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Promenons-nous dans les bois... [Aledrasil & le grand méchant loup]

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MessageSujet: Promenons-nous dans les bois... [Aledrasil & le grand méchant loup] Sam 5 Mai - 23:23


   
Promenons-nous dans les bois...
Yggdrasil & Alecia & Le grand méchant loup
Si l’on avait dit à Alecia qu’elle finirait en morceaux dans les bois, elle aurait sans doute préféré cuver son incertitude dans sa chambre avec une bonne bouteille de rhum. L’incertitude, la raison même pour laquelle elle avait voulu s’isoler et réfléchir, loin du bruit sourd de Pré-au-Lard, véritable capharnaüm depuis la fin de la guerre. Sa récente dispute avec Jdanov l’amenait à sérieusement réfléchir à une idée qu’Uriel avait mis en avant. Arrêter les frais, quitter les morts, la guerre, quitter ce pays pour partir à l’étranger. Comment ne pas songer à cet alléchante idée alors que tant d’autres y avaient déjà cédé ? Alors pourquoi pas la France, les Etats-Unis ou même l’Italie si Abi lui obtenait une place quelque part avec l’appui de sa famille ? Alecia n’était pas partie pour cette unique raison ; Sans savoir si son petit frère était un sorcier ou pas et sans certitudes que ce dernier se trouvait bien entouré et en sécurité, jamais la jeune femme ne se déciderait à vraiment quitter le pays. Puis rien n’était joué non plus du côté de son travail. Jdanov était certes une sacré tête de con, mais Alecia savait qu’il ne pouvait pas avoir que mauvais fond. Ses pensées allaient toutes vers lui et cela commençait sérieusement à l’agacer. Sigil, Roseline et même Abi finiraient par comprendre, surtout Sigil, qui ne la connaissait que trop bien. La blonde avait le chic pour attirer les mauvais garçons, depuis toujours, à son grand dam.

Aussi, les environs de Pré-au-Lard étaient parfaits pour une promenade nocturne à l’abri des regards et des mauvaises langues. Alecia voulait seulement se balader dans la forêt et dans les petites falaises, pour réfléchir à son avenir, sur quoi faire par la suite… Tout ça était d’un compliqué. Aussi, dans sa petite robe fleurie, une veste empruntée à Sigil et sa baguette dans sa poche, elle prétexta une course qui prendrait du temps pour que personne ne pose de questions. Le village semblait déjà si calme aux dernières lueurs du jour, lorsqu’elle sortit pour remonter le chemin vers Poudlard et bifurquer vers la forêt et les falaises. La lune, déjà bien haute, viendrait éclairer son chemin et ni sorcier, ni moldu ne viendrait troubler son moment. Les gens étaient si pressés, si transparents, dans cette guerre, qu’ils en oubliaient de se poser et de faire le point. Là, dans cet espace immense et silencieux, elle se sentait bien. Presque en sécurité. Du moins le pensait elle.

Une minute de faiblesse, le dos posté contre un arbre, la blonde laissa ses nerfs aller bon train et se relâcher, tandis que des larmes chaudes faisaient retomber la pression des dernières semaines contre ses joues. Un instant pour pleurer dans son coin sans que personne ne lui fasse la remarque ou ne lui demande des explications qu’elle ne voulait pas donner, et qu’elle se sentait incapable de donner de toute façon. Mais l’instant de faiblesse de trop. Un bruit étrange derrière son dos la fit se retourner, se demandant si quelqu’un de mal intentionné ne l’avait suivie. Elle sortit et leva sa baguette, guettant cette ombre qui annonçait bien pire qu’un simple indésirable dans la nuit.

   
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Aledrasil & le grand méchant loup] Mar 8 Mai - 22:51


Into the Wood
Alecia & Yggdrasil
Douloureuse transformation, aux sens transformés, il y avait cette bête qui rôdait dans les bois finalement, cela n’avait pas grande importance. Qu’importe de qui il s’agissait, c’était un monstre, un hybride, il fallait en venir à bout. C’est dans cette poursuite qu’il s’était lancé, car il l’avait entendu. Dans le fond, il avait beau être juge, il n’en oubliait pas sa première vocation d’oubliator, et il n’oubliait pas qu’il était également à botte d’un mage noir qui avait en horreur les monstres dans ce genre précisément, c’est pour lui plaire qu’il était parti en chasse. La nuit était fraîche malgré tout, le mois d’octobre approchant plus rapidement, il faudrait bientôt dire adieu aux petites chaleurs qu’offrait le nord de l’Écosse pour se contenter des pulls et gros manteaux qu’il gardait précieusement dans une malle. Vêtements russes, il ne craignait pas du tout le froid. Pourtant, il sentait l’adrénaline parcourir ses veines quand il entend hurler au loin. La lune n’était pas encore très haute et il semblait loin des habitations, assez pour que personne ne soit blessé par un sort perdu ou par la bête qui venait de prendre sa forme. La douloureuse malédiction s’était abattue sur les épaules d’une personne dont il ignorait le nom et la détresse, il savait juste qu’il s’agissait là d’une personne à tuer, comme les moldu et les né-moldu. Que savait-il de la souffrance du Blotts ou encore de ses espérances face à sa malédiction ? Aucun des deux n’espérait une rédemption pour la bête. Finalement, il aurait préféré mourir le jour de sa morsure, et le russe remerciait le ciel de lui donner une chance de faire ses preuves face à Jedusor. Cependant, malgré ses pas feutrés, il savait que le loup pourrait surgir de n’importe où et à n’importe quel moment. Finalement, c’était une idée médiocre, mais il y avait bien une raison toute particulière qui le forçait à suivre son instinct pour une fois que sa mémoire ne lui jouait aucun tour, il en était satisfait. Pourtant, il avait le souffle court et cette chaleur sordide en bas du ventre. Il n’était pas vraiment ici pour rigoler dans le fond, il était là pour en venir bout de ce loup-garou. Pré-Au-Lard devait rester sur et surtout pour les mangemorts en devenir, un loup pourrait mettre en péril des plans futurs, il le savait Yggdrasil.

