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(SIXTGAËL) Imagine

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MessageSujet: (SIXTGAËL) Imagine Mer 9 Mai - 1:03

Elle s’arrête seulement parce que le hibou vient se poser sur la fenêtre ouverte. Dans le fond, elle n’est pas plus en peine de s’arrêter puisque le parquet était terminé dans la première chambre et le couloir. Quelques choses d’assez élégant qui avait une sorte de charme à la française et puis des meubles pouvaient désormais attendre couvert de draps blancs dans la pièce, tout comme un lit de fortune qu’elle n’avait pas refait et des affaires pendues à gauche à droite. C’est de toute façon grâce à un de ses internes qu’elle pouvait se laver et faire quelques lessives. Sinon, elle vivait dans la précarité la plus totale à cause des travaux qui prenaient un temps monstre. La guerre n’épargnait pas son temps et elle ne prenait qu’un peu de temps pour elle lors d’un jour off ou d’une ou deux soirées. Et c’était pour poser du parquet, peindre ou poncer les murs. Elle n’avait donc pas forcément l’avancé espérée pour ses travaux d’aménagement, bien qu’un vieux voltaire trainait à côté d’une pile de livre et que le bureau était rempli d’essais sur son livre médical en cours de rédaction. De recherches de sorts ou de potions, brèves, cette première chambre finie était déjà pleine de ses affaires, une sorte de cocon de fortune qu’elle aimait malgré tout. Elle en oubliait presque la fortune française, elle en oubliait presque le confort dans lequel elle avait grandi. Mais un torchon dans la poche gauche, elle sourit en posant la dernière latte, une bouteille d’eau vient trouver son visage, alors que la vendeuse de chez Zanko frappe à sa porte pour savoir si elle a besoin d’aide dans quelque chose. Évidemment, elle n’avait pas besoin de quelque chose, c’était simple, elle préférait compter sur elle-même. Mais cette fois, c’était autre chose il restait la salle d’eau, la cuisine où poser la céramique, et la salle de séjour et deux chambres pour le parquet. Un travail monstre si compter que les plus grandes parties des peintures étaient déjà en place et les fenêtres changées en plus des cloisons finalisées. Sixtine se promène dans cet espace relativement vide où trônaient des tuyaux et des fils électriques ici et là. Relativement fière de faire tout de ses mains même si elle devrait attendre encore un an avant de pouvoir y vivre décemment.

Elle relève ses cheveux en une petite queue de cheval haute, un débardeur blanc et un jean qui remontait sur ses chevilles. Elle tourne une nouvelle fois dans cette maison, de la peinture sur la joue et les mains couverte de poussière. Elle se retourne encore vers la porte d’entrée ouverte sur un homme qu’elle reconnait rapidement. César est là sur le pas de la porte, un air de dégoût sur le visage, lui qui est si bien vêtu. Elle met ses mains sur les hanches, un air désapprobateur sur le visage et les sourcils froncés. « Qu’est-ce que tu fais ici ? » Il ne répondit pas grand-chose, à son grand étonnement, César aurait dû se trouver en France et pas en Angleterre. Il lui répond quelque chose qui ne plait pas du tout à la française qui jure fortement. Un français fort peu chantant pour une fille de la bourgeoisie. Cependant, il n’en reste pas là, foulant l’espace comme elle venait de le faire il y a quelques minutes. « Où sont les elfes qui pourraient le faire pour toi ? » « Il n’y a pas d’esclaves chez moi. Sors d’ici, je ne t’ai pas invité que je sache. » Conversation de sourd en français malheureusement, aucun des deux ne voulait entendre l’autre jusqu’à ce que le ton monte et qu’ils s’approchent dangereusement l’un de l’autre. Elle n’est qu’à un mètre de lui, le buste penché vers l’avant et lui vers l’arrière pour éviter la colère de la Prince qui argumente encore et toujours qu’elle ne sait pas ce qu’il fout ici et qu’il aurait dû être en France pour s’occuper des affaires de sa putain de famille et pas des siennes, jusqu’à ce qu’il ajoute fièrement, sans aucune honte de gentillesse. « Mais tu fais partie de la famille Sixt’ maintenant, tu le sais bien, j’ai la bague dans la poche. » « Va te faire foutre avec ta bague, je n’en veux pas et n’en voudrais jamais ! » Elle ne remarque même pas la vendeuse de Zanko et la personne qu’elle avait invitée quelques jours plutôt à venir l’aider pour un coup de main. Elle se doutait bien de la rage qui devait le prendre si elle se fiait aux allusions non masquées lors de sa dernière visite à Sainte Viviane.

Cependant, dans un geste qui se voulait le faire dégager, elle touche du bout des doigts le coup de son fiancé forcé. S’arrêtant net à cause de cette vision qui la prend. Le sang et le feu, alors que les cheveux roux de César son couvert de sang. Possiblement son sang, mais dans un Pré-Au-Lard du futur sans neige, où l’été semblé avoir repris ses droits. Elle rouvre les yeux suite au flash qui a dû durer une poignée de seconde, mais le De Montmorency aux sourcils froncés, quand il murmure, toujours dans un anglais froid. « Qu’as-tu vu ? » Elle n’avait rien vu. « Je n’ai rien vu, tu délires ! » Elle refusait de parler de ses visions Sixtine. Elle refusait d’en parler. Pourtant, il l’empoigne par le poignet, couvert d’un bracelet. Elle panique assez rapidement, lâchant d’une traite. « L’été, le sang, la guerre, la mort. Quoi d’autre bordel ? César ! La mort je ne vois que ça ! » Elle baisse les yeux. Il a une grimace de dégout. Il sait bien que c’est possiblement sa mort qu’il a vue. Elle voudrait que ce soit sa mort, mais ce n’était pas lui qu’il y avait au sol, c’était d’autres personnes qu’elle ne connaissait pas encore. Et elle avait si peur de ne rien pouvoir faire. Elle tremble clairement, pour qu’il la lâche. Mais il ne le fait toujours pas. Elle soupire et dégage son bras. Il la regarde encore une fois de plus, remet ses mains dans ses poches. Finalement, il était satisfait de cette vision du monde puisqu’il n’en demande pas plus. « Maintenant vas-t-en s’il te plait. J’ai du travail. » Elle avait toujours du travail, ici, à Sainte Viviane, chez les Princes pour l’exploitation. C’est presque s’il lui crache dessus, en finissant. « Si c’est pour vivre dans ton trou à rat, vas-y je t’en prie, travaille bien. » Elle est amère, toute son énergie, toute son âme elle la mettait dans ses patients et dans cet appartement. Elle sort sa baguette de l’arrière de la poche et lance un flipendo pour le faire sortir au plus vite. « Dégage ! » Amère, et sèche, elle voit désormais Abigaël en face d’elle, malgré ses yeux clairs, ses iris sont assombris par une rage muette.


