Je tentais de me calmer, de rationaliser. Abigaël était bien un animagus alors pourquoi pas un autre sorcier. J’agitais une main, comme pour lui dire de me lâcher, ce qu’il finit par faire. Je m’écartais aussitôt, le dos calé contre mon armoire, pour le dévisager, sans trop savoir quoi dire, encore secouée. Puis je rougis en le voyant à peine couvert, détournant le regard aussitôt, priant pour que Sigil daigne rester dans son coin, où qu’il soit. J’observais les bandages pendant de sa jambe droite, la plaie presque refermée et sa jambe qu’il n’osait pas trop poser. Cela faisait sens et je ne pouvais lui donner tord, tout comme il avait été inconscient tout le long du voyage et des soins que je lui avais donnés. Seulement il avait quelque chose de familier. Un air typique du bon ami de Sigil, avec ses yeux et ses cheveux bien noirs. Se pouvait-il…? J’eus comme un hoquet de surprise, plus gênée encore. « Abel...?! »

Je manquais de tourner de l’œil, préférant m’asseoir pour digérer l’information. « C’est pour ça que tu n’es pas venu au rendez-vous ! Oh comme j’aurais voulu t’en vouloir, si j’avais pu car tu l’aurais complètement mérité mais oh… » J’eus un vertige et je soupirai.  Il ne pouvait véritablement pas rester ici, pour éviter que Sigil ne tombe dessus, mais comment l’envoyer à Sainte-Viviane ? J’avais l’impression de m’être embourbée dans une situation désespérée. Et cette rencontre n’était pas vraiment comme je l’avais imaginé ! « Pitié, assis-toi, ou couche-toi , ta blessure ne guérira pas si tu restes debout comme ça ! Ça peut prendre encore deux ou trois jours pour que l’os se structure correctement. Tu as la patte, enfin la jambe cassée, alors fais moi le plaisir de te tenir tranquille pendant que je trouve une solution ! Oh, quelle misère, qu’est-ce que je vais faire...! »
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MessageSujet: Re: (Rosabel) An Unexpected Journey Mer 12 Sep - 0:31

Ça semblait tomber sous le sens, même une comedia del arte n’était pas aussi triste à voir que la scène qui se déroulait. Abel n’avait aucune idée de qui ça pouvait être, ou bien de qui ça n’était pas. Il priait encore pour que ce soit cette jeune femme avec laquelle il correspondait depuis son arrivée en Angleterre. Elle eut un geste de la main, l’invitant à la lâcher. Ce que l’italien fit sans demander son reste. En vérité, ce n’était pas dans son genre de kidnapper les jeunes filles, mais si elle avait crié, il serait sans aucun doute déjà mort à cause de l’homme qui devait vivre ici. Du moins avec ce qu’avait écrit Roseline, c’était ce qui devrait se passer s’il était découvert. Merlin qu’est-ce qu’il avait fait. « Abel...?! » Il eut un petit sourire gêné finalement. Se permettant d’observer la demoiselle, le dos contre l’armoire, rougissante au possible, c’était certain. Abel. Oui, bien que dans l’idée, il aurait bien voulu que ce soit un autre Velrose qui prenne sa place afin d’éviter la gêne qui le prenait. C’était sans queue ni tête. Mais depuis son arrivée en Angleterre, puis en Écosse, tout était différent en vérité. Pourtant, il aurait bien voulu l’aider à tenir debout vu ses réactions, mais il était complètement glacé par la gêne et par le froid mordant de sa peau. Il aurait presque été reconnaissant si elle arrivait à prendre ne serait-ce qu’un boxer et une chemise, sans doute trop grande pour lui, mais rien que ça, ça lui enlèverait une belle épine du pied. « C’est pour ça que tu n’es pas venu au rendez-vous ! Oh comme j’aurais voulu t’en vouloir, si j’avais pu, car tu l’aurais complètement mérité, mais oh… » Il baisse les yeux au sol. Il était évidemment désolé de ne pas y avoir été, mais dans les faits, il ne se souvenait presque plus de ce qui s’était passé. En fait, il se souvenait avoir été en promenade sous sa forme d’animaux. Et après plus grand-chose. Il l’observe tout de même du coin de l’œil après son soupire.

