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Le parfum des roses [ft. Astaroth ♥]

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MessageSujet: Le parfum des roses [ft. Astaroth ♥] Jeu 7 Mai - 11:48

Mundesley, côte du Norfolk, Angleterre




C'était un immense manoir anglais typique de la région, avec ses hautes fenêtres, son porche élégant et son luxueux jardin garni de fleurs aux couleurs les plus chatoyantes, quand arrivait la belle saison. Il y régnait toujours un parfum fleuri et délicat, et Anthea s'était toujours fait la réflexion que l'air marin devait particulièrement favoriser la pousse de toutes ces plantes car elle avait l'impression de n'en avoir jamais vu de si belles et si proliférantes. A l'arrière du manoir s'étalait un jardin plus petit, qui finissait par un petit chemin qui allait serpenter sur la lande. De là, on y voyait l'océan ; mais ce n'était pas la vue qui importait le plus la jeune Auror, non : c'était la roseraie qui s'étalait le long du petit jardin et sous l'aile ouest du manoir, et qui donnait elle aussi jour aux fleurs les plus éclatantes. Le manoir avait trois étages et son couple de propriétaire, les Greene, grands amis des Prewett, avaient cédé un étage à Anthea et son frère et sa soeur pour qu'ils aient une demeure après que la leur ait été détruite, tandis que le dernier étage était occupé par un couple d'Auror, intimement liés aux Greene également. Les temps étaient ainsi : il fallait se serrer les coudes. L'avantage, dans cet endroit reculé du Norfolk, était que personne n'était au courant de la présence de sorciers dans les environs, et que par ailleurs l'habitat étant assez dispersé, ce n'était pas le passage peu régulier des voisins qui représentait un quelconque risque. Tous faisaient attention, au manoir.

A l'étage, Anthea n'utilisait qu'une petite partie de ses appartements : sa chambre et la pièce attenante, qui lui faisait office de pièce à vivre. Les chambres d'Holly et Fergus n'étaient occupés que quand ceux-ci revenaient de Poudlard, et le reste servait à la fois de débarras pour les Greene et de pièce de stockages pour son travail, car elle pouvait cacher des choses ici. La cuisine ne servait pas ou peu ; elle prenait ses repas avec les Greene, quand elle était là. Elle avait une réelle affection pour eux qui avaient été si proche de ses parents et si présents durant toute son enfance. Ils étaient là l'un pour l'autre, et c'était une petite parenthèse dans le temps. Sa chambre donnait bien évidemment sur le roseraie ; parfois, il lui semblait que le seul et unique plaisir de sa vie était de fermer et d'ouvrir les volets, soir et matin, pour humer avec délice le parfum des fleurs. Après cela, la journée redevenait vite dangereuse, compliquée, préoccupante.

Mais aujourd'hui n'était pas une journée comme les autres, justement ; aujourd'hui était l'une de ces petites pauses dans le chaos du quotidien.

« Allez, on y est presque ! » s'amusa Anthea qui tirait poussait Astaroth devant elle. Elle se doutait qu'il n'avait pas envie d'être en convalescence, qu'il n'était pas du genre à s'accorder un temps mort - elle s'en doutait car elle était pareille. Ils devaient éviter de transplaner, à cause des blessures du jeune homme, tout juste soignées. Elle l'avait récupérée à la sortie de la clinique, pour être certaine qu'il prendrait un peu de repos bien mérité. Anthea serra les dents en sortant sa baguette magique - elle avait chuté lourdement pendant la bataille, et son poignet avait pris, mais il avait été soigné aussi et elle ne gardait qu'une bande imbibée de baume magique qui devrait rapidement faire effet - puis l'agita et une petite cheminée apparut devant eux ; c'était un réseau sécurisé de poudre de Cheminette, qui les mèneraient directement chez les Greene.