Pourtant, le temps défilait à une vitesse folle. La foulée du lycan se faisait hasardeuse, pas vraiment prévisible, c’était ce qui perturbait sa chasse. Les yeux bruns rivés sur la lune, il hurle une nouvelle fois passante de plus ne plus près des habitations avant de s’enfoncer de nouveau dans cette forêt dense. Le chemin, demain, il ne saurait pas s’en rappeler, il allait et venait, croquant ce qui passait, la gueule ensanglantée d’un lièvre qui n’avait pas fini sa course. Cependant demain serait une autre chose, après tout peu de personnes ne pouvaient se souvenir du gout du sang, parce que peu de monde s’en retrouvait maculé de son plein gré. Peut-on parler de cette malédiction comme un choix et pas une obligation. Les os qui craquent, qui se cassent par la déformation, c’était une épreuve, tout le monde n’y survivait pas, après tout, il y’ en avait qui mourraient après la morsure. Et il était encore là, à quatre pattes foulant un sol de plus en plus fossile, laissant l’herbe tendre des sous-bois. En contre, bas, il y avait ce genre de ruisseau comme un obstacle à une intrusion moldue. Chuter d’ici ? C’était haut de quatre mètres tout au plus. Mais il ne s’y risquerait pas pour aller attraper une ou deux truites. Cependant, il sent quelque chose, quelque chose de plus humain, de plus agréable, de plus succulent… Il renifle, il tente de sentir d’où provient cette odeur. Cependant, ses pas cassent les branches, cependant, il ne se fait pas discret, si bien que la personne se retourne baguette en main. La bête, elle grogne. La bête, elle montre les crocs et hérisse ses poils. Hurlant une nouvelle fois pour effrayer la faible chose devant lui. S’il l’avait reconnu, il n’aurait même pas montré les dents, il n’aurait pas eu ce comportement agressif, cependant, il n’en était rien, il était plus alléché par l’odeur. Il était plus intéressé par le sang frais qu’il sentait presque sur ses crocs. Uriel, il allait faire une bêtise. Uriel il pourrait faire quelque chose de regrettable et encore heureux qu’elle ne sût pas Alecia. Encore heureux qu’elle ne pouvait pas savoir. Il grogne une nouvelle fois s’avançant vers elle, la poussant vers le bord finalement. La faire tomber, lui briser la nuque pour lécher le sang auquel il aspirait.

La bête charge, cependant, la femme elle court, la femme elle pense pouvoir le semer. Et finalement, il la suit comme un animal en chasse, mais il ne sait pas la bête qu’il est suivi par une autre humain, trop préoccupé à chasser la femme qui court devant, la robe volante au moindre de ses mouvements. Dans un instant, où elle est proche, il tente de serrer les crocs dans un mouvement bestial, mais il la loupe n’accrochant qu’un bout de tissu qui lui reste dans la gueule. La course se poursuit sur plusieurs centaines de mètres avant que le tout soit trop étroit. Avant qu’il ne puisse rien faire hormis la coincer entre le sentier et lui et la roche qui se faisait de plus en plus présente. L’autre sorcier attendant patiemment dans la forêt, le moment opportun pour attaquer, qui importe sur la proie venait à mourir. En fait, il n’avait pas encore vu qui était chassé Yggdrasil, sinon, il serait intervenu bien avant.
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Aledrasil & le grand méchant loup] Mer 9 Mai - 0:16


 
Promenons-nous dans les bois...
Yggdrasil & Alecia & Le grand méchant loup
Alecia n’aurait cru que la bête qui grognait dans son dos fut un loup-garou. Au mieux, espérait-elle une créature magique certes hostile mais plus inoffensive face à laquelle elle aurait pu se défendre parce qu’on lui aurait appris à Poudlard. Seulement, que faire face un loup-garou en pleine possession de sa puissance, sous une pleine lune claire, sur ce qui semblait son terrain de chasse ? La raison aurait voulu qu’Alecia, pourtant bonne duelliste, se défende par réflexe et use de ses plus puissants sorts. Mais l’adrénaline relâchée dans ses veines par son amygdale lui imposait un tout autre comportement, pas vraiment sensé mais après tout.  

La jeune femme fila droit comme l’éclair, oscillant telle une ombre entre les arbres, espérant simplement que cela ralentirait la course de la bête à ses trousses. L’heure n’était plus à la réflexion mais bien à la survie, de sa vie dépendait la célérité de ses pas. Merlin merci, elle connaissait plutôt bien ces bois et ses environs, pour s’y être engouffré un nombre incalculable de fois durant sa scolarité. Sa fuite était telle qu’essouflée, elle fut tout simplement incapable de pousser le moindre cri. Il fallait trouver un endroit fort peu praticable, pour elle comme pour le monstre, tout en espérant que la folie meurtrière de ce dernier ne le fasse manquer un vol plané dans les ravins tout près. Personne de sensé ne viendrait se promener si tard dans les environs, aussi se savait-elle condamnée au moindre faux-pas. Quelles étaient les chances de s’en sortir après tout ? Elle se mit à penser à tout un tas de choses, à chaque pas foulé, un visage et un nom lui revenaient, bons comme mauvais, comme un état des lieux de sa propre vie, une sorte de livre ouvert sur chacune de ses actions. De là à savoir si elle méritait de rester en vie ce soir, elle ne pouvait le dire seule.

La course prit un nouveau tournant au bord du ravin menant à un ruisseau tout près, par lequel elle manqua de se faire attraper après avoir tourné les talons pour mieux emprunter un nouveau chemin plus tortueux. Elle sentit le bord de sa veste retenue par une frappe puissante de laquelle elle s’extirpa en abandonna le dit tissu à la mâchoire qui l’avait saisie. Le froid ne sembla même pas frôler sa peau tant l’effort la mettait dans une condition qui lui rappelait de mauvais souvenirs. Ce n’était pas la première fois, mais elle aurait espéré ne pas y faire face une seconde. Mais tout comme la première, personne ne viendrait réellement à son secours. Ni Sigil, ni Abigaël, ni Uriel, ni même Yggdrasil, à qui elle pensa, étonnamment. Preuve qu’en un sens, il comptait réellement. Et si la némésis de son passé était revenue la hanter ? Si ce loup-garou n’était pas le même déjà qui avait réussi à la marquer du fer rouge de sa baguette, juste pour le jeu, pour le plaisir ? Elle ne savait pas trop pourquoi tout cela se bousculait dans son esprit.

