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Quand le monde s'écroule autour de nous ft Gaia

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MessageSujet: Quand le monde s'écroule autour de nous ft Gaia Mer 6 Mai - 13:15

Quand le monde s'écroule autour de nous

La soirée me semblait anormalement longue et j'aurais souhaité ne pas être préfète pour pouvoir me cacher sous la couette et oublier que je vivais dix mois sur douze dans cet affreux château. Gabriel était arrivé dans ma vie en tant que petit-ami aussi vite qu'il semblait en sortir et tout ça me démoralisait plus que tout. Avec l'incident du parc, j'avais l'impression d'être prise entre deux feux. Gabriel n'avait même pas voulu de moi à son chevet à l'infirmerie, et depuis, on ne se parlait pas beaucoup, il semblait même m'éviter et toujours jeter un regard noir à Lestrange. Moi, dans tout ça, j'esquivais l'un comme l'autre, ce qui devenait très difficile durant nos rondes de préfets. Je croisais d'abord Lestrange dans les escaliers au cinquième étage et ne lui accordais qu'un rapide bonsoir sans même sourciller. Il avait mis je ne sais quelles idées dans la tête de Gabriel et j'avais envie de lui tordre le cou et d'en faire de la purée. Je descendis encore les escaliers en ayant un drôle de pincement au cœur.

Plus bas au deuxième étage, c'était Gabriel qui était là. Il passa, l'air absent, distrait, ou du moins était-ce l'air qu'il voulait donner ? Je baissai les yeux, le voyant passer sans rien dire ni relever les yeux. Et ce pincement au cœur se transforma en un véritable gouffre. Je me sentais céder comme un barrage trop longtemps exploité. Je me posai dans un coin à l'abri des regards pour prendre le temps de souffler l'espace de cinq minutes avant que Gaia ne me rejoigne à la fin de notre tournée. Je souris, forcée, et la suis sans plus rien dire. Moi qui d'habitude trouvais toujours quelque chose à dire, je restais muette, à réfléchir à la situation.

Ce n'est qu'une fois dans la salle commune, très tard, que je restai sur le sofa près de la cheminée à ruminer ma mauvaise chance. Et je sanglotai en silence pour que personne ne m'entende, de toute façon quasiment tout le monde était couché à cette heure. Il n'y avait que Gaïa qui demeurait dans la salle commune mais elle n'était vraiment du genre à aller vers les gens ou à leur demander des comptes, c'était une fille discrète qui ne s'immisçait pas dans les problèmes des autres. Mais là, à vrai dire, j'avais bien besoin d'une amie à qui parler et à qui demander conseil.



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MessageSujet: Re: Quand le monde s'écroule autour de nous ft Gaia Mer 17 Juin - 0:50


Quand le monde s'écroule autour de nous
You make me feel less cynical.


L’ambiance au château était morbide depuis quelques semaines. La rentrée ne fut pas de tout repos avec l'attaque qui ravagea Pré au Lard et désormais l’inquiétude et les doutes s’immisçaient de plus en plus dans les pensées des résidants de l’intimidante bâtisse. En effet, voir le crime pénétré au sein même du berceau de la jeunesse magique avait recouvert d’un voile d’appréhension les élèves comme les professeurs. Pour autant, contrairement à bon nombre d’autres, Gaia n’avait pas peur. Elle se savait en sécurité, son père y veillerait en dépit de toutes les frasques qu’elle avait pu commettre ces deux dernières années. Oui, Gaïa avait toujours la certitude que son père adoptif ne lui tournerait pas le dos même si leurs opinons divergeaient  concernant le sort qui devait être réservé aux moldues.  Isaac l’aimait beaucoup trop pour la mener à une mort certaine. Tout de même, la situation prenait un tournant plus que  dramatique. Quand tout cela prendrait-il fin? La rouquine n’aurait su dire . Elle savait simplement que Jedusor renforçait son emprise sur la population magique et que chaque jour de nouveaux sorciers se rangeaient sous la bannière de la guerre. Du moins ce fut ce que lui expliqua la volcanique Freyja, sa mère, dans un courriel. Bien entendu, l'ex épouse du patriarche Stones s’assura de rendre le contenu de sa lettre incompréhensible pour les curieux à l’aide d’un code secret uniquement déchiffrable pour les Stones.