Une fois au manoir, ils gagnèrent l'étage d'Anthea, et s'installèrent dans la pièce , elle donna le fauteuil le plus confortable à Astaroth, près de la fenêtre, non loin d'une table où reposait un gros bouquet de roses fraîchement cueillies qui embaumaient toute la salle. Toute affairée à bien s'occuper d'Astaroth, elle agita sa baguette pour faire monter un plateau de thé fumant, et s'assura qu'il n'avait pas froid.

Anthea avait été belle ; son visage était fin, ses yeux clairs et vifs, ses cheveux bruns épais et soyeux, sa silhouette élancée et harmonieuse. Mais aujourd'hui elle était différente : parce qu'elle était plus sombre et renfermée, son attitude aussi renvoyait cette image, ces traits étaient plus tirés, elle souriait moins, son visage était plus sombre, des cernes creusaient le dessous de ses yeux et elle avait toujours cette expression au visage qui s'apparentait aussi bien à une sévérité empreinte de colère ou bien une tristesse infinie. Plus jeune, elle n'avait pas été très féminine et apprêtée tout de suite - elle était plutôt tête brûlée et un peu garçonne, passant son temps dehors à s'entraîner au Quidditch ; mais quand l'adolescence était arrivée et ses nouveautés avec, elle avait commencé à changer un peu, et à prendre soin d'elle. Elle se souvenait de cette toute première fois où elle avait eu envie d'être jolie et séduisante, parce qu'elle avait rencontré quelqu'un qui lui avait plu - ce quelqu'un qui était assis face à elle en cet instant. Elle retint un petit sourire, en y pensant. Astaroth n'avait pas énormément changé, même si ses traits s'étaient affirmés et qu'il avait grandi. En dehors de cela, il avait toujours le même charme magnétique, les mêmes yeux noirs et brûlants, le même sourire, et la même obstination dans le regard.

Avec lui, elle paraissait tout de même un peu plus... vivante, même si la réalité des choses ne lui laissait pas beaucoup de répit. Comme ils avaient parlé de l'issue de la bataille et des pertes dans les deux camps, elle avait un peu le coeur lourd et laissa son regard errer vers la fenêtre, les roses, l'océan, l'espace d'un instant.

« Pourtant les renforts sont arrivés vite... Tu étais sur place quand ça a commencé, c'est ça? »

Elle aurait aimé parler d'autre chose, profiter plus directement de ce moment avec lui... Mais elle s'en sentait incapable ; au-delà de sa rage et son désir de vaincre, défendre, combattre, elle avait l'impression qu'il n'y avait plus rien à l'intérieur d'elle et que la guerre faisait petit à petit d'elle une coquille solide à l'extérieur, mais désespérément vide.
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MessageSujet: Re: Le parfum des roses [ft. Astaroth ♥] Jeu 7 Mai - 15:20

Intrigue
Des masques blancs au crépuscule
Astaroth n'avait pu résister au tempérament têtue de sa plus chère amie. A peine était-il sorti de St Nicholas, l'épaule bandée, qu'elle l'avait attrapé et sommé de la suivre pour prendre quelques jours de repos. L'américain avait beau plaider sa bonne santé, ou le fait que le pays avait vraiment besoin d'eux, devant le regard si intense de la belle et ses mains qui avaient agrippé son bras avec autant de détermination, Astaroth n'avait pu résister et s'était résigné à rester loin des combats, mais pas pour plus de trois jours, celui-ci compris. Elle l'avait entraîné au sein d'une cheminée dont le réseau était apparemment sécurisé et en un rien de temps, il se retrouva dans une grande pièce de manoir alors que les flammes vertes de la cheminée disparaissaient pour lui laisser une drôle d'odeur dans le nez. Il n'aimait pas tellement utiliser les réseaux de cheminée, trouvant le transplanage bien plus pratique, mais apparemment Anthea doutait de son état de santé pour qu'il soit en mesure de voyager sans se désartibuler.