Au détour du chemin tortueux, Alecia trouva refuge sur la pente glissant du ravin supplantant le ruisseau, terrain trop étroit et glissant pour qu’une bête affamée et dénuée de bon sens n’y glisse pas ou y perde au moins l’équilibre. Seule ombre au tableau ; Le chemin était également difficile pour elle et ralentissait ses pas. Seulement elle n’y voyait là qu’une chance de survie et peut-être un moyen de ralentir aussi la bête. Lorsqu’elle la vit trop s’approcher, elle tendit la baguette, la voyant ralentir pour garder une prise sur la roche, et hurla un “Stupéfix !” dans la nuit. Le sort, qui aurait dû envoyer la bête valser, la fit sans doute simplement reculer et perdre davantage l’équilibre. Il était difficile de cerner correctement les mouvements de la bête dans l’ombre de la falaise. Dans un mouvement brusque, la blonde trouva son pied dans le vide et tentant de se rattraper de sa main libre, glissa contre la roche humide en poussant un cri aigu qui brisa la nuit. Elle sentit une douleur entre ses doigts et sa colonne vertébrale frôler à même la pierre aiguisée, sa robe s’étant déchirée sur une partie de son dos et s’imprégnant de son sang, ce qui risquait de rendre plus fou encore le monstre. Elle se rattrapa tant bien que mal, et relevant la tête, aperçut la bête plus haut qui faisait des bonds incertains et malheureux pour la rattraper en contre-bas. Dans la configuration actuelle, elle ne pouvait plus remonter, et elle doutait que le ruisseau soit assez profond pour qu’elle y plonge délibérément. Le loup-garou irait-il se jeter dans l’eau glacée ? Alecia n’en savait rien.

La dernière solution qui lui apparut grâce à un souvenir de la culture moldu fut d’envoyer comme un signal de détresse. Mais cela lui imposait un souvenir heureux, et elle en avait peu, trop peu pour être véritablement efficace sur ce sort. Cela faisait trop longtemps qu’elle n’avait pas utilisé son Patronus. Une pensée heureuse. Un souvenir joyeux. Il fallait trouver vite, et quelque chose de fort. Son entrée à Poudlard. Ses premiers amis. Son premier baiser. Son emménagement avec Sigil et Roseline. Les regards sombres et pourtant attirants de cet idiot de Jdanov d’un bout à l’autre du bureau. Une émotion plus forte encore. Et le désir simple de rester en vie. Puis un nouveau souffle étranglé. “Spero Patronum !”. La silhouette fine et pourtant puissante du petit Patronus, un chat bleu russe, fendit l’obscurité pour s’élever étonnamment haut dans la nuit, tel un cri d’alarme sourd dont dépendait ses possibles dernières minutes en vie. Soit il repousserait la bête ou l’effrayerait, après tout elle était une créature des ténèbres et le sort ferait son office, soit elle alarmerait toute personne aux sens aiguisés qui se trouverait non loin de là. Il n’y aurait pas de deuxième chance. Alecia était coincée sur la falaise et ne pouvait plus bouger. Elle ferma les yeux soudain. Si la bête devait la déchiqueter, elle ne tenait pas à la voir fondre sur elle.

 
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Aledrasil & le grand méchant loup] Mar 15 Mai - 22:01


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Alecia & Yggdrasil
Le temps, ça manquait énormément au Russe. Finalement arrivé à l’orée de la forêt, il voit la bête, énorme au pelage de jais démarrer sa course face à sa proie qui courrait également à vive allure. Yggdrasil ne perd pas une seconde, du moins, il en perd assez pour prendre quelques minutes de retard sur la course de la proie et de la bête. Possiblement deux morts ce soir, mais ce n’était pas son objectif de sauver la vie de frêle chose qui courrait au-devant du loup plutôt que de lui donner la mort d’un éclair vert. Il laisse aller les pans de sa veste en cuir, ainsi que les boucles de ses cheveux. Son regard noisette tentant de s’adapter à l’obscurité ambiante, alors que la pleine lune éclaire par moment les endroits où il court. Il n’a pas de temps à perdre, une fois la bête repue de ce qu’elle chassait elle pourrait parcourir encore bien des kilomètres durant la nuit, et malheureusement Yggdrasil n’avait pas la nuit complète pour jouer au chat et à la souris. Les arbres se faisaient de plus en plus absents et la roche de plus en plus présents. Désormais le russe se rendait bien compte que ce n’était pas un animal qui était chassé, mais bien une personne humaine. Pauvre petite chose qui tentait de fuir face à l’inévitable. On ne semait pas un loup-garou sans souvent le payer de sa vie ou bien de quelques membres cassés ou bien avec une malédiction supplémentaire. Il n’était pas fou Yggdrasil, il avait pris quelques précautions, et surtout celle de pister le monstre plutôt que de se faire pister. Ce qu’il ne réussit tout de même pas à calculer, c’était qu’une imprudente personne se retrouve entre lui et la bête. C’était stupide de se promener les nuits de pleine lune, tout le monde semblait le savoir, mais des imbéciles semblaient l’oublier de temps à autre. Cette personne aux pas pressés en faisait partie sans aucun doute. Cependant, il est contraint de ralentir sa course, de se tenir à bonne distance, le loup ne sentait que l’odeur de la proie devant lui et tant mieux, Ygg en profiterait pour le tuer derrière, qu’importe si la petite biche était morte ou vivante à ce moment-là.

Hélas, il sent son cœur faire un bond sans s’en rendre vraiment compte. Foutu organe.