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MessageSujet: Re: (SIXTGAËL) Imagine Lun 14 Mai - 21:49


 
Imagine
la douce et piquante Sixtine
Il était indéniable pour Abigaël que pouvoir de nouveau se transformer en aigle royal grâce à son talent d’animagus et braver les cieux était l’une des plus belles choses qu’il pouvait accomplir dans le fin fond de l’Ecosse. Puisqu’il était parfaitement rétabli et sorti de l’hôpital, le jeune homme eut l’impression d’avoir regagner sa liberté aussitôt avait-il pris son envol. Il ne lui avait pas souvent été donné l’occasion de survoler les paysages sauvages des alentours de Poudlard. Ceux-là ne valaient certainement pas le grand canyon aux États-Unis, mais cette solitude animale avait le mérite de le faire réfléchir calmement. Le repas mouvementé chez son ami, ainsi que les solutions apportées par nul autre que Dumbledore, posaient les conditions de la prochaine mission à l’extérieur des aurors, au cœur même de la capitale moldue. Il fallait à tout prix tenter de délivrer le ministre de la magie, dans une possible dernière tentative désespérée. Plus que jamais le gouvernement sorcier avait besoin de cohésion, d’être rassemblé autour d’une même cause, sans passer par le meurtre, la haine ou le jugement. Abigaël le savait mieux que personne. De nombreux nés-moldus avaient souffert de la guerre contre les non-mages. Certains avaient été rejetés par leur famille ou avaient perdu des êtres chers, d’autres encore tentaient le diable pour continuer de prendre des nouvelles des leurs , d’autres encore avaient tout simplement fui le pays pour l’étranger. Abigaël se demandait parfois si les combats des sorciers n’étaient pas menés en vain. Il semblait si facile de sauver sa peau et est tellement plus sensé de penser aussi à ses proches ou à ses enfants plutôt que d’aller risquer sa vie pour sauver une culture en ruines. Après tout que restait-il du monde sorcier en Angleterre aujourd’hui ? Beaucoup pensaient comme ça, à mesure que blessés et morts revenaient des excursions dans les bases militaires moldues. Le corps d’Abigaël en était un bel exemple, tuméfié de cicatrices dont certaines trop récentes peinaient encore à disparaître là où d’autres ne s’effaceraient jamais. Mais Abigaël avait déjà fui ses responsabilités une fois, il était hors de question qu’il recommence.

Suivant les courants aériens, le sang pur piqua vers le village et reprit forme humaine non loin des habitations et de son rendez-vous du jour. Sixtine ne lui avait pas vraiment donné rendez-vous mais l’avait tout de même invité en un sens. Le jeune homme n’avait pas besoin qu’on lui répète deux fois. Il se montrait tellement enjoué à l’idée de la revoir qu’il n’avait pas songé une seule minute que cette entrevue soit une blague. Il était même persuadé que cela lui ferait autant de bien qu’à lui. De plus, un peu de travaux manuels lui feraient le plus grand bien, en occupant ses mains et son esprit. Il foula le pavé jusqu’à la résidence de Sixtine, chantonnant un air guilleret, les mains dans les poches, son air d’imbécile heureux terriblement charmant sur le visage. Seulement en arrivant sur place il n’eut pas la vision d’une jolie blonde heureuse de le recevoir, même s’il n’était pas à incriminer. Un homme qu’il n’avait jamais vu auparavant se tenait sur le palier de la porte, victime des colibris apparemment justifiés de la jeune femme. Lui avait vaguement entendu au loin d’une histoire de mariage, ce qui ne mit pas longtemps à le faire grincer des dents. Le voilà qui était, malgré lui, parti pour se fourrer à nouveau dans une histoire de fiançailles ou de mariage. À peu de chose près qu’elle ne semblait absolument pas convaincue par la remarque maladroite de ce français. Hésitant, Abi ne parut pas vouloir se mêler de la conversation, premièrement car ce n’étaient pas ses affaires, deuxièmement parce qu’il voulait laisser sa pleine indépendance à Sixtine. Mieux valait la laisser gérer, jusqu’à un certain point. Lorsqu’il vit ce gros bourru lui saisir le poignet, un électrochoc percuta les nerfs du métisse et, mâchoire serrée, il fit un pas en avant. Si la petite vendeuse de Zanko ne l’avait pas retenu par le bras, son poing se serait déjà écrasé dans la petite dentition de ce bellâtre. Abigaël en était le premier surpris, passé le coup de sang, il réalisa que la dernière fois qu’il s’était emporté ainsi, c’était pour l’une de ses petites amies, ou de ses protégées. Le temps avait assez bien fait son office pour que cela ne soit pas qu’une pauvre amourette de passage. Incapable de mettre des mots sur ses sentiments, Abi savait pourtant pertinemment que, sans même le connaître, ce type était un grand danger pour Sixtine.

