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When, your family is gone [LIBRE]

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MessageSujet: When, your family is gone [LIBRE] Sam 4 Avr - 12:56



When, your family is gone

Nous tenons de notre famille aussi bien les idées dont nous vivons que la maladie dont nous mourrons.

Elle finit d’un point furieux sa lettre contre le chef des Aurors. Les pauvres défenseurs du monde magique avaient si bien échoué dans son estime, qu’elle avait du mal à ne pas en trembler de colère. Elle était nerveuse et en colère contre le monde entier. Elle n’avait pas peur de le dire, de leur écrire sa déception. Elle en avait plus que le droit, elle était de cette famille brisée et définitivement brisée désormais. Elle n’avait certainement pas d’espoir et même aucun pour tout dire. Savoir par la presse que son père avait été emmené et capturé par cette vermine de moldu. Elle en avait les nerfs à vif, elle en avait le sang qui bouillait dans les veines, elle n’avait qu’une envie aller tout de suite à Londres pour l’arracher des griffes cette Seymour et de la tuer par la même occasion. Mais elle avait des principes, elle avait juré qu’elle soutenait le directeur de Poudlard, en le soutenant, elle prônait la paix et le calme pour que cette guerre finisse au plus vite. Alors que pourtant, elle n’avait qu’une envie, celle de mettre Londres à feu et à sang pour retrouver son père. Elle n’avait aucune honte à ressentir ce genre de sentiment, pour elle, c’était humain, Eurydice ne pouvait tenir que sa seule famille. Sa mère était partie, son père était prisonnier, elle ne pouvait pas se retrouver seule maintenant, elle avait besoin d’eux. Mais qui était-elle pour être aussi égoïste ? Alors qu’elle était la fille de ce même homme qui avait envoyé tant de parents se battre pour en fin de compte briser les familles de ses derniers avec la mort. Elle en avait des larmes, de rage pure, de tous ses sentiments négatifs, elle ne pouvait pas supporter d’être la fille de cet homme qui envoyait des gens à l’abattoir, alors qu’elle ne supportait pas non plus que ce soit ce même homme qui allait passer sur une potence.

Vivement, elle amorçait un mouvement en arrière de son crâne, relâchant sa longue chevelure corbeau dans le vide. Ses appartements semblaient tellement froids. Vide, la rentrée n’était que le lendemain et elle avait peur de ce qui pouvait se passer ce jour-là, elle était dans la crainte. Totalement perdue. Elle prenait ses fonctions en tant que directrice de maison, comment ne pas être apeurée. C’était tout à fait normal, mais à cette peur, l’excitation devait se mêler et elle n’arrivait à rien, elle ne pensait qu’à une chose, se venger, durement et froidement. Si jamais son père en perdait la vie, elle aurait du mal à se relever. Elle aurait du mal à en survivre, elle ferait tout pour sa famille, même si cette dernière était une famille de meurtrier fou. Elle les protégerait. C’était ça, l’Eurydice Spencer-Moon qu’on connaissait. Cette vierge farouche qui n’avait pas peur de se battre pour ses idéaux, alors qu’aujourd’hui, elle aurait préféré être une enfant qui n’avait aucune responsabilité. Et pourtant, elle avait besoin de cette pression pour se forcer à se lever le matin, se dire que sans elle, il n’y avait pas cette chose importante pour diverses personnes. Ce dire qu’elle était utile à quelqu’un ou à une cause, ça la motivait à oublier cette rancœur et ces sensations néfastes à son engagement de professeur. Peut-être aurait-elle mieux fait de rester au sein de la brigade magique. Qui sait ? Peut-être qu’elle aurait déjà aidé à mettre fin à cette guerre sans queue ni tête.

Finalement, le soleil allait déjà vers les plaines quand elle se décida de faire le tour du château. Remplie d’élèves orphelins, elle n’avait pas le temps d’écouter des doléances ou des pleurs ce soir. Elle avait les siens à pleurer et elle avait trop envie déverser sa colère et sa peine ailleurs que sur ces pauvres enfants qui avaient tout perdu ou une partie. Cette haine fébrile qu’elle avait à l’intérieur, si elle faisait quelques choses de regrettables ce soir, ça serait basculé dans un monde qu’elle ne pouvait soutenir. Certes cela fait presque un mois que son père était de ces prisonniers sorciers et pourtant, il n’y avait nulle exécution dans les journaux ou dans quelques radios que ce soit. Voir sa tête pendre au bout d’un pique. Son cœur se perdit en loupant un battement. Depuis le début de cette guerre, elle avait cette peur secrète et ne doutait point que finalement son épouventard avait pris une autre forme que celle d’Érik. C’est vrai que de la poupée en porcelaine, puis son défunt mari, l’épouventard d’Eurydice avait changé. Mais elle ne voulait même pas être au courant d’une telle chose, si elle en avait peur de cette mort, c’est qu’elle allait arriver indéniablement. Alors, elle avait ainsi foulé l’herbe verte du parc, cette herbe avait bien de la chance de ne pas être brunie par les rayons d’un soleil trop cuisant, mais elle était aussi en sûreté ici même.

D’un coup, elle tomba dans cette même verdure. S’y allongeant avec allégresse, regardant le ciel. Alors que tout semble semblable pour les gens, sorciers et moldus. Pourquoi faire la guerre et ne pas s’entendre. Les sorciers ont tant de facilité à faire des choses et les moldus d’autres. Et cette guerre le démontrait très bien, les sorciers sont habiles pour la défense et les moldus pour l’attaque. Alors que chacun chérit ce que l’autre peut chérir également. C’était une guerre d’idéologie plus qu’une guerre préventive comme le soutenait cette petite garce de Seymour. Ah cette pensée, la professeure arracha une touffe d’herbe de l’endroit calme où elle reposait. SE battre contre un monde, c’était pire que de se battre entre eux. Mais si une guerre civile éclatait en plus d’une guerre contre les moldus, c’était terminé. C’était même l’implosion qui les guidait. Autant dire que ce c’était cela qu’il fallait éviter à tout prix, une guerre entre sorciers. Mais ce Jedusor… Eurydice y songea un instant. Que ne donnerait-elle pas pour avoir son courage de se rebeller contre les moldus, juste l’espace de quelques heures pour sauver son père ?

Finalement, elle se tourna sur le côté, voyant de loin, les rives sombres du lac noir. Se sentant finalement seule au monde avec son dilemme cornélien.

crackle bones
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