Le stupéfix était trop net, trop clair pour qu’il n’en reconnaisse pas la sonorité, ni ce cri qui fendit l’air et l’animal qui jappe après qu’il ait perdait la prise sur sa proie, le glissement des pierres. Figé, tétanisé plus qu’il ne le voulait dans le fond. C’était incompréhensible, il refusait que ce soit vrai. Cependant, tout était trop réel, le cri, le glissement, les pierres. Tout semblait bien trop réel pour que ça ne soit pas un coup du sort. Sans trop savoir comment, il reste là à ne pas savoir bouger et à entendre la roche rouler doucement sur les bords du ravin, de toute part, elle devait y être cernée, mais il ne savait pas si c’était bien elle. Il n’en saurait rien sans risquer sa vie, mais désirait-il simplement la risquer pour elle malgré le froid entre eux, malgré cette question en suspens sur cet emploi, sur son utilité dans son service. C’était trop de questions qu’il sep osait pour être certain que ce soit elle, pourtant, l’étrange petite bête bleue qui frôle ses jambes dans la forêt lui fait se pincer et plus d’une fois. Il refusait presque de croire que ce genre de situation pouvait lui arriver à lui et de croire qu’entre ses mains, il pouvait sauver ou non la vie de la seule collaboratrice qui lui résistait. La seule qui avait vu un peu plus clair dans son jeu que les autres idiotes qui parcourraient les bureaux sans une once de jugeote. Mais dans le fond était-ce simplement ça. Dans un souffle de courage, il sort de derrière l’arbre où il se terrait depuis de longues minutes, la bête sautant étrangement sur le bord du ravin, elle se stoppe un instant et se retourne, sinistrement. Baguette au poing, il n’a pas vraiment peur Yggdrasil, il craint de ne pas réussir, de ne pas arriver à temps. C’était sans doute l’une de ses plus grandes peurs après son père, échoué. C’était pire que tout l’échec et il n’était pas habitué à ça, pas du tout même, ce qu’il avait fait, il l’avait réussi, sa seule tâche était sa naissance. Fil de catin, il n’avait rien de glorieux, mais il était là, la bête tournant dangereusement autour de lui. Elle allait sauter, qu’il lance un « Flipendo » Le loup est finalement stopper trois secondes où il fait de grand pas vers lui, un « Diffendo » Suit les mots qu’il prononçait. Alors que le flanc gauche du loup commence à s’ouvrir et qu’il râle de douleur. S’il commence à reculer, ce n’est finalement pas assez pour le russe, qui lance plusieurs stupéfix à ses pattes jusqu’à voir au loin une nuée d’oiseaux s’envoler, effrayé par la course de cette bête maudite. Ce soir, il ne l’aurait pas, mais il l’aurait à la prochaine pleine lune.

Cependant, le temps semble passer trop rapidement qu’une nouvelle pierre glisse à côté de lui dans le vide et qu’il oublie le loup une fois pour cette nuit. Au sol, plus rapidement qu’il ne l’avait jamais fait lors de ses anciennes missions d’oubliator pour la Russie magique, il tend la main pour attraper de justesse le poignet de la blonde. Elle est à bout de souffle, sans doute à bout de force et il est à moitié dans le vide. Ses cheveux de jais laissant luire la lune d’un reflet bleuté presque irréel, qu’il lâche non sans cacher son accent comme il le fait habituellement. « Lâche pas ! » Familier, plus que voulu, mais la situation était plus urgente qu’il ne le voulait vu l’hémoglobine qu’il semblait s’être déversé sur sa robe et sur les rochers. Il attire une roche avec sa baguette, bloquant le bas de son corps afin de se pendre dans le vide et de l’attraper sous l’aisselle et la hisser plus haut. Un râle d’effort alors qu’il tire encore et toujours. La main qui tient son poignet le lâche pour s’agripper cette fois à sa hanche et la faire remontrer sur le bord du précipice. Il est sur le dos, elle semble être sur le ventre, et elle halète à cause de la douleur sans doute, si elle n’était pas évanouie par ce qu’elle venait de vivre en plus de la douleur. Pauvre femme qui mettait les pieds dans le plat à chaque fois que l’occasion se présentait.

Elle avait ce pouvoir malsain de se foutre dans ses situations qu’il ne pensait pas possibles le Russe, et pourtant, il était toujours là pour l’en sortir. C’était irritant, presque stupide de jouer au prince charmant sans le vouloir. À ce moment, il voit enfin son dos et les ravages de sa chute, qu’il murmure en se penchant sur elle et ce dos meurtri. « Par Merlin tout puissant. » Elle avait besoin de soins, il avait besoin d’une médicomage, ou bien il pourrait le faire lui-même. Refermer une blessure c’était quelque chose qu’on apprenait lors des interventions pour les Oubliators, pour remettre une scène de baston un peu plus proprement. Il n’est même pas désolé de la retourner un peu brutalement pour mettre un bras sous sa nuque et tenir ses jambes de l’autre bras qu’importent les vêtements maculés de sang. Il transplane. Appartement de fortune, si ce n’était un studio complètement rempli par ses affaires, il avait le loisir d’avoir une grande cuisine ouverte et une grande salle d’eau. Ygg la pose ainsi sur le lit défait, plusieurs serviettes venant prendre place avant qu’elle ne touche quoi que ce soit. Il est paniqué et appelle plusieurs choses avec sa baguette, le tout plus ou moins avec des sorts informulés. Quand il a les mains lavées, malgré sa chemise maculée de sang, il la secoue par l’épaule. « Lukeither ! Debout ! LUKEITHER ! » Il tente de ne pas faire ressentir la panique, il tente cependant d’appliquer quelques soins sur les blessures les plus grosses, de la soigner un minima, il serait plus délicat plus tard quand il n’y aurait plus une vie en jeu. Cependant, il reste quelques minutes comme ça. Il ne sait pas quelles barrières il peut passer pour la soigner, la plus grosse des plaies étant situé sur sa lingerie, il ne pouvait pas il s’y refusait presque. Suppliât. « Alecia ! Réveille-toi par Morgane ! » Qu’elle lui dise qu’elle était au moins en vie qu’il pouvait continuer ce qu’il venait de commencer, que lui, un jour, il pouvait la sauver, comme elle le sauvait de plus en plus chaque jour.
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Aledrasil & le grand méchant loup] Mer 16 Mai - 0:48