Seulement, un détail lui fit hausser un sourcil. Elle avait vu quelque chose ? En été ? Tout se bouscula plus ou moins dans sa tête. Il était vrai que par moments, elle avait un comportement étrange, un peu froid avec les gens, et distant, à la fois professionnel, compatissant, mais presque désespéré. Pourtant comment pouvait-il penser qu’elle serait… Voyante ? Cela semblait à la fois extraordinaire et complètement farfelu. Néanmoins, ce « César » ne semblait toujours pas enclin à la lâcher. Un nouveau pas encore, mais Sixtine s’en détacha sans mal en l’envoyant valser dans les roses. C’est qu’elle avait du mordant, et c’est ce qu’il aimait chez elle. Une rose après tout n’avait pas de magnificence sans piquant. Il soupira en voyant le blanc-bec ahuri qui se retrouvait maintenant nez à nez avec lui. L’air mauvais qui se lisait dans les yeux de Velrose eut suffit à faire douter cet étranger à refaire un pas en avant. Pourtant Abi n’avait jamais eu l’air aussi calme. C’était le genre de colère sourde chez lui dont il fallait le plus se méfier. Pourtant, il se mit à éclater de rire, spontanément, sans trop de raison si ce n’était l’hilarité de l’avoir vu se faire mettre dehors par la médicomage. « Une simple bague et vous la pensez déjà à vos pieds ? Par Merlin, une femme ça ne se séduit pas comme ça, celle-là mord en plus. » dit-il d’un air dédaigneux. « Il y a long du genou plié jusqu’à l'autel. » ajouta-t-il simplement en avançant vers son hôte, comme pour signifier que de forcer son passage ne la ferait pas se marier avec lui. « Bien le bonjour miss Prince, moi je peux entrer ? Ta compagnie vaut bien plus que tous les palaces du monde entier. » lâcha-t-il sur un ton mélodieux. Abi tapota l’épaule de la blonde, l’invitant à se calmer et à rentrer pour discuter à l’intérieur, fermant du même coup la porte au nez de l’imbécile heureux de César. Il supportait assez mal de ne pas avoir pu le mettre dehors lui-même, mais il était néanmoins heureux de constater que Sixt pouvait se défendre seule. « Ma pauvre, une minute sans moi et tu te fais déjà accoster par tous les déchets de la rue. Ça va comme tu veux ? » souffla-t-il en venant passer l’index contre la joue blanche de l’élue non avouée de son cœur.

Le contexte étant ce qu’il était, ils auraient sans doute énormément de choses à discuter, du moins il avait de son côté de nombreuses choses à lui dire, mais il n’attendait rien d’elle qu’elle ne veuille lui dire. « Désolé d’avoir entendu ce qui ne me regardait pas. Je ne te demande rien, pas de comptes, pas d’explications. Pas tant que ça ne vient pas de toi. En revanche, je ne te demande qu’une chose ; si ce type revient t’importuner, laisse moi m’en charger. Il a une sale tête qui ne me revient pas... ». Le genre de type capable de menacer ou de violenter une femme est-il envie de dire. Mais il s’en priva car c’était sans doute de loin la meilleure chose à faire. Il préféra sourire à la blonde, un air rassurant sur le visage, sentant la tension ambiante, avant qu’il ne vienne la prendre dans ses bras. « Je te serre fort avant de me mettre au travail ! ». Un moyen pour lui de la rassurer, de voir si elle allait bien, et pour elle de relâcher la pression qui avait monté d’un cran d’un seul coup. Ils avaient le temps de voir venir, de discuter, de s’expliquer, de travailler, et qui sait.
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MessageSujet: Re: (SIXTGAËL) Imagine Mer 16 Mai - 0:47

Sa poitrine se soulevait à ce rythme irrégulier, elle ne savait pas faire la part des choses. En colère, paniquée de la vision qu’elle venait d’avoir. C’était trop dur de croire qu’il pouvait être là à se pavaner et à insulter l’amour qu’elle mettait chez elle. C’était bien trop à son goût. Ce pour quoi le sort n’était pas des plus tendre, elle ne supportait pas réellement l’intrusion, elle qui n’était pas le moins du monde intrusive. Elle avait trop de leçons de bonne manière et de bienséance pour que cela soit possible. Cependant, en venir aux extrêmes avec César, c’était facile. Tout cela avait toujours été facile même lors de leurs études à Beauxbâtons, il avait toujours eu ce don d’être l’ami exaspérant qui voulait constamment son bien, même un peu violent avec les autres qui la traitait de vélane à cause de ses cheveux blonds et de son regard azur. Mais César était un vieil ami, elle ne pouvait pas s’énerver pour toujours face à lui, elle ne pouvait pas repousser l’échéance que d’annuler les fiançailles construites par sa si royale famille, même si cela allait sans aucun doute nuire à l’excellente réputation des Princes. Mais malgré tout, c’était l’une des rares familles françaises non engagées en politique. Et de par ce mariage arrangé, tout se trouvait bousculé, qui ne comprendrait pas qu’une jeune femme talentueuse refuse de s’allier à un puissant fils noble de France, Ambassadeur de surcroît ? Personne, définitivement personne ne semblait le comprendre hormis Léandre et Louis qui faisaient des pieds et des mains pour qu’elle retourne à Bordeaux, mais aussi qu’elle retrouve son libre arbitre sur ses relations amoureuses. César est et resterait dans la sphère de l’amical, aussi bourru et mal élevé soit-il. Pourtant, Sixtine se fige un instant quand elle voit le rouquin se figer entre elle et Abigaël qui venait de faire son entrée. Baguette toujours à la main, elle ne voudrait pas prendre de parti, elle ne voudrait avoir à choisir entre un ami d’enfance et un… Un quoi d’ailleurs ? La question qu’elle se posait juste maintenant ? Son œuvre d’art vu toutes les coutures qu’elle lui avait faites ? Ou encore un patient un peu collant ? Elle ne savait pas et ça la troublât un instant, au point d’en laisser tomber sa baguette au sol. Elle est pleinement surprise quand il se met à rire.