Le soir avait coulé sur le château. Doucement les élèves présents dans la salle commune des Griffondors la désertaient un à un pour gagner les dortoirs. Dans les couloirs, il ne resta plus que la jeune Gaïa qui les arpentait afin de vérifier qu’aucun élève ne s’amusait à y errer. Furtivement,  elle retint un bâillement. Ne semblant pas encline à concéder à la fatigue davantage d’emprise sur sa personne. De plus, rares étaient les fois où ses songes n’étaient pas hantées par le souvenir de sa regrettée Médée. Parfois, Gaïa se réveillait en sueur, totalement pétrifiée par les images violentes et sanguinolentes qui lui apparaissaient.  Le corps inerte et froid de sa sœur qui gisait au sol était une vision qui  s’imposait à elle à chaque fois qu’elle s’autorisait quelques heures de repos.   Les crises de panique faisaient partie intégrante de sa vie et elle ne trouvait toujours pas le moyen de se débarrasser de ces plaies. Refusant obstinément tout suivis médicaux que l’infirmière du château lui avait recommandés, car cela reviendrait à écarter sa souffrance, à s’en détourner comme si cela n’avait été qu’un mirage au lieu d’une réalité bien concrète et se perdre ainsi en reniant cette tragédie  fut tout bonnement impensable pour la Stones.

Au bout d’un certain temps Gaïa revint à la réalité. Sa tâche de préfet en chef accomplie, elle se rendit dans à nouveau dans la salle commune presque déserte. Ses camarades dormaient tous à poing fermé, à son exception et celle d’Annabeth, l'autre préfet des rouge et or et  sa cadette d’un an. Celle-ci lui sourit et Gaïa lui répondit par un hochement de tête. Ce ne fut là  rien de plus qu’une singulière amabilité. Il fut vrai que le passé la jeune femme s’était extrêmement bien entendu avec cette autre Griffondor, mais la disparition de sa jumelle avait rendu Gaïa bien plus distante, avec elle comme avec tout le reste de son entourage.  Elle ne chercha donc pas à tenir une conversation avec l’impétueuse Wallis et se contenta d’aller s’installer dans l’un des fauteuils avec dans les bras son adorable lapin Ambroise. La solitude, c’était peut-être ce qui réussissait le plus la jeune femme depuis la disparition de sa moitié. Personne ne pouvait réellement la comprendre et dans un premier temps Gaïa avait été terriblement amère. Elle l’était encore un peu  mais faisait des efforts pour se montrer plus aimable.  

Gaïa soupira un peu à cette réflexion tout en caressant machinalement le pelage immaculé du lapin. La présence réconfortante de son ami de toujours l’apaisait quelque peu. Son regard se posa sur celui de la boule de poils sur ses genoux et elle esquissa un sourire. Elle songea au fait qu’Ambroise devait mener une vie plus que satisfaisante. Il n’avait pas d’autres préoccupations que manger, dormir et réclamer l’attention de sa maîtresse et c’était là le plus grand des luxes.

Soudainement les pleures  de la ravissante blonde  qui s’était montré plutôt calme jusqu’à présent lui parvinrent. Ils se faisaient  de plus en plus bruyants. Au point que Gaïa ne put feindre davantage de ne pas les entendre. Elle se leva et déposa Ambroise sur le fauteuil puis s’approcha doucement du feu de cheminée où se trouvait Annabeth. Terriblement mal à l’aise,  elle s’installa en face d’elle, à même le sol avant de laisser son regard heurter celui inondé de la préfète.

-Je t’écoute, j’ai tout mon temps.