 
Promenons-nous dans les bois...
Yggdrasil & Alecia & Le grand méchant loup
Tout semblait fondre autour d’elle. La roche, la rivière, le ciel noir, les arbres se fondant dessus, comme une traînée de ténèbres dont elle ne parviendrait jamais à s’extraire. L’éclat de la lune, ce soir-là, n’avait absolument rien de rassurant. A mesure qu’Alecia perdait du sang, sur la pierre froide, ses sens s’estompaient comme l’eau érode une falaise. Tout ce qui semblait clair et bon, tout ce qui était elle, semblaient eux aussi disparaître dans la nuit. L’éclat passé de son patronus disparut dans l’obscurité et tout sembla fini un instant. Puis l’espoir. Il y eut deux cris dans la nuit suivis de détonations singulières, comme si le chasseur était devenu la proie. Alecia releva la tête sur ce qu’elle pensa être un auror. Les flashs de lumière lui semblaient faibles, et ses membres engourdis semblaient vouloir lâcher la roche à laquelle elle s’accrochait désespérément. Il ne fallait absolument pas fermer les yeux, ne pas perdre connaissance tant que les dès n’étaient pas joués. Sans doute était-ce Abigaël, ou peut-être Sigil ? Il ne fallut pas plus d’un regard pour constater que la bête avait pris la fuite, mis en échec par ce qui semblait un duelliste plus doué qu’elle. Il demeurait difficile de garder les yeux ouverts et ce ne fut que quand elle sentit une main agripper fermement son poignet qu’elle se sentit enfin hors de danger. Enfin, si on omettait la plaie béante dans son dos et les contours du décor qui vacillaient. C’est en écoutant celui qui venait de la sauver, et en reconnaissant son accent entre mille, que ses doigts frêles saisirent pourtant avec force le bras d’Yggdrasil. Ce fut instinctif. Elle le sentit enfin la saisir par la hanche et regagner le bord de la petite falaise, épuisée, elle n’eut même pas la force de se tourner sur le dos. Le sang qui avait d’abord réchauffé son dos semblait maintenant lui glacer le dos, et ses membres souffraient de tremblements et de petites convulsions. Combien avait-elle déjà perdu ? C’était comme cette fois là.

Alecia eut à peine conscience d’être portée plus brutalement et dans l’urgence. Si elle conservait un brin de conscience, le fait de transplaner eût achevé de prendre ses dernières forces et de lui retourner l’estomac. Aussi ce fut le noir total, pendant quelques instants. Elle sentit bien qu’on essayait de la secouer, de la maintenir éveillée, mais c’était plus fort qu’elle. Il semblait tellement plus facile de se laisser aller, de s’endormir. Il y avait comme une petite voix qui lui ordonnait de ne pas résister, comme une mauvaise conscience. Pourtant, lorsque Jdanov l’appela par son prénom, et non plus son nom, et que son dos piquait davantage, elle sembla ouvrir un oeil, discernant l’intérieur d’une maison ou d’un appartement en désordre. Elle n’en était pas sûre. « Je suis… encore... ? » souffla-t-elle. Elle vit les linges, débordant d’hémoglobine et sentait les doigts d’Yggdrasil dans son dos, paniqué, hésitant. Alors lui aussi pouvait perdre les pédales ? Alecia le voyait moins qu’elle ne le sentait. Elle était trop faible pour faire le ménage dans sa tête, entre la peur, l’hésitation, et bien d’autres choses qui en temps normal auraient fait rougir ses joues. Elle l’observa un instant, ayant du mal à s’exprimer sur le moment, sa lèvre tremblant autant que ses jambes. « Ygg... » Elle sembla sur le point de pleurer, si elle eut la force. « Sauve-moi… Je ne veux pas mourir... » gémit-elle dans une plainte douloureuse qui servait de feu vert. Qu’importe ce qu’il devait faire, ce qu’il avait en tête. Elle ne voulait pas s’en aller. Elle ne voulait pas partir, pas comme ça, pas sans avoir eu le temps de dire ce qu’elle avait à dire, de s’exprimer enfin plutôt que de toujours ressentir ce que les autres pouvaient bien avoir en eux.

Et ce fut de nouveau le trou noir, et peut-être fut-ce mieux ainsi. Car en dehors des plaies qui semblaient être résorbées d’un sortilège, il demeurait cette griffe qui n’avait que trop entaillé son dos et ce n’était pas beau à voir. Seulement, il n’avait pas le temps de faire appel à un médicomage. Il était clair, alors qu’il avait couteau, fil et aiguille, qu’elle servirait de mannequin à couture. Question de survie. Oui, c’était mieux ainsi. Dans sa demi-conscience, elle ne put que gémir faiblement, sentant sa peau de nouveau ravagée, mais pour son propre bien. A quoi cela ressemblerait ? Cette cicatrice achèverait-elle de déformer son corps ? En serait-il dégoûté quand bien même il l’avait fait de ses propres mains ? Alecia ne dormait pas, mais ne parvenait pas pour autant à ouvrir les yeux. Elle se surprit à murmurer un « Ca va aller... » comme pour soulager sa propre peine, et comme pour dire à Yggdrasil qui continuait son office ; « Je suis encore en vie. Je ne te quitte pas. ». Oui, de ce qu’elle ressentait, d’elle-même et du jeune homme, c’est ce qu’elle voulut hurler pour ne plus gémir de douleur et de fatigue. Quand il eut enfin fini, la blonde semblait à bout de forces, mais toujours là. Ouvrant faiblement les yeux, elle le dévisagea, pleine de gratitude. « Yggdrasil... ». Elle sembla têtue à l’appeler par son prénom comme s’ils étaient proches, mais tout se bousculait, autant dans son cerveau que dans son coeur. Trop épuisée pour penser, elle sembla le remercier, tendant légèrement les doigts pour agripper la main maculée de sang du russe et la serrer de ses dernières forces. Alecia ne voulait pas qu’il parte, ni-même qu’il change de pièce. Elle pouvait enfin se reposer pourtant elle refusa de s’assoupir, comme si cela signifiait renoncer à cette vision qui semblait irréaliste. Jdanov lui avait non seulement sauvé la vie, mais semblait également en être complètement retourné. Que pouvait-elle lui répondre au fond, pour le rassurer ? Pour qu’il cesse de la regarder avec ces yeux-là. La victime sembla soupirer. « Dis quelque chose de gentil... » supplia-t-elle, persuadée qu’il l’assommerait de sermons dont il avait l’excellence, mais qui pour le coup seraient mérités.