Elle est assise, mais lui encore debout, à côté de la porte fermée. « Pitié, assis toi, ou couche-toi, ta blessure ne guérira pas si tu restes debout comme ça ! Ça peut prendre encore deux ou trois jours pour que l’os se structure correctement. Tu as la patte, enfin la jambe cassée, alors fais-moi le plaisir de te tenir tranquille pendant que je trouve une solution ! Oh, quelle misère, qu’est-ce que je vais faire ! » La blessure. Il l’avait presque oubliée celle-là. Il tente de frôler le mur le plus possible. Cherchant par la suite d’autres couvertures sur le lit afin de se couvrir. Irrité, mais pas moins satisfait. C’était Roseline à n’en plus douté. Et elle était mignonne avec son petit air perdu et ses cheveux blonds comme les blés. Une jolie femme, qui avait une jolie plume en plus de ça. Quand il est totalement couvert de satin blanc et rose. Il lâche un faible. « Je suis désolé. » Rare qu’il en dise, mais, c’était le cas. Il s’était blessé, il n’avait pas été au rendez-vous, mais finalement il était là. « Après… Si tu arrives à avoir quelques vêtements, on attend que tout le monde dorme et je file d’ici jusqu’à Sainte Viviane ? » Plan qui prendrait du temps. Mais au moins… « Au moins, même si c’est un peu cocasse… Même si je risque de me faire égorgé par… je ne sais plus son nom… Ça pourrait rattraper le rendez-vous loupé ? » Il tente d’être gentil, même si on sent bien qu’il est gêné dans sa voix. C’est vraiment étrange d’être dans ce genre de situation. En général… Enfin d’habitude, c’était différent. Finalement. « Merci de m’avoir soigné. » Il n’était pas doué avec les remerciements, véritablement, c’était toujours un peu confus, mais au moins, s’il souffrait, il savait qu’il était entre de bonnes mains.


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MessageSujet: Re: (Rosabel) An Unexpected Journey Mer 12 Sep - 17:03


 
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Voyez-vous, un parfum éveille la pensée. Repliez, belle enfant par l'aube caressée, Cet éventail ailé, pourpre, or et vermillon, Qui tremble dans vos mains comme un grand papillon.
J'essayais de trouver une solution, mais c'était assez compliqué. Il s'excusait, mais je ne pouvais pas lui en vouloir, après tout, ce n'était pas tellement sa faute. Abigaël lui-même s'était déjà blessé durant certains de ses vols et personne ne lui avait fait de scandale. Pourtant, le plus gênant ici, c'était bien de voir Abel à moitié nu, enroulant maladroitement un drap autour de ses hanches pour cacher... le plus important. Je me mordais la lèvre. Bien sûr qu'il était beau, et bien sûr que c'était tentant ! Vierge certes, mais pas sainte nitouche, par Merlin ! Je rougis lorsqu'il me remercie. C'était naturel après tout, même si soigner un animal et une personne n'était pas vraiment la même chose... « Des vêtements, oui, bien sûr... » Il fallait donc fouiller l'armoire de Sigil, une bonne chose que je faisais la lessive moi-même et rangeais ses affaires. Le plus compliqué était encore d'aller jusqu'à sa chambre, mais il ne semblait pas dans le manoir ce soir. « Donne-moi juste une minute. » Je sortais de la chambre, tombant nez-à-nez avec Alecia. Nouveau coup de pression. Je balbutiai des choses incompréhensibles et elle me dévisagea, jetant un coup d'oeil derrière par la porte entrouverte, voyant bien qu'il y avait un garçon dans la chambre. Son expression passa de la surprise à l'hilarité en moins d'une demie-seconde. Elle passa à côté de moi et remonta le couloir jusqu'à ma chambre, passant la tête par l'embrasure de la porte. « JE LE SAVAIS ! » lâcha-t-elle, tout joyeusement avant de repasser dans le couloir pour me sourire. « Mignon en plus, il a des airs sur Abigaël non ? Encore une tête de Velrose. » J'étais rouge, morte de honte. Cette fille était trop perspicace pour son propre bien, et je ne savais pas quoi dire. « Ale, je t'en prie ! Ne dis rien à Sigil ce n'est pas ce que tu crois ! Je n'ai pas le temps de t'expliquer, j'ai juste besoin d'aller chercher des vêtements pour lui dans la chambre de Sigil. » Alecia accusa d'un rire franc. « Mon dieu tu lui as arraché ses vêtements... D'accord, d'accord, je ne dirai rien ! Si tu veux garder la maison ce soir je peux toujours emmener ton frère sortir en ville. Il ne me dira pas non, il aime faire la fête. » Je savais qu'il était facile de lui faire confiance, jamais elle ne me trahirait et c'était aussi une des raisons d'apprécier Alecia. Mais elle ne put s'empêcher de repasser la tête par la chambre. « Protégez-vous et fais ça bien, je t'ai à l'oeil le Velrose ! » Dans un nouveau rire elle se dirigea vers le salon, guettant l'arrivée de Sigil.