Elle l'emmena dans ce qui semblait être le salon et il s'installa dans un fauteuil plus que confortable, se massant l'épaule en passant la main sous le col de sa chemise. Ce que les balles moldues pouvaient faire un mal de chien, même après être soigné. Mais du moins, grâce à de talentueux médicomages, on voyait à peine la cicatrice, perdue parmi d'autres qui demeuraient blanchies sur son torse ou dans son dos. Astaroth était sans doute vieux jeu, mais il considérait ces cicatrices comme des médailles de guerre, qu'elles aient été faites par des ennemis, ou par des adversaires au Quidditch du temps où il jouait encore. Soupirant d'aise et profitant du parfum des fleurs fraîches et de l'odeur de sel de mer qui parvenait jusqu'au manoir, il se sentit comme s'il était chez lui, dans son domaine, sa salle folle de grand-mère en moins sur le dos.

Le sorcier ouvrit de nouveau les yeux sur le visage d'Anthea. Ses traits plus durs ne tarissaient en aucun cas sa grande beauté, mais ce qu'il respectait plus encore chez elle, c'était son caractère. Déjà à l'époque, il avait complètement craqué pour ça. Si auparavant il n'avait collectionné que de rapides aventures, aujourd'hui encore, son seul vrai grand amour, c'était elle. Elle était celle qu'il avait aimé, à qui il s'était donné la première fois, même si peu de personnes croyait en cela, pourtant c'était la vérité. Elle avait été, durant son séjour et dans toutes les lettres qui avaient suivies, la femme qu'il désirait plus que tout au monde posséder. Si son sens de la justice aigu l'avait amené à faire certains choix, la décision de revenir en Angleterre passait aussi par le soucis de la savoir en sécurité. Il se savait d'ailleurs capable d'affronter mille sacrifices si pour cela elle pouvait demeurer heureuse et en bonne santé. Et s'ils étaient complémentaires dans de nombreux domaines et qu'elle lui avait rendu bien des services, Astaroth n'appréciait pas trop de savoir Anthea sur les champs de bataille. Mais c'est ce qui la rendait si précieuse et attirante à ses yeux ; elle n'avait  aucun compte à lui rendre pour faire ce qu'elle souhaitait. Elle semblait soucieuse, inquiète, et l'américain soupira presque.

— Oui, j'étais l'un des premiers. J'ai vu Jedusor calciner des mecs vivants sans aucun regret, quoique je suis peut-être mal placé pour parler. J'ai cru que je pouvais respecter mes principes encore un moment, mais quand j'ai vu Anderson avec tous ces... trous, je n'ai pas pu m'en empêcher. J'ai tué mes deux premiers hommes.

Il ne s'en était senti ni joyeux, ni triste. Il avait juste un goût amer dans la bouche, comme le sang de ses ennemis sur les mains. Il avait nettoyé sa dague avec frénésie, si bien que la lame n'avait peut-être jamais été aussi brillante.Il savait que ces meurtres avaient été un cas d'extrême nécessité, mais il s'en sentait tâché. Voyant l'air déconfite de la jeune femme, il sentit qu'il n'était pas sage de s'attarder sur la question. Il sourit légèrement et vint attraper son bras.

— Viens-là ma belle.

Il l'attira jusqu'à lui et la fit s'asseoir sur ses genoux pour placer un bras dans son dos, l'enlaçant presque. Il tenait à se montrer rassurant et il voulait revoir son sourire, au moins une fois. Après tout, ils s'en étaient très bien sortis jusque là, aucune raison que sa change. L'auror caressa légèrement les cheveux de la brune, jouant avec l'une de ses mèches de cheveux. Il se sentait si fragile avec elle à côté, dans le sens où il était incapable de lui résister, et que la regarder dans les yeux était comme plonger dans un océan. Malheureusement, avec la guerre, ils n'avaient jamais repris où ils en étaient restés, et lui-même n'était pas tellement sûr qu'au-delà de l'affection qu'elle lui portait, elle l'aime encore du même amour inconditionnel qu'il lui portait. Ils étaient certainement d'accord pour dire que dans leurs positions, ils n'étaient pas disposés à entamer une relation, mais parfois Astaroth regrettait ces paroles. Il commençait à vieillir, du moins à mûrir assez pour commencer à vouloir une famille, ce qu'il avait longtemps mis de côté. Son blason, « Honneur, Famille, Justice », n'en était que partiellement vrai de ce fait.