 
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Aledrasil & le grand méchant loup] Mer 16 Mai - 18:47


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Alecia & Yggdrasil
Le sang, il avait horreur d’en avoir sur les mains, ça le répugnait plus qu’il ne voulait bien le dire. Mais du sang, il en avait un nombre incalculable de litres sur les mains, car il était loin d’être le gentil petit garçon qu’il voulait bien laisser voir apparaitre aux yeux des autres. La preuve était qu’il était parti pour faire la peau de ce loup alors qu’il n’avait rien d’autre à faire que de faire ses preuves, il ne pouvait en aucun cas montrer ce genre de facettes de lui-même au Magenmagot ou encore au Ministère. Même si ce dernier était fragile, il y avait des choses qu’on ne pouvait pas laisser voir, il refusait de montrer bien des choses de lui-même. Être froid et distant étant toujours plus facile que d’avoir des émotions. Qu’était-ce les émotions dans le fond ? Rien de bien intéressant, il m’en avait que très peu, juste pour Tamara et feu sa mère. Mais rien de plus, il ne ressentait rien ou bien ne voulait rien ressentir. Les sentiments ça faisait mal, les sentiments c’était un mal pour un bien, parce qu’il détestait en avoir et ça lui revenait en pleine tronche. Il avait mal définitivement ce cœur qui se serrait sans qu’il ne se rende encore compte de ce qu’il avait dans le fond de son âme alors qu’une autre partie de lui-même était en train de se révolter. Alors qu’une parie de lui-même trouvait cela divertissant de voir du sang impur couler. Mais il était lui-même cet impur qu’il décriait tant. Cherchait-il à purifier son sang en œuvrant pour les forces obscures qui comptaient régir le monde ? Possiblement. Mais il n’y parviendrait pas, c’était une œuvre inutile et il ne voulait pas ouvrir les yeux là-dessus. Cependant, il tend l’oreille, cependant, alors qu’il est pris de doute, il l’entend finalement. Elle n’est pas morte, mais il faiblit. Ygg. Personne ne l’appelait jamais comme ça. Il n’y avait eu que Tamara et sa mère. Personne ne se permettait de l’appeler si simplement pas même de vieux amis. Personne ne pouvait se permettre ce genre de familiarité, car il l’avait toujours désapprouvé. Mais il ne disait rien, posant quelques doigts tremblants sur sa nuque. La rassurer lui dire qu’il était bien là. Mais il ne la regarde pas trop concentrer sur ce dos aux plaies béantes. Il a mal pour elle et il est pris d’un courant électrique malsain quand elle lui murmure de la sauver. Oui, il allait le faire, car sans savoir pourquoi, il ne voulait pas la voir mourir ici, aussi lamentablement que ça.

Dans un sens, il trouvait qu’elle ne méritait pas. Comme sa mère ne méritait pas, comme son oncle ne méritait pas plus de mourir dans des circonstances litigieuses.

Alors qu’elle retombe légèrement dans ses tissus imbibés de sang, il sent ses mains trouver une lame, du fil et des aiguilles. Pour l’esthétique on repassera. Mais de là à avouer qu’il avait eu du mal avec la fameuse agrafe, il n’en piperait mot à personne. Il n’avait jamais fait ça. Déshabillé une femme. Et pourtant, il ne restait plus que le jupon de sa robe pour la couvrir, alors qu’il affairait chirurgicalement à réparer son dos. Assis d’un côté et fort méticuleux dans son œuvre. Il ne la laisserait pas mourir, loin de lui cette idée. Mais il s’attaque à la partie la plus délicate. Il n’était pas médicomage et elle devrait en voir un après. Il n’apportait que les premiers secours, mais peut-être un os ou un muscle était grièvement touché qu’il ne puisse rien n’y faire. D’un côté, il s’appliquer à faire chauffer le fer de sa lame à l’aide de sa baguette, dans un autre temps, il recoud des chaires et y pose la lame brulante pour éviter une nouvelle hémorragie voir une hémorragie interne quand il a l’occasion d’en stopper une de cette façon un peu barbare. Mais il était Russe, il n’était pas français. Pas avec leurs moyens déguisés pour apaiser les gens, il était un peu plus pragmatique et un peu plus réaliste. La beauté, il en aurait quelque chose à foutre plus tard… Cependant, il termine son œuvre assez rapidement. Se levant un peu pour dégourdir ses jambes. Depuis combien de temps était-il là à faire cette affaire ? Plus d’une heure, peut-être deux. « Je suis encore en vie. Je ne te quitte pas. » Évidemment qu’elle ne le quittait pas, elle était tirée d’affaire, du moins pour l’instant, c’était juste des soins primaires, dès qu’elle aurait repris des forces, il irait la mener lui-même à Sainte Viviane. Il cherche dans une caisse en bas du lit, une potion de régénération sanguine ou d’autre chose qu’il avait au cas où à cause de son côté sanguin. Cet appartement qui avait perdu de sa superbe à la mort de sa mère il y a un ou deux mois n’avait jamais été remis en ordre, préférant vivre dans sa dépression et dans son mutisme d’avoir perdue la seule femme de sa vie. Mais il semblait que cette fois, il en ait sauvé une qui rentrait petit à petit dans sa vie. Pourquoi elle ? Il ne savait pas, mais ç avait quelque chose d’apaisant de drôlement apaisant. « Yggdrasil... » Il relève les yeux vers elle, un instant alors qu’elle tend ses doigts vers lui. Ce regard brillant qu’il ne lui connaissait pas. C’était étrange qu’il en ait l’estomac noué à ne pas savoir réagir. Mais il saisit sa main, doucement presque trop délicatement par peur qu’elle ne se casse entre ses doigts. « Hm ? » « Dis quelque chose de gentil... » Soupire-t-elle. Dire quelque chose de gentil ? Ce n’était pas le plus facile de sortir de sa bouche des phrases toutes faites qui font plaisir, cet art il ne le maîtrise qu’avec Tamara.

Il se rendit presque compte d’une chose, il ne savait pas être gentil en vérité.