Je soupirai, avant d'aller chercher ce qu'il me fallait. Au moins pour ça, c'était rapide. Je revins dans la chambre et ferma la porte d'un coup de baguette, soulagée de ne plus croiser personne dans cette maison. Je donnais les vêtements à Abel et restai le dos contre la porte, un instant, avant de réaliser, face à son regard sans doute à la fois déconfi et amusé. « Oh, bien sûr, pardon ! Quelle idiote... » murmurai-je en lui tournant le dos, la main contre les yeux pour ne rien regarder. « Si tu veux mon avis, on a un peu sauté les étapes, concernant ces rendez-vous... On ne se montre pas nu à une jeune femme dès le premier. » J'eus envie de rire, si ce n'était ma gêne. J'attendais qu'il ait au moins enfilé un bas et son pantalon avant de me retourner. « Attends avant de mettre cette chemise, il faut que je nettoie la plaie. Je ne voudrais pas que ça s'infecte avant que l'on aille à Sainte Viviane. » Je pris de nouveau potions et autres lotions et linges stérilisés, le laissant s'asseoir sur le lit. Je le regardai à peine, rougissant de plus belle à chaque regard échangé. Je me pinçai les lèvres, devant rester impérativement calme. Je retirai les bandages, et observai la plaie que l'os avait formé de l'intérieur. Mon travail avait été plutôt bien fait, au niveau de la hanche. Pour l'os, c'était une autre affaire, je ne pouvais le ressouder avec ce que j'avais à la maison. « Quel idiot tu fais... Te blesser juste pour sauter les étapes et venir directement dans ma chambre. Roméo n'a pas fait mieux, dans son genre. Mais disons que c'est réussi. »
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MessageSujet: Re: (Rosabel) An Unexpected Journey Lun 24 Sep - 23:32

« Des vêtements, oui, bien sûr... » Ça semblait tomber sous le sens, en vérité, Abel n’était pas réellement à l’aise, mais il fallait bien que l’un des deux fasse semblant de l’être afin d’apaiser la situation. Enfin, il espérait le faire pour qu’elle se détende un peu. C’était véritablement irritant de savoir qu’il avait foiré comme ça. En fait, c’était un échec pour lui et il espérait que ça ne sorte pas de cette chambre. Il voulait bien croire, mais s’il connaissait la douceur des mots de Roseline, il ne doutait pas de sa capacité à garder un secret, mais il y a divers moyens de délirer des langues. « Donne-moi juste une minute. » Il ne répond rien, la laissant sortir de la chambre figée par la personne avec qui elle tombe en face à face. Abel n’est pas dupe, il sait bien qu’il est vu, il n’a pas besoin de dessin finalement pour savoir qu’il allait passer un sale quart d’heure. Il ne fallut que quelques minutes pour voir la tête, tout aussi blonde passer la tête dans la chambre, il fait juste un signe le Velrose, quand cette personne, sort avec gloire. « JE LE SAVAIS ! » Puis il y a beaucoup d’hilarité qui se dégage de la scène qu’il entend plus qu’il ne la voit. Au moins, ça faisait rire quelqu’un, même si ce n’était pas lui cette fois. « Protégez-vous et fais ça bien, je t'ai à l'oeil le Velrose ! » Il soupire ajoutant un bref. « Chi minchia vuoi ? » Italien, vulgaire, mais pas pour autant capable de tout traduire dans un anglais parfait à cette heure. Puis tout sembla bien plus calme.

Combien de temps il fallut à Roseline pour aller chercher des vêtements ? Quelques minutes tout au plus. Elle lui tendit, alors qu’il sourit timidement pour la remercier du mal qu’elle se donnait pour lui. Finalement, il fallut du temps à l’italien pour lui faire comprendre qu’elle devait se retourner pour qu’il se change. « Oh, bien sûr, pardon ! Quelle idiote... » De dos, elle ajoute simplement alors qu’il enfile le caleçon. « Si tu veux mon avis, on a un peu sauté les étapes, concernant ces rendez-vous... On ne se montre pas nu à une jeune femme dès le premier. » Il aurait voulu ricaner, mais n’arrive qu’à dire simplement. « Oh ça, c’est ce qu’on dit dans les romans à l’eau de rose. Également, car il fait froid dans votre pays. » Sous-entendez qu’en Italie, il faisait bien trop chaud pour rester habillé du matin au soir en général. Mais à peine eu-t-il fini de mettre le pantalon qu’elle se retourne ajoutant. « Attends avant de mettre cette chemise, il faut que je nettoie la plaie. Je ne voudrais pas que ça s'infecte avant que l'on aille à Sainte Viviane. » Ça coulait de source alors qu’il lâche le bout de tissu sur le lit pour y reprendre place. C’était agréable d’avoir une jolie demoiselle qui vous soignait. Mais assez gênant tout de même alors qu’elle rougissait et qu’il grimaçait alors qu’elle passait diverses potions désinfectantes sur la plaie. « Quel idiot tu fais ! Te blesser juste pour sauter les étapes et venir directement dans ma chambre. Roméo n'a pas fait mieux, dans son genre. Mais disons que c'est réussi. » Il sourit en coin, posant sa main sur celle de la petite Rosier pour l’inciter à arrêter. « Roméo meurt à la fin, ce n’est pas mon cas puisque j’ai une belle âme charitable pour me soigner dès que je me blesse à croire non ? » Il a un clin d’œil en sa direction. « Et puis, hormis cette fille, qui croit que nous avons sauté des étapes ? Toi ? » Il grimace de douleur. Cette blessure était-elle vraiment béguine ?