Cela ne l’empêche pas d’avoir ce petit sourire narquois aux vues des paroles de l’italien sur le seuil de la porte. « Je ne mords pas Velrose. » Lance-t-elle en croisant les bras sous sa poitrine alors que César lui lance une œillade mauvaise. Elle savait au combien il détestait les républiques magiques comme l’était l’Italie ou bien les Amériques. Elle a un fin sourire, quand il s’approche d’elle après ses belles allusions, et le ressent comme un soutien. Cette main sur son épaule lui donne une confiance nouvelle. Cependant, elle avait un mal fou à retrouver son calme Sixtine, malgré tout, elle acquiesçait silencieusement, regardant le roux lui lancer un regard neutre, comme à l’école dans le temps. Quand elle s’insurge, d’un bref. « Mon appartement sera un palace quand il sera fini ! Nom d’un chocogrenouille ! » C’est à ce moment qu’elle ferme la porte sur le français pour se trouver en face à face avec le brun cette fois. Décidément, les hommes c’était une véritable énigme pour elle. Et puis, il n’y avait bien que Louis et Léandre qui savaient lire en elle. Parce qu’ils étaient du même sang sans doute et qu’ils avaient passé leur enfance à courir dans les vignes tous les trois. Mais elle cesse de respirer quand il passe son index sur sa joue en plaisantant sur le fait qu’elle ne ferait rien sans sa protection. Elle n’était pas fragile et d’un geste elle tente de dégager sa main de sa joue. Elle était loin d’être une petite chose fragile quoiqu’on en dise. Ce qui la rendait fragile, c’était cette voyance, rien de plus. Sinon, elle croquerait la vie plus facilement et en profiterait si elle ne devait pas faire preuve de retenue toutes les cinq minutes. Elle qui ne savait déjà pas ce qui se passait entre son corps et cette magie lors d’un acte plus intime, autant dire qu’elle était bien paniquée de touché juste une main, alors plus ? À la bonne heure, elle aurait fait un infarctus bien avant. « Je vais bien, c’est… Il a de toujours été comme ça, j’ai l’habitude. » Être odieux oui, mais pas envers elle, envers les autres oui, mais pas envers elle, ce qui la blessait un petit peu dans le fond…

Elle tente de sourire quand il excuse de ce qu’il a entendu, de cette indiscrétion, et lui demande de l’appeler en cas de nouvelle confrontation entre elle et César. Elle ajoute d’un faible soupire. « C’est mon meilleur ami, il ne fera pas de mal consciemment. » Et elle voulait y croire Sixtine, car il voulait y croire qu’il ne lui ferait pas de mal. C’est sans doute cela qui la poussait à vouloir le défendre face à l’italien alors qu’il venait d’être simplement odieux, mais la vie changeait les gens. C’était un fait amer dont elle faisait la connaissance. Cependant, elle se fige quand il la prend contre lui. Étreinte agréable, elle ne la rend cependant pas. Elle a peur de toucher à nouveau quelqu’un. Elle a bien trop peur d’avoir une autre vision de lui… D’eux ? C’était se faire du mal et souffrir pour en rien en sachant que le sang allait couler d’ici quelques mois… Cependant, quand il la relâche enfin, elle a les yeux ouverts en grand et la bouche à demi ouverte. Elle n’était pas proche des gens de la sorte depuis des années, si bien que ses joues prennent une teinte rosée, avant de mettre ses mains sur ses hanches et de se détourner à moitié, une moue boudeuse. « Et du travail, il y’ en a ne croit pas que je t’ai demandé de venir pour rien. » Elle tente de se reprendre en ajoutant un simple. « Je te fais visiter ? » Ce n’était pas encore tout de suite qu’elle allait parler de ses visons, de César, de son mariage arrangé de la France et de sa famille. Elle presse le pas, en restant dans la grande pièce. Ce tournant sur le sol encore brut. « Séjour, Salle à manger, dans ce coin-là, il y aura la cuisine, je dois juste encore monter le muret et ramoner la cheminée avant de m’en servir d’ici le mois prochain. » Elle passe le couloir, qui avait déjà revêtu son plancher en vieux bois, plusieurs portes leur font face. « Sur la partie gauche la première porte ce sont des toilettes séparées, puis ma chambre. » Elle montre la gauche. « Les autres, la salle de bain, mon bureau puis une seconde chambre. » Pas une chambre d’ami. Peut-être une chambre pour un possible enfant qu’elle adopterait. En bonne chef de chantier, elle retourne dans la grande pièce vide d’accoudant seulement à la cheminée. « C’est un peu compliqué d’estimer ce qui reste à faire, j’ai déjà mis tous les mois de l’été à montrer les murs et faire passer l’eau un peu partout, et l’électricité reste à revoir… Cependant, la faïence et le plancher ça devraient être un jeu d’enfant. » Elle est fière de son œuvre, elle n’est pas une petite enfant pourrie gâtée. C’était ça qui comptait pour elle. Elle sort des gants de sa poche et les met sur ses mains, finalement avant de venir lui pincer l’épaule. « Mais j’imagine que tu es un peu manuel, tu vas pouvoir me dire ce que tu en penses. À moins que tu veuilles du thé, de l’eau, je n’ai pas grand-chose, je vis à moitié chez un interne après tout. » Elle n’avait divinement pas envie de lui parler de césar et du reste. Pas encore tout du moins.