Cependant, il garde sa main dans la sienne, il tente d’avoir un regard compatissant malgré le sang séché sur sa paume et celui encore frais qu’il collait contre ses mains déjà bien assez bousillées par cette chute inopportune. Il ne savait pas réellement être gentil, il ne savait pas quoi vraiment dire et la lueur paniquée dans le fond de ses iris sombres commençait à prendre forme. Il venait de lui sauver la vie, mais ne savait pas quoi lui dire. Il fallait qu’elle se débarbouille, qu’elle se repose. Il fallait tant de choses avant qu’il ne l’emmène finalement à Sainte Viviane. Cependant, il tient la fiole de potion dans sa main, mais ne la relève pas sachant très bien qu’elle n’était couverte d’aucun vêtement décent. Il en rougirait presque si la moitié de son visage n’était pas déjà peint de plusieurs taches de son sang. Maudit sang qui n’était d’ailleurs qu’un mensonge, mais qu’en savait-il le russe ? Rien du tout. Ce n’était pas la question, mais sa paume reste dans la sienne finalement. Il ne sait pas quoi trop dire et il pose sa seconde main, sur ses doigts fins, laissant la potion choir sur les couvertures. « C’était… » Gentil elle lui avait demandé, il détourne le regard et avale difficilement. « Stupide, mais, je suis bien content que tu te sois accrochée. » Il ne se sent pas plus proche d’elle qu’avant. Parce qu’il est gêné, mais il est bien conscient qu’il ne sait pas être gentil. Une de ses mains lâche la sienne. Et il débouche la potion et lui tend tout en lâchant finalement cette petite main faible pour sortir un plaid qui traînait sur sa malle de voyage et la mettre sur ses épaules le plus délicatement possible. « Cul sec, c’est pour la régénération sanguine. » Il attend patiemment qu’elle prenne le temps de boire cette potion violette au gout âpre, mais c’était pour son bien. Il se lève un instant cherchant un saladier et un linge propre. Il en profite pour se laver les mains. Et revenir pour poser ça après avoir jeté ce qui se trouvait sur sa table de nuit au sol. Tout était brisé où presque ici, alors bon une lampe de plus ou de moins. Il trempe le linge dans l’eau chaude, venant frotter sa joue et son épaule doucement pour la débarbouiller. « Plus jamais tu ne sors lors des pleines lunes sans me prévenir, compris ? » Parce qu’il voulait être là pour la protéger, mais c’était difficile de se l’avouer à lui-même, comme à elle.

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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Aledrasil & le grand méchant loup] Lun 21 Mai - 15:44


 
Promenons-nous dans les bois...
Yggdrasil & Alecia & Le grand méchant loup

La douleur ne semblait pas s’atténuer, pourtant elle signifiait qu’Alecia était encore bien en vie. La sensation de la main d’Yggdrasil dans la sienne était rassurante, et plus il se calmait, moins elle angoissait. Elle sentait son dos tiraillé par les coutures cousues à la va vite qui l’empêchaient de se vider de son sang et les linges alcoolisés pour désinfecter les blessures. C’était compliqué pour elle de ne pas s’endormir, mais ce n’était sans doute pas l’idée du siècle. Il finit par recouvrir son dos froid et lacéré et la jeune femme poussa un soupir de soulagement, ne redoutant plus de finir glacée toute la nuit sur ce lit. Elle sembla rire quand il lui confia que c’était stupide, mais qu’il était content qu’elle n’ait pas abandonné. Ce n’était plus vraiment dans ses gênes d’abandonner, plus depuis longtemps et qu’elle avait une nouvelle famille, sans les liens du sang. « Je savais que tu me sermonnerais... » Mais ça ne la dérangeait pas, au contraire, elle savait qu’ainsi Jdanov restait lui-même. Elle l’aimait ainsi de toute façon. Un peu rude, mais capable du meilleur comme il venait de le démontrer. Elle ne fit pas plus de cérémonie pour avaler à petites gorgées la potion au goût plus étrange et rebutant encore que la couleur, mais ça semblait nécessaire à son rétablissement. Alecia avait perdu bien trop de sang et le savait. Cette potion était l’équivalent d’une grosse transfusion chez les moldues et elle se réjouissait de ne pas avoir à être charcutée et piquée. Elle se contenta de grimacer et de reposer la tête contre l’oreiller sur lequel sa tête reposait. Sa vision demeurait floue mais lui semblait très net. Il revient avec du linge propre et commença à lui débarbouiller la joue ainsi que l’épaule. Elle lui sourit, se laissant faire sans trop parler.

Il lui demanda de ne plus sortir les nuits de pleine lune sans le prévenir, mais le constat était bien plus radical. « Je ne sortirai plus lors des pleines lunes tout court… Je ne sais pas ce qui m’a pris de sortir sans vérifier, ce n’est pas la première fois pourtant... » La première pleine lune désastreuse de sa vie ? Elle n’était pas prête à en parler, pour le moment. Cela signifiait également révéler beaucoup de secrets sur elle-même, qu’elle se sentait incapable de révéler à un autre que Sigil, pour le moment. « Je devrais… Dormir… Je suis si fatiguée, mais… Je veux rester avec toi encore un peu. » Elle sembla rougir, amusée et ahurie par sa propre bêtise. « Merci. De m’avoir sauvé la vie… J’y serais restée sans toi. » De là à savoir pourquoi il avait été là, à ce moment précis et comment il l’avait trouvée, la blonde n’avait pas la force de demander. Elle avait bien d’autres choses en tête en vérité. Comme son avenir au sein du ministère, dans son bureau, en face du sien. Ils n’avaient jamais vraiment statué sur la chose, et une fois la colère passée, Alecia ne tenait pas vraiment à perdre son travail. Elle n’avait ni la fortune des Velrose, ni celle des Rosier, ou des Prince, ou de toutes ces familles de sang-purs. Elle ne pouvait pas non plus se permettre de se reposer entièrement sur ses proches, question d’amour propre. « Alors… Je suis hideuse… et virée… Je suis tellement désolée d’avoir crié ce jour là… C’était puéril. » Non pas qu’elle regrettait d’avoir dit ce qu’elle avait sur le cœur, mais elle regrettait de l’avoir fait de cette façon. Son dos la tiraillait de plus en plus, et elle grimaçait, pourtant sans jamais se plaindre. « Tu devrais m’emmener à Sainte Vivianne, non…? Je… Ne me sens pas très bien… J’ai froid. » Ce qui n’était en soit pas très bon signe, puisqu’elle tourna de l’œil, semblant perdre connaissance. Trop de sang perdu, un corps mis à rude épreuve, et se forcer à rester éveillée, tout ça avait été trop pour la pauvre blonde.