— Cesse de t'inquiéter, tout ira bien. Parfois je me dis que j'aimerais être à l'image de mon patronus, tu sais ? Pour pouvoir m'envoler et jouir d'un minimum de liberté au moins une fois depuis des mois. Mais il n'y a bien que les animagus pour faire ça. Avec de l'entraînement, je suis sûr de pouvoir y arriver.

Oui, l'idée lui plaisait bien, et être un aigle royal pouvait s'avérer très utile, d'autant plus qu'il avait toujours apprécié ces animaux majestueux et surtout d'être élevé dans des hauteurs vertigineuses. Il posa la tête contre l'épaule de la patriarche des Prewett, malgré son jeune âge.

— Toujours décidée à laisser ta vie privée de côté pour te battre ? C'est toi qui m'a emmené ici pour souffler, pourquoi tu ne le ferais pas souvent ? Te tuer à la tâche ne fera rien de bon. Je respecte tes choix, vraiment, de toute façon quoi que je dise, tu suis toujours ton instinct, et c'est très honorable. Mais si tu m'écoutais un peu ? Je n'ai pas envie un jour de te voir à l'état de cadavre, tu sais très bien ce que ça me ferait.
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MessageSujet: Re: Le parfum des roses [ft. Astaroth ♥] Ven 8 Mai - 14:55

Elle avait froid, tout le temps froid - c'était étrange, parce qu'elle s'habillait en fonction du temps, et qu'elle passait sa vie à courir et se battre, habitée d'une rage qui brûlait dans ses veines. C'était un froid tout autre, pas vraiment physique ; il lui semblait qu'elle avait froid depuis ce jour où elle avait constaté la disparition de ses parents et mesuré l'ampleur de son chagrin. Ce froid était comme le souvenir de leur mort qui lui collait à la peau, au goût amer et métallique qu'elle sentait parfois entre ses dents. Heureusement, la journée était plutôt belle ; elle eut un léger frisson mais se servit une tasse de thé, comptant dessus pour se réchauffer.

La révélation d'Astaroth la fit lever son regard vivement et elle se perdit un instant dans l'expression de son visage ; jusque là elle n'avait jamais tué non plus, blessé beaucoup et mis hors d'état de nuire, oui, mais ce n'était pas la mort de tous ces gens qu'elle souhaitait, c'était la victoire de son camp et de ses idées. Elle frissonna une nouvelle fois. Ce n'était pas rien de tuer, n'est-ce pas ? Et Alastor n'était pas de ces monstres assoiffés de sang non plus - il l'avait fait parce qu'il était arrivé à ce moment où il le fallait... Sûrement. Comme c'était étrange, comme ils étaient loin de cette première rencontre et des enfants qu'ils étaient encore !... L'idée de la mort semblait à la fois proche et lointaine à Anthea ; elle l'avait ressentie, et elle la désirait plus que tout pour ceux qui avaient tué ses parents, elle vivait cette vengeance, mais c'était si flou, si différent de toutes ces fois où elle prenait sa baguette pour combattre. Elle voulut ajouter quelque chose pour ne pas le laisser sur cet aveu, mais il avait pris les devants : faisant un geste vers elle, il l'avait attirée sur ses genoux.