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MessageSujet: Re: (SIXTGAËL) Imagine Mer 16 Mai - 2:49


 
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la douce et piquante Sixtine
Abi sentait bien que la pression serait difficile à faire retomber. Elle semblait à la fois retournée et soulagée, tentant de défendre cet inconnu dont Abigaël se méfiait comme de la peste. Si Alecia avait été là, elle aurait pu déchiffrer ses intentions avec plus de facilité que lui-même, et c’est en ces moments-là qu’Abigaël regrettait de ne pas être legilimens. Quoiqu’il n’aimerait pas entrer dans la tête de certains cinglés. Néanmoins, quand il entendit “meilleur ami” il comprit également “mariage arrangé”. Ce n’était pas difficile à cerner. Lui aussi venait d’une famille de sang-purs, lui aussi avait vu ses proches comploter pour l’amener dans le lit d’une fille qu’il n’aimait pas du tout, sous toutes ses coutures, lui aussi savait combien il était difficile d’en sortir. Mais son cas était cependant extrême, et il espérait que ce ne fut pas le cas pour elle. Il n’en demeurait pas moins que cet appartement était dans un chantier sans nom, et que tout restait à faire ou à finir. Sixtine lui fit visiter chacune des pièces en lui laissant entendre tous les travaux à faire. Il aurait été tellement plus simple de tout installer et de tout aménager d’un coup de baguette, mais Sixtine semblait en avoir assez des baguettes magiques. Elle devait sûrement vouloir prendre son temps pour voir son cocon grandir comme un arbre prend racine. Ou pour discuter enfin sérieusement avec quelqu’un. Néanmoins elle s’épuiserait d’autant plus à vouloir jouer la bonne moldue. Cela fit grincer des dents l’ango-italien qui la voyait s’épuiser autant au travail que chez elle. Mais son air ravi et déterminé suffit à le faire sourire comme un benêt. Qui pouvait-il, si elle était décidée à le faire utiliser tous ses grands muscles ?

Il s’étira et retira sa veste. Bien sûr qu’il était physique, cela ne voulait pas dire qu’il n’en avait pas dans la caboche. Le plancher n’était pas ce qu’il y avait de plus dur à monter. “J’ai déjà monté du plancher, et fait pas mal de choses. Aux Etats-Unis j’ai vécu un temps avec des moldus, tu ne peux pas faire autrement que de te servir de ta tête et de tes mains pour construire quelque chose. Ca te fait réaliser l’importance de réaliser quelque chose de tes propres mains, de construire quelque chose de bien… C’est à la fois effrayant, parce que tu ne veux pas en être réduit à ça tout le temps, et gratifiant. Enfin, après tout, je ne t’aurais pas proposé mon aide si je ne voulais pas me bouger. Après m’avoir cloué dans un lit d’hôpital, tu me devais bien ça.” dit-il sur le ton de la rigolade. Il ne lui en fallut pas plus pour commencer à prendre les planches et à les aligner sur le sol, sifflant gaiement quelques airs en martelant les jointures de ses grands bras. Car avec les équerres et tiges de bois posées dessous, c’était un jeu d’enfant. Il suffisait d’imbriquer, de fixer, de couper à la scie les morceaux qui dépassaient. En soit rien de bien compliqué. C’était pour l’électricité qu’il s’inquiétait un peu mais pour ça, il insisterait bien pour un coup de baguette. “C’est drôle quand même, de voir la différence entre les installations ici et là-bas. Ici on est tellement en retard sur tout… Malheureusement aucun ingénieur sensé ne viendra en Angleterre de si tôt." Il essuya la sueur de son front d’un revers de la main et de son menton avec l’ourlet de son t-shirt. Les minutes et les heures avançant, le sol prenait forme dans le salon. Ce fut assez de temps pour qu’Abigaël réfléchisse pleinement à ce qu’il devait dire à Sixtine. En effet, du côté des phénix les choses avaient bougé, pas de la façon dont ils l’avaient tous espéré, mais avancé quand même. Avec son lot de décisions et de missions à prévoir. Rien qui n’allait plaire à la blonde, mais Abigaël n’avait pas le choix. Ou plutôt avait-il le choix, celui d’agir. Il se gratta l’arrière de la nuque une fois la dernière planche posée. “Dis-moi Sixtine… Ma venue n’est pas non plus désintéressée. J’ai quelque chose à te dire, mais ne m’envoie pas un crache-limaces au nez pour me punir.”. Oui, car il redoutait une réaction excessive qui lui pendait au nez.

“Ca concerne le ministre de la magie.” Il prit un moment pour laisser venir les mots. “On a décidé, conjointement avec le département de la brigade de police magique de faire une nouvelle tentative pour le récupérer chez les moldus. Je sais que ce ne doit pas être facile à digérer, après mon dernier séjour à l’hôpital mais… Là il en va de la sécurité de notre monde, enfin, de ce qu’il en reste… Si on met pas très vite quelqu’un à la tête du ministère, une mauvaise personne pourrait bien s’imposer et… Avec Dumbledore on y tient pas.” Après tout, qui de sensé voudrait de Jedusor à la tête du monde magique en Angleterre ? D’aucun savait que sa soif de pouvoir serait sans limites. “Je ne sais pas trop pourquoi je te dis ça, vraiment, je sais pas trop… Peut-être parce que je ne veux pas te le cacher, et aussi que j’ai peur… De ne pas revenir cette fois.” Ca lui arrivait, parfois, de montrer ses peurs, ses doutes, sa fragilité, là, bien cachée sous une épaisse muraille de joie, d’humour. “J’ai peur de partir sans te revoir après. Vraiment, l’idée de pas pouvoir revenir vers toi dans le futur, ça me terrifie. Si c’était pas pour une tête aussi importante, je crois que… Je partirais même pas. Hahaha… Je veux rester là, avec toi, même si c’est pour me faire sermonner, me faire engueuler, pour poser du parquet et foirer l’électricité. Tant que ça me permet d’être dans la même pièce que toi, ça me va.” ajouta-t-il avec un rire. “En fait je veux simplement pas me jeter dans la gueule du loup sans avoir pu mettre des mots sur ce que j’ai dans la tête, mais, pff… C’est compliqué, Sixt’. Désolé. Je crois que je peux plus faire sans toi, et vraiment… C’est un peu terrifiant, oui.”