La rouquine s’adossa au mur afin de se mettre plus à l’aise tout en regardant les flammes, ne voulant pas imposer son regard à Annabeth. Toutes deux n’avaient presque plus que des rapports cordiaux ces derniers temps, mais Gaïa ne parvenait pas à la laisser livrer à elle-même.  Probablement en souvenir de leur amitié passée.

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MessageSujet: Re: Quand le monde s'écroule autour de nous ft Gaia Jeu 18 Juin - 21:23

Quand le monde s'écroule autour de nous


Quand Gaïa s'avança devant moi pour s'adosser contre le mur près de la cheminée, cédant sa tranquillité pour mes pleurs irréguliers, je savais qu'elle faisait à un effort qui était devenu peu commun depuis la perte de sa sœur. Médée, je l'avais bien connu, et sa gentillesse et sa fragilité m'avaient touchée, au point que tout comme Gaïa, elle était devenue mon ami. Alors évidemment, son décès m'avait nettement perturbée. C'était au début de la guerre, lorsque les premières vagues de défunts avaient balayé le monde magique en Angleterre.  Si j'avais été touchée par ce drame, ce n'est qu'en perdant mon père, l'été dernier, que je saisis à quel pointe cette perte pouvait être douloureuse. N'ayant plus non plus ma mère, qui avait fui le pays, je ne trouvai de refuge qu'après de ma famille restante. Aussi, en voyant s'éloigner mon amie au fil des mois et se reposer essentiellement sur elle-même, je craignais que notre amitié soit définitivement perdue.

Alors la voyant là, me dire que je pouvais me confier, m'enleva un énorme poids de l'estomac. Quand bien même, j'étais assez chamboulée et je n'étais pas sûre, qu'en tant que bonne Gryffondor, elle puisse comprendre mes doutes, surtout s'ils concernaient Alexander Lestrange. « Ca ne va pas très bien mais je ne voulais pas prendre de ton temps... » avouai-je, gênée qu'elle se sente obligée de venir me consoler. « On va dire que... Tu dois être au courant de ce qui s'est passé au parc avec Gabriel et Lestrange... Gabriel a ses sautes d'humeur, il va mal et autant je ne peux ni l'aider, ni l'empêcher de prendre ses médicaments, autant ses idées noires m'effraient beaucoup. Je te jure, j'ai peur de ce qu'il pourrait faire, pas pour moi, il ne me fera pas de mal, physiquement parlant, mais... Il pourrait devenir dangereux sans même s'en rendre compte, pour les autres et pour lui-même. Je ne sais pas si je vais supporter ça... ».

Je me mordis la lèvre. J'aimais Gabriel, pour sûr, depuis un moment de base en tant qu'ami, mais qu'il rumine des idées noires au point d'en utiliser des sortilèges impardonnables me glaçait le sang. Moi qui était pour leur interdiction et leur répression pure et dure, même si nous étions réconciliés, ses différentes absences me rappelaient sans cesse l'incident du parc. Et à cela s'ajoutait Alexander, l'intrigant. Car pour l'être, je l'étais vraiment, et j'avais vraiment le doute. Si je m'étais refusée à le croire, il était maintenant indéniable que je ressentais quelque chose. Un je ne savais quoi. « Il n'y a pas que ça... C'est... C'est Alexander Lestrange. Ne me juge pas... Il s'est passé beaucoup de choses, on a eu beaucoup de conversations... Je crois qu'en un sens il... Il me plaît. Et c'est mal, non ? Surtout en ce moment... J'ai essayé d'y faire face. Maintenant je me rends compte que c'est peut-être impossible de combattre ça et pourtant là aussi j'ai peur. Lui aussi, je sais ce dont il est capable. »

Je n'avais pas vraiment envie de vivre dans cette peur de ne tomber que sur des fous alliés et pourtant, à chaque fois il avait semblé sincère, mais l'incident de la grande salle laissait encore des marques. Devais-je tout de même le laisser avancer vers moi ?



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