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MessageSujet: Re: (Rosabel) An Unexpected Journey Mer 26 Sep - 12:27


 
An unexpected journey
Voyez-vous, un parfum éveille la pensée. Repliez, belle enfant par l'aube caressée, Cet éventail ailé, pourpre, or et vermillon, Qui tremble dans vos mains comme un grand papillon.
Pauvre Abel, et pauvre de moi. Les mauvaises habitudes et la curiosité maladive de Sigil avaient déteint sur Alecia, à en croire ce qu’elle avait bien pu dire, qui nous mettait encore plus mal à l’aise avec mon invité surprise. Mais elle ne dirait rien, elle avait eu assez de mauvaises expériences en amour pour concevoir de laisser les autres tranquilles dans leurs propres affres. Puis les Velrose avaient bonne réputation, j’avais au moins ça pour assurer ma tranquillité. Dans son genre, il avait tout d’un Roméo ; Italien, beau garçon, téméraire dans son genre, et fréquentant une jeune fille sans aval de sa famille. Quelle ironie c’était de savoir que nous étions là, ensemble, dans ma chambre, sans que ni l’un ni l’une ne sache. Du moins, si Sigil l’apprenait, la nouvelle ne ferait qu’un tour jusqu’aux oreilles de Lysandre. Ceux-là étaient deux faces d’une même plaie, incapables de me laisser, de temps en temps, prendre des décisions bien à moi. Une fois encore, et comme pour Uriel, je devais faire mes coups en douce… Il fallait ruser dans cette famille pour exister, même si en soit, chacun prenait soin de moi, à sa façon. Si seulement Sigil pouvait s’occuper de ses affaires avec Blondie, il n’y avait que ces idiots pour ne rien remarquer et ne rien se dire. Aussi, nettoyant la plaie d’Abel, je me mordais la lèvre. J’avais bien fait mon travail, mais ça ne suffirait peut-être pas. Je comprenais à présent les tourments de Sixtine ; Les garçons Velrose étaient de vrais nids à problèmes. Alors pourquoi trouvais-je cela si séduisant ? Bien sûr que je ne le laisserais pas tomber. « Bien sûr que tu ne finiras pas comme Roméo. » murmurai-je, mi inquiète mi agacée. « Ce n’est pas mon genre de laisser tomber les autres, même si je ne peux pas faire grand-chose… ». Oui, j’espérais enfin trouver une utilité à tout ce petit groupe qui grandissait de jours en jours.

Je relevai le nez quand il parla d’Alecia. « Alecia n’est pas méchante, elle veut juste s’assurer que tu n’en profites pas, j’imagine. » Je souris, rougissante, me trouvant des airs faussement provoquants. « Je reste sur les faits… Tu aurais dû effectivement attendre au moins deux siècles avant d’entrer ici, selon mon frère. » Je pinçai le nez. Deux siècles, et encore… « Mais moi ça ne me dérange pas. Ce n’est pas comme ça que j’imaginais notre rencontre mais… Ca a quelque chose d’excitant. Je suis contente que tu sois là. » Je l’étais réellement. Qu’aurais-pu dire dans une rencontre ordinaire ? Oui bonjour, Roseline c’est moi ! Ton hibou va bien ? Non je ne bois pas de thé… Et le silence. Cette entrevue avait au moins le mérite d’être originale. Comme il semblait souffrir, je retirai la main de sa plaie. « Pardon… Désolée… ! Hmm… On ne va pas devoir traîner… Un vrai médicomage fera un meilleur travail que moi. » Je me relevai donc, le laissant finir de s’habiller. Comment aller jusqu’à Sainte Viviane sans se faire remarquer ? Je ne pouvais lui demander de transplaner dans son état et moi je ne savais pas… Si vous n’avez jamais vu Alecia prendre de portoloin, c’est à mourir de rire, mais elle au moins savait se déplacer sans avoir besoin de personne. Je regardai mon reflet dans la coiffeuse près du lit, sourcils froncés de frustration. « Tant pis si on nous voit, les gens pourront bien ragoter, je m’en fiche. » Je préférais encore qu’on raconte que la fille Rosier s’était enfin dévergondée avec un inconnu au pays plutôt que de le laisser dans cet état-là. « Je t’accompagne alors. On va y aller doucement… »

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MessageSujet: Re: (Rosabel) An Unexpected Journey Lun 22 Oct - 16:06

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(Rosabel) An Unexpected Journey

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