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MessageSujet: Re: (SIXTGAËL) Imagine Jeu 17 Mai - 1:25

Elle pourrait clairement ressembler à ce coq débrouillard et fier que les Français abordent et adorent de par sa signification quand elle parle de cet appartement et du travail qu’elle a déjà effectué de ses mains de petite bourgeoise de la noblesse française. C’était réellement étrange de faire ça de ses mains alors qu’en les blessant elle ne serait plus utile à personne à Sainte Viviane. Cependant, Abigaël ne semble pas perdre de temps, s’étirant légèrement, ôtant sa veste qui la laisse nerveuse. Elle le savait bien fait, mais parfois il y avait des gestes qui la mettaient autant mal à l’aise qu’en feu. Il était charmant, un peu trop idéaliste, mais charmant. Il avait ce charme qu’elle ne pouvait pas décrire. « J’ai déjà monté du plancher, et fait pas mal de choses. Aux États-Unis j’ai vécu un temps avec des moldus… » Sixtine l’écoute à demi. Abigaël et les États-Unis, c’était tout un récit qu’elle avait déjà écouté par morceaux lors des consultations après opérations de son travail. C’était un peu ce genre de relation qui la faisait frémir. Elle savait tout ou presque de lui, du moins une grande partie de ce qu’il avait voulu lui dire et lui, ne savait rien d’elle. « Après m’avoir cloué dans un lit d’hôpital, tu me devais bien ça. » Il rit, elle sourit en coin, mine faussement boudeuse pour les lèvres. « Je sauve des vies, je ne sais faire plaisir à personne quand il s’agit de santé. » Parce que ça avait toujours été son rêve de gamine à Sixtine. Sauver des vies comme elle voulait pouvoir rétablir la santé de sa mère, ou bien celle de Miss Rosier. Mais il y avait des prouesses médicales qu’elle ne savait pas faire. Du moins pas encore, mais elle était certaine d’y arrivé avec l’arrivée d’Espérance à Pré-Au-Lard. Cependant, elle se prépare également à poser le sol ici et là marquant le sol. Le travail dure de longues minutes, si ce n’est des heures puisque le soleil est déjà couchant et qu’elle allume un lustre à bougies installé là par simple loisir de pouvoir rester travaillé ici et là, allumant également des lanternes magiques qui rendait la lumière plus blanche que jaunâtre. Mais elle aimait l’odeur du soufre quand une bougie venait s’éteindre. Elle sourit en coin quand il parle des ingénieurs. « Il y a bien des domaines où l’on est supérieur aux autres nations sorcières, c’est juste qu’on y fait pas attention. » Mais ils étaient également meilleurs que les moldues, hormis sur les armes à feu. Ce fléau était clairement réel.