 
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Aledrasil & le grand méchant loup] Ven 27 Juil - 0:41


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« Je savais que tu me sermonnerais... » Et il pouvait en être autrement ? Elle venait de faire une chose totalement stupide autant sermonner quelqu’un avec toute la douceur dont il savait faire preuve, c’est-à-dire si peau. Mais elle avait besoin de soin, d’un peu hygiène et de vêtements. Pour la dernière chose, il pourrait lui fournir quelque t-shirt ou bien aller fouiller dans la chambre de Tamara pour voir ce qu’il pourrait lui prêter, ou lui donner, qu’importe, ce n’est pas comme s’ils manquaient d’argent, loin de là même. Il soupire en tentant de faire le mieux possible afin de nettoyer le sang sur son dos, sur d’autres parties de son corps. Il les voyait, mais ne souhaitait pas les retenir en vérité, c’était s’attacher à une illusion et il savait bien que leurs amis n’étaient pas du même bord, c’était suicidaire de retenir quoi que ce soit d’elle. Alors, il parle juste pour lui dire de ne plus sortir à la pleine lune, car c’est totalement stupide, irréfléchi et ce n’est pas dans son caractère de se mettre en danger inconsciemment. Du moins, c’est ce qu’il croit. Mais il ne savait pas trop, il est un peu perdu sur ce qu’il doit penser ou non d’elle. La relation professionnelle prenait un tournant sur quelque chose de plus personnel dont il avait farouchement peur, car les autres c’était l’enfer. « Je ne sortirai plus lors des pleines lunes tout court… Je ne sais pas ce qui m’a pris de sortir sans vérifier, ce n’est pas la première fois pourtant... » Il hausse un sourcil, ajoutant finalement. « Pas la première fois ? Hm, non, ne dit rien, je me fiche bien de la première fois, c’est pas important. » Et il se contentait de s’attarder sur les tâches de sang séchées qui partaient avec difficulté, mais il ne souhaitait pas lui faire plus de mal que nécessaire. « Je devrais… Dormir… Je suis si fatiguée, mais… Je veux rester avec toi encore un peu. » Il a un petit sourire en coin qu’elle ne peut sans doute pas deviner vu, comment elle est, placé, allongé de la sorte. Et pourtant, il ne dit rien de plus jusqu’à son. « Merci. De m’avoir sauvé la vie… J’y serais restée sans toi. » Il reste sans voix, que répondre à un merci qui était tombé là un peu par hasard. Au début, il n’avait aucune envie de sauver la personne qui s’était fait prendre en chasse par ce loup, mais il l’avait fait quand il avait reconnu son simple timbre de voix. Il toussote juste un peu sans rien répondre. Il avait sauvé la vie de quelqu’un plutôt que de la prendre.

Il passe encore le chiffon sur quelques parties de son corps, voyant enfin le résultat de son dos n’avait rien de joli et elle en garderait de belles cicatrices. « Voilà qui est fait. » Se dit-il pour lui-même en laissant retomber le lange dans la bassine d’eau désormais froide. « Alors… Je suis hideuse… et virée… Je suis tellement désolée d’avoir crié ce jour-là… C’était puéril. »  Il hausse un sourcil en se mettant au sol à sa hauteur. « Peut-être, mais ce n’est pas le moment de prendre une décision. » Non ce n’était décidément pas le temps de prendre une décision au sujet du travail, et merlin sait que cette alliance était fragile entre eux. « Tu devrais m’emmener à Sainte Vivianne, non… ? Je… Ne me sens pas très bien… J’ai froid. » Il lève les yeux vers le son de la porte qui se ferme, ajoutant simplement, alors qu’il lui tapote la joue pour la laissée éveillée. « Je fais venir Sainte Viviane, c’est plus intéressant. » Sur quoi, il se lève pour ouvrir la porte de sa chambre, beuglant, un simple. Tamara vient voir là. Dans un russe austère, mais chaleureux. Sa petite sœur était blonde, tout l’inverse de lui avec de beaux yeux bleus. Sans doute épuisée de sa journée à l’hôpital magique, mais elle passe la porte en retenant un cri d’effroi en voyant le dos d’Alecia. « Si tu les ramènes comme ça, c’est sûr qu’elles ne restent pas Idiot ! » Il hausse les épaules, alors que Tamara se penche sur le dos d’Alecia. « Un travail de goret ! » « Refait là, t’es dans le bon service habituellement non ? » « Je suis stagiaire. » « Vu la réputation de Prince, si tu n’étais pas à la hauteur, tu serais déjà chômeuse. Allez hop, on n’a pas le loisir de la déplacer. » Et Tamara savait que c’était dangereux de faire transplaner des blessés dans cet état et faire venir d’autre médicomages ça prendrait du temps, Ygg avait juste tenu le temps que sa sœur sorte de sa garde.

(…) Faire l’assistant tout la nuit l’avait tout autant épuisé que cela avait épuisé sa sœur qui était partie se coucher après avoir rattrapé tout son travail de goret comme elle le disait si bien. Et Ygg il s’était endormi alors qu’il avait bien couvert Alecia pour la nuit. Les cicatrices seraient plus fines que celles qu’elle aurait eues après son intervention catastrophique. Il a la tête en arrière sur le bord du matelas et est encore vêtu des vêtements de la veille, alors il frotte ses yeux rapidement pour voir plus nettement ce qui se passe autour de lui. Il avait déjà mal au dos et à la nuque, mais c’était la potion qu’il avait prise. Il se souvenait juste avoir dit à Tamara qu’il refusait d’aller dormir avec elle au cas il y aurait besoin de lui ou même d’administrer une potion antidouleur. Quand il est redressé il regarde blondie couverte de plusieurs couvertures et les affaires que Tamara avait laissées sur une chaise encore debout sur le mobilier de sa chambre. C’était dur à croire, mais tout semblait brisé ici et ça ne donnait pas une image soignée du juge qu’il était, parce qu’il n’était rien de tout ça, c’était une voie choisie par dépit pour quitter le sol Russe et les Jdanov par extension. Il soupire et agite sa baguette pour faire venir le café chaud qu’il prend le matin, attendant qu’elle se réveille ou non, mais ici, au moins, elle était en sécurité pour le reste de la journée, même lui pourrait l’excuser de ne pas être venue au bureau et Tamara pourrait veiller à ses constantes vu qu’elle travaillait encore de nuit cette fois.

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Promenons-nous dans les bois... [Aledrasil & le grand méchant loup]

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