Cette fois, son petit sourire énigmatique lui avait été entièrement destiné, et c'était comme si quelque chose avait subitement détruit la glace qui l'entourait et lui gelait les os. Son corps se raidit instinctivement l'espace de quelques secondes mais elle céda et se lova contre Astaroth. Elle aimait bien quand il l'appelait ainsi, elle se sentait tout d'un coup rassurée, protégée. Sa main vint se poser doucement sur l'épaule blessée d'Astaroth tandis qu'elle appuyait sa tête contre lui, regardant son visage. Il était plus marqué qu'avant, mais elle aimait bien ces petites zones d'ombre, elle aimait bien le brun mat de sa peau un peu plus noirci d'une barbe naissante, les coins de ses yeux un peu plus tirés. Tout d'un coup elle avait chaud, elle sentait son corps tout tiède contre celui d'Astaroth et c'était comme si elle respirait, enfin ; qu'un poids s'ôtait de ses entrailles. Le parfum délicat des roses venait se mélanger délicatement avec le parfum plus capiteux et viril du garçon, et elle ferma une seconde les paupières pour ne sentir que lui, et vivre ces instants qui ne dureraient pas. Parfois elle était sûre qu'il l'aimait et l'aimerait toujours et que rien ne pourrait être aussi fort - parfois elle se demandait qu'est ce qui les reliait exactement - parfois, elle se demandait s'il l'aimait vraiment, si ce n'est pas que physique ou bien rattaché à leurs souvenirs, et ce qu'elle pouvait bien représenter à ses yeux. Elle n'avait tellement plus l'habitude de se concentrer sur elle-même, ses désirs, ses envies, ce qu'elle devenait et ce qui la constituait puisque tout avait été remis en cause, qu'elle était incapable de comprendre ce qu'elle ressentait et ce qu'on pouvait ressentir pour elle. Mais une chose l'aidait à garder les pieds sur terre au sujet d'Astaroth : elle lui faisait confiance, aveuglément, sans hésiter une seule seconde. Alors, peut-être qu'elle ne savait rien de bien exact, mais au moins, elle se rattachait à cela : aussi longtemps qu'il serait là, elle compterait sur lui.

« Oh ! C'est amusant que tu dises ça ! » dit-elle en relevant la tête. « Je me suis fait le même genre de réflexion ces derniers temps... Parfois, ça pourrait être tellement utile, et même pour l'espionnage ou... Des missions plus particulières ; et c'est tellement pratique dans les situations critiques ! J'ai discuté avec des collègues qui le sont, ils me l'ont tous confirmé. Je crois que je vais le devenir aussi... » Elle eut un petit sourire et intercepta son regard. C'était cela qui entretenait cette confiance inébranlable, aussi : sans se concerter pourtant, ils étaient toujours sur la même longueur d'onde. « On devrait s'y mettre ensemble. La méthode est un peu complexe au début mais rien ne nous résiste, pas vrai ? »

Emportée par son élan, elle piqua un baiser sur sa joue en souriant puis sur ses lèvres. Quand elle se sentait un peu entre deux eaux, comme maintenant, parfois elle osait plus ou moins avoir des gestes de tendresse envers lui mais elle n'eut pas besoin de se questionner pour le coup et se serra un peu plus contre elle tandis qu'elle l'embrassait, fermant ses paupières, oubliant tout le reste.

« Tu sais bien que je n'ai pas le choix » répondit-elle, le visage un peu plus fermé. Elle avait son combat et Astaroth le savait très bien - il le partageait, dorénavant, même si ce n'était pas exactement son pays, sa famille. Tout se mélangeait, à présent. Et puis, lui aussi avait un but, lui aussi avait une ambition et quelque chose qui le faisait vibrer. Anthea avait sa vengeance à tenir, et elle ne pouvait pas lui échapper. L'écouter, pour quoi ? Pour partir se reposer tranquillement à la campagne et attendre que la guerre se finisse, qu'importe son issue ? C'était impensable... « On n'a pas vraiment le choix... » murmura-t-elle. « Peut-être qu'un jour tout ça sera fini, et alors je te promets, je soufflerai » plaisanta-t-elle avec un petit sourire. « En attendant, c'est promis, on se repose tous les deux quelques jours, tu as ma parole ! » Elle déposa un baiser sur son épaule blessée. Finalement... Ce n'était pas une mauvaise chose qu'il doive se reposer, au fond : elle l'avait rien que pour lui.