Il y a bien des moments où elle se retient de le regarder et quand la dernière planche de la grande pièce à vivre est posée, elle s’assoit sur le sol, contre un mur, trouvant au sol sa baguette afin d’attirer une carafe et deux verres qu’elle gardait précieusement dans cette chambre bordélique qui était la sienne. Elle l’observe et elle sait pertinemment ce que veut dire ce geste. Cette nuque qu’il gratte comme pour hésiter à dire quelques choses. Finalement, elle était bien heureuse d’être assise. « Dis-moi Sixtine… Ma venue n’est pas non plus désintéressée. J’ai quelque chose à te dire, mais ne m’envoie pas un crache-limaces au nez pour me punir. » Elle plisse les yeux la Française lui accordant toute l’attention dont elle pouvait faire preuve. « Je tenterais de ne pas te punir suivant la nouvelle. » Car elle était toujours suspicieuse face à ce qu’il pouvait lui dire. Il était Auror, elle le savait parfaitement que ce n’était pas un agneau ou bien un politicien qui restait toute la journée derrière son bureau. Il aimait l’action et il la recherchait comme la plus part des personnes de son entourage. « Ça concerne le ministre de la magie. » Ses yeux s’écarquillent. Tout le monde à Pré-Au-Lard savait le cas de Spencer-Moon complètement désespéré. C’était de la folie, elle le savait bien avant qu’il ne dise un mot. Rien qu’à l’évocation de l’actuel ministre retenu prisonnier, elle savait que la suite allait être difficile à accepter. En tant que médicomage, mais également en tant que jeune femme… jeune femme quoi justement ? Le mot peinait à s’imprimer dans son crâne malgré tout. Elle entend parfaitement ce qu’il dit, mais laissent ses deux mains toucher le sol, elle voulait être certaine de ne pas tomber plus bas dans les nouvelles qu’il lui annonçait. « Je sais que ce ne doit pas être facile à digérer, après mon dernier séjour à l’hôpital, mais… » Mais quoi ? Albus Dumbledore pouvait bien lui dire ce qu’il voulait, ce n’était pas une raison pour risquer sa vie inutilement. Elle mord le bord de sa lèvre inférieure et décroche son regard azur du sien. C’était trop dur à entendre. « Je ne sais pas trop pourquoi je te dis ça, vraiment, je sais pas trop… Peut-être parce que je ne veux pas te le cacher, et aussi que j’ai peur… De ne pas revenir cette fois. » Ne pas revenir. Les mots raisonnent dans sa tête finalement. Son cerveau décroche totalement du monde réel. On dirait une poupée posée contre un mur qui n’a plus la moindre étincelle de vie. Ne pas revenir. Pourquoi ça lui brisait le cœur qu’il dise des choses pareilles ? Pourquoi elle n’arrivait pas à comprendre pourquoi ça faisait aussi mal ? Elle ne veut pas croire que quelques larmes naissent au coin de ses yeux, alors que ses cheveux blonds tombent sur son visage. Elle entend de trop loin ce qu’il lui raconte. Il fait de belles phrases de beaux discours, mais il n’y a que la fin qui la frappe. « Tant que ça me permet d’être dans la même pièce que toi, ça me va » elle, relève la tête, plus dévastée qu’elle ne voulait l’admettre. Il était… Important ? Il l’était depuis plus longtemps qu’elle ne voulait bien l’admettre, mais à quel point, ça lui faisait du mal d’admettre cette importance, elle qui ne vivait que pour elle. Elle ne voulait pas être attachée à quelqu’un. Mais cette fois, elle aurait voulu que cet attachement le retienne d’aller dans cette mission suicide. « En fait, je veux simplement pas me jeter dans la gueule du loup sans avoir pu mettre des mots sur ce que j’ai dans la tête, mais, pff… C’est compliqué, Sixt’. Désolé. Je crois que je peux plus faire sans toi, et vraiment… C’est un peu terrifiant, oui. » Mettre des mots sur ce qu’il avait dans la tête ? Elle arrivait-elle seulement a le faire aussi. Elle n’avait jamais eu cet être triste à ce point sur son joli minois, surtout pas pour un garçon. En général les garçons, ils la traient de vélane et elle fuyait leur compagnie. C’était rassurant, mais complètement paniquant d’être importante pour quelqu’un qui n’était pas un Prince, une Calliope ou un Delacroix. Elle ne savait pas quoi répondre, pas quoi dire pas quoi faire. Juste pincer l’intérieur de sa joue de ses dents pour faire taire la douleur psychique qu’elle ressentait. D’un vif mouvement, elle se relève enfin. Lui faisant face. Enlevant son gant rapidement le posant délibérément sur sa joue. Elle avait besoin de savoir. De voir ce qui pourrait arriver. Le flash la transporte rapidement.
« La vision n’est pas floue, elle est à demi transparente alors que les soldats moldus arrivent de part en part des couloirs. Sixtine, elle court avec eux pour se retrouver devant une bande de sorciers. Sans doute des aurores ou des brigadiers d’élite. Les armes, elle est du côté des moldus et le feu s’ouvre le plus naturellement du monde, malgré les protegos, malgré les sorts offensifs. Trop tombent. Trop à son goût. Elle entend plusieurs personnes fuir vers l’extérieur. Et elle devance les moldus pour talonner les sorciers et le ministre de la magie dans un sale état à ne pas en douter. Elle pouvait le voir de son œil médical. Malnutrition, os cassés. Il serait sans doute mort dans le mois ou la semaine si l’équipe n’était pas venue le chercher. Pourtant, elle le reconnait enfin. Abigaël en arrière à couvrir les pas de ses collègues en avant. Sigil Rosier l’appelle et lui dit de se bouger son petit cul, qu’ils n’ont plus le temps et qu’il faut sortir d’ici. Le rythme cardiaque de Sixtine s’accélère, aussi vite que ses pas se stoppent dans cette vision du future. Mais la lumière parvient à ses yeux. Et d’une balle perdue, la tête du ministre explose à l’extérieur. Rosier hurle qu’il faut transplaner d’urgence, ce que font plusieurs équipiers, mais il reste les deux hommes. Et quelques visages inconnus. L’un soutenant le corps sans vie de Spencer-Moon. Un sort se perd comme les balles, mais ils parviennent à transplaner. Et Sixtine, elle revient vite à la réalité. »
Un pas en arrière et le front en sueur. Comme toujours. Elle n’avait pas mal au crâne cette fois. Mais elle agrippe ses cheveux comme une forcenée. C’était une mission suicide, elle le savait. Elle l’avait vu. Beaucoup trop de personnes allaient mourir et le Ministre n’en ressortirait pas vivant. Et elle n’était même pas certaine du sort d’Abigaël ou de Rosier fils. Elle va à gauche et à droite sur le parquet fraichement posé. Quand elle se retourne. Elle hurle presque. « C’est du délire ! C’est du suicide. Ce que demande Dumbledore c’est de vous envoyer là-bas comme des pantins ! Vous allez vous y faire tuer ! » C’était risible qu’elle se mette dans ses états pareil, mais elle n’arrivait pas à se calmer. Elle défiait rarement le destin, mais quand elle le faisait, elle savait qu’elle avait les rênes en main pour le faire. Là, elle n’était pas présente, car elle n’était pas une combattante. Elle tente de respirer un grand coup. « Je l’ai vu, je l’ai bien vu le nombre de sorciers qui va mourir là-bas pour rien ! SPENCER MOON NE REVIENDRA PAS VIVANT ! Tu m’entends, il meurt sur place ! Vous ne le sauvez pas, Merlin ou Morgane, je ne vais plus savoir vers qui me tourner pour que tu gardes la vie sauve ! » Elle a le souffle court, elle est paniquée. Elle ne sait pas vers quels saints se tourner, ni vers quelle technique médicinale s’appuyer. Elle pose une main sur le bord de la cheminée pour se maintenir. Lui jetant un regard noir malgré la douleur. « C’était si réel, la mort, l’odeur du sang ! S’il n’y avait pas eu cette vision à Sainte Viviane, je ne saurais même pas si tu reviens en vie ou si je te perds dans les jours prochains ! » Elle ne se rend même pas compte de la portée de ses mots. Elle s’approche finalement de lui et l’empoigne par le col. « Tu m’entends Abigaël Velrose, je t’en supplie. » Elle le lâche pour poser ses deux mains sur son torse et se laisse finalement tomber à genoux entre la fatigue et l’émotion. « Je t’implore à genoux, n’y va pas. S'il te plait, n’y va pas. Je ne veux pas que tu y ailles. » Elle sent les gouttes d’eau iodée rouler sur ses joues. Elle est bouleversée par ce qu’elle a vu et les morts à venir. Elle ne savait pas, elle ne savait plus où donner de la tête. Elle regarde sa main nue et sa main gantée. « Ma malédiction, elle n’a jamais eu tort, rarement tord quand je n’étais pas là pour la défier. Pitié. » Semble-t-elle conclure. Mais elle se remémore ses paroles. Son cirque était réel, elle ne se rendait pas totalement compte de la scène qu’elle venait de jouer, et s’assoit en posant sa tête dans ses genoux. « Ce que j’ai dans la tête moi, Abigaël, c’est la même chose que toi, et c’est tout aussi terrifiant d’être aussi impuissante et de ne pas pouvoir t’empêcher d’y aller. » Mais elle tentait tout de même de l’y convaincre. Rougissante par un mot qu’elle met sur ce qu’elle ressentait finalement, ce goût doux-amer de l’amour qui s’était implanté en elle sans qu’elle n’y fasse attention.