« Tu as vu mon frère et ma soeur récemment ? Ils vont bien ? » demanda-t-elle tout de même - elle ne ratait jamais une occasion de demander de leurs nouvelles à ceux qui se rendaient à Poudlard. Astaroth y donnait des cours de duel, ce qui amusait toujours Anthea, car en matière de duel il était le plus fort et ce depuis longtemps, il devait être tellement dans son élément à dispenser ses astuces aux apprentis sorciers ! Cette fois elle entoura les épaules du jeune homme de ses bras et joignit ses mains derrière son cou, lui faisant face en souriant. Pourquoi ces yeux là avaient-ils autant de pouvoir sur elle ? Elle l'ignorait, mais la chaleur qui en émanait l'enveloppait toute entière et l'arrachait au reste du monde, qu'elle ne regrettait pas.
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MessageSujet: Re: Le parfum des roses [ft. Astaroth ♥] Lun 18 Mai - 14:26

Le parfum des roses
w. Anthea
Astaroth se sentit davantage reposé, bien dans sa tête. Cela faisait un moment qu'il ne s'était pas senti ainsi, à pouvoir profiter un peu du temps que lui léguait la vie. Anthea était parfaite dans ces moments-là. Aussitôt l'avait-il revu, depuis ces jours où ils étaient encore adolescents, qu'il s'était enfin senti lui-même, entier. Comme si ses veines faisaient à nouveau circuler son sang, comme si ses poumons s'emplissaient enfin d'oxygène. Il avait toujours voulu être avec elle, malgré les obligations. L'américain était toujours resté discret sur tous les plans que lui avait fait sa grand-mère, cette vieille Lestrange qu'il détestait au plus haut point. Sa mère était morte en couches et son père avait toujours été soumis et relativement stupide. Or, Astaroth ne l'avait jamais entendu de cette oreille. Il avait réformé les devises de la famille, avait centré ses intérêts non plus selon la doctrine des sang-purs anglais, mais comme lui l'entendait. Il n'était peut-être pas bon par nature à cause du sang qu'il était forcé de porter, mais il avait le désir de le devenir. Malheureusement, même à son âge, il ne s'imaginait pas que tuer lui ferait aussi mal. Aussi, après ce qu'il avait fait ce jour-là, sur le champ de bataille, savoir Anthea à ses côtés était réconfortant pour lui.

Alors qu'ils discutaient, le sujet de l'animagus revint sur le tapis. Astaroth eut un grand soucis devant ce concours de circonstances, décidément, ils ne pouvaient penser à rien sans que l'autre pense la même chose, si c'en était parfois perturbant, là c'était plutôt amusant.

— Bien sûr qu'on fera ça ensemble, mais pour l'espionnage... Rappelle-moi ce qu'est ton patronus ? Un tigre ? Haha, je ne pense pas que tu seras tellement discrète ainsi ! D'ailleurs, cela reflète bien ta personnalité, et j'adore ça.

Il finit à peine sa phrase qu'elle embrassait sa joue, puis, dans la foulée, ses lèvres. Sans cligner des  yeux, Astaroth regarda la brune dans les yeux alors qu'elle reculait un peu, il demeurait sans voix. Ils ne s'étaient plus embrassés depuis des années, depuis ce voyage, même s'il en mourait d'envie depuis. Le fait était qu'il voulait la laisser venir à lui, à son rythme. Elle semblait cependant inquiète, ou du moins, elle disait encore ne pas pouvoir faire un pas en avant, construire quelque chose. Astaroth pinça légèrement les lèvres d'un air dépité alors qu'il posait la joue contre la paume de sa main, de son coude appuyé contre le fauteuil. Il voulait la rendre heureuse, mais elle avait le caractère difficile et têtu, alors il ne savait pas trop comment. Alors qu'elle demanda des nouvelles de son frère et de sa sœur, Astaroth eut un petit sourire.

— De ce que je vois, et de ce que je sais, ça a l'air d'aller, ta sœur est toujours souriante quand je la vois, et ton frère, aussi sérieux qu'il est, a l'air de très bien s'en sortir. Et si ça devait tourner mal pour eux, je ne suis pas tellement un professeur à proprement parler, j'irai les défendre. Ils sont un peu comme ma famille, comme les frère et sœur que je n'ai pas eu.

L'auror sourit de nouveau. Il n'avait pas le plaisir de les avoir dans son cours de duel, mais il avait toujours l'oeil sur des personnes bien précices. Tout comme, même si on en attendait rien e lui, bien au contraire, il avait l'oeil sur son cousin Alexander. La fille Lestrange, Iseult, s'en sortait très bien seule. Après tout, techniquement, les affaires de la famille Lestrange n'était plus son affaire depuis qu'il avait refusé d'épouser cette cousine, bien trop jeune pour lui et pas à son goût. Non, ses sentiments étaient scellés ailleurs, pour une autre femme. Anthea l'avait embrassé après tout, comment lui était-il possible de résister ? Ce n'était pas comme s'ils en étaient à leur première fois. Alors il passa une main contre la nuque de la belle, lui fit pencher la tête et embrassa son cou, respira son parfum du même coup. Ses lèvres remontèrent contre son oreille, avant de venir contre ses lèvres, pour lui rendre le doux baiser qu'elle lui avait donné. S'il avait encore 19 ans comme à l'époque, il aurait agi de la même façon, il les aurait enfermés dans une chambre, dans une pièce, et il lui aurait fait l'amour sans chercher plus loin, pendant des heures, comme un passionné. Mais aujourd'hui, il était plus vieux, plus mature, atteint par la guerre, comme elle. Il était plus doux, plus sensible à la personne en face de lui. Et là, l'amour rendait les choses plus tendres encore. Mais il avait envie d'elle, il mourrait d'envie de sentir sa peau contre la sienne.

Il posa la main dans le dos de la belle, au creux de ses reins, pour la faire se coller à lui. Même s'ils n'en arrivaient pas à se retrouver nus l'un contre l'autre, à se manger des yeux, Astaroth voulait sentit Anthea contre lui, entendre sa respiration, deviner le goût de ses baisers, de sa langue. Il ne voulait pas réfléchir. Plus maintenant. Cela ne se limitait même plus à la simple envie charnelle, Astaroth était fou amoureux d'elle.

— Je te veux à moi tout seul depuis la première fois que je t'ai vue. Je veux que tu sois mienne, je veux continuer ma vie avec toi. T'es la seule que je veux. Un jour, quand tu seras prête, je ferai ça bien, dans les formes. Ne te refuse pas à moi, Anthea, qu'importe ce qu'il se passe dehors, j'ai besoin de toi. J'ai envie de toi. Je serai patient, autant qu'il le faudra. Je suis prêt à attendre. Alors je te le demande.

Il lui vola un nouveau baiser, plus passionné, alors que ses doigts caressaient le dos de la belle, avides de sentir sa peau.

— Toi, est-ce que tu m'aimes comme je t'aime ? Plus que tout ce qui existe, plus que n'importe qui sur cette terre. Est-ce que tu accepteras de me donner ta main quand je te le demanderai ?
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MessageSujet: Re: Le parfum des roses [ft. Astaroth ♥] Jeu 25 Juin - 15:23

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