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MessageSujet: Re: (SIXTGAËL) Imagine Dim 20 Mai - 0:47


 
Imagine
la douce et piquante Sixtine
Abigaël avait horreur de perdre le contrôle de ce qui se trouvait autour de lui. Non pas qu’il fut grand maître des événements s’étant déroulés autour de lui, mais dans le contexte présent, la situation semblait quelque peu alarmante. Il vit Sixtine perdre toute consistance lorsqu’il lui apprit que la prochaine mission serait compliquée et potentiellement sans retour. Elle qui semblait si solide, comme un pilier dans sa vie, pâlissait, tombait à genoux, comme si on venait de lui arracher de l’espoir en même temps que ses jambes. Puis elle se releva et vint toucher sa joue, prise d’un soubresaut qui ne laissait planer aucun doute ; elle avait vu quelque chose, mais le disait-elle ? Une vision assez horrifiante pour qu’Abi lise en elle la peur, et même au delà. Tous ceux au courant savaient que la mission serait compliquée. On entrait pas dans les prisons moldues pour sorciers comme on entra dans un moulin. Le Velrose ne s’était jamais bercé d’illusions quant aux résultats de cette mission mais beaucoup de personnes comptaient sur lui et la manœuvre était symbolique. Pourtant jamais il ne se serait attendu à la fois craquer ainsi et à lui faire une véritable scène.

Ce fut les yeux écarquillés qu’il la regarda le supplier de rester, de ne pas y aller, qu’il y aurait de nombreux morts et que Spencer-Moon n’en ressortirait pas vivant. Il n’osa ni parler, ni bouger, comme figé devant cette femme qui l’implorait. Oh cette scène, il ne la connaissait que trop bien. Combien de soirs, plus jeune, avait-il vu sa mère agir exactement de la même façon auprès de son père alors qu’il s’était porté volontaire pour les déplacements les plus dangereux ? Combien de fois l’avait-il entendue crier de désespoir et vue pleurer de rage, de n’avoir rien pu faire ? Combien de fois les trois jeunes enfants s’étaient-ils réfugiés dans le même lit pour se soutenir face aux pleurs de leur mère ? Cette vision fut un véritable choc pour le jeune homme, qui fit face à un souvenir qu’il avait délibérément mis de côté. Voulait-il vraiment devenir cet homme uniquement dicté par sa soif de justice et d’actes héroïques, aveuglé et incapable de réaliser qu’il faisait souffrir ses proches et amis ? La guerre et la mobilisation étaient-elles des excuses suffisantes à ce genre d’actes suicidaires ? Le cerveau d’Abigaël Velrose était embrouillé. Son silence fut total face à la tirade de sa belle. Que répondre à tout cela ? Il aurait voulu lui réclamer de se relever, l’implorer à son tour de ne pas se mettre dans cet état, la supplier de le pardonner, d’avoir dit toutes ces choses, de l’avoir blessée.

Ce ne fut que lorsqu’elle s’exprima sur ce qu’elle avait dans la tête, la même chose que lui, qu’il sortit enfin de sa torpeur. Si seulement elle savait tout ce qu’il avait dans la tête. Abi se mit accroupi devant elle, posant les mains contre les épaules de la blonde en attendant qu’elle relève la tête. « Sixt... » Il s’avança un peu plus vers elle, à présent à genoux, alors qu’il venait l’embrasser tendrement, tout en la serrant contre lui. Il remonta la main dans ses cheveux blonds, au creux de sa joue, comme pour lui dire que tout irait bien. Qu’il était là pour elle et qu’il ne partirait pas, pour rien au monde. Sa priorité, ici-même, c’était elle. C’était le seul moyen qu’il avait trouvé pour la rassurer, pour la calmer. Et tout simplement lui faire comprendre qu’il l’aimait. Abigaël était certes un idiot fini, mais il n’en demeurait pas moins un être humain avec des sentiments puissants. Et son amour pour Sixtine n’avait ni limites, ni frontières, ni fin.

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(SIXTGAËL) Imagine

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