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Terminé | Sortons la tête de l'eau (PV Alex)

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MessageSujet: Terminé | Sortons la tête de l'eau (PV Alex) Sam 4 Avr - 0:11

SORTONS LA TÊTE DE L'EAU

J'avais fini une longue journée de cours interminables suivie d'une soirée de ronde musclée. Je n'avais pas croisé Shaula -Merlin merci- et j'avais évité de nouveaux duels. L'année avait à peine commencé que je me sentais déjà fatiguée et à bout de nerfs. Jamais surveiller les couloirs ne m'avait semblé si difficile et je me disais que de devoir subir tout cela par les temps qui couraient était vraiment insupportable. J'avais encore la mort de mon père pour me hanter toutes les nuits mais je n'avais pas à me plaindre car pas mal de monde était dans mon cas. C'était sans doute ça, le plus douloureux. De ne pas pouvoir craquer, de ne pas pouvoir se relâcher, se laisser-aller. Je devais être solide pour William, solide pour Gabriel, solide pour moi-même et tellement d'autres que c'en devenait pesant. Et je ne voulais pas laisser tomber. Je ne pouvais pas. Sinon qui tiendrait tête à ces vipères de Black et Lestrange ? De toute façon, quand on en voyait une, on voyait l'autre, entourées par une meute de bons chiens dociles et débiles qui ne les suivaient que parce qu'ils voulaient des faveurs et bien se faire voir. Je n'étais pas certaines qu'ils connaissent tous des notions comme l'amour, ou l'amitié. Ça faisait peut-être bête à dire, niais même, mais je croyais en ces principes.

Pour me détendre, il n'y avait pas mille endroits ni mille activités à faire. Étant préfète, il y avait une salle particulière où personne ne viendrait me chercher ni me déranger, de plus j'étais sûre, selon les habitudes de certaines, que je ne tomberais ni sur la peste, ni sur le choléra. La salle de bains des préfets était l'endroit rêvé. Je montai au cinquième étage à pas de loup vers vingt-deux heures, m'assurant que tous les préfets aient fait leur travail et que tout le monde soit bien au chaud dans leur salle commune. La porte de la salle des préfets était toujours aussi imposante et gardée par le fameux mot de passe que tous gardaient férocement. Après avoir exprimé les trois mots magiques, je pénétrai dans la pièce en posant ma robe de sorcière dans un coin. Dessous je retirai ma robe et mes collants ainsi que mes sous-vêtements et fis couler l'eau colorée des multiples robinets d'argent de la pièce. La sirène du vitrail s'était déjà réveillée et entortillait ses cheveux de verre dans ses doigts transparents. Je souriais à l'idée d'être à moitié semblable à ce genre de créatures. Je trouvais les sirènes si fascinantes, elles, vivant dans le lac non loin, quand moi-même je me voyais comme une sorte d'anomalie au milieu de l'école. Peu nombreuses étaient les semi-vélanes, et peu étaient celles à ne pas profiter vraiment de cet atout. J'en faisais partie. L'idée même d'attirer un garçon avec ma beauté me faisait froid dans le dos, déjà qu'ils n'étaient pas bien malins au premier abord, les voir presque baver ou me prendre pour un objet de conquête était encore plus refroidissant. Rien de tel pour faire taire des hormones.

L'eau chaude du bassin, colorée de turquoise, de mauve et de doré, eut le don de détendre tous mes muscles, des cervicales jusqu'aux mollets et de me vider la tête de tout un tas de questions. Pourquoi Shaula et Iseult étaient davantage cruelles qu'auparavant, pourquoi Alexander avait d'étranges réactions, pourquoi Gabriel voulait un rapprochement soudain, pourquoi Mercedes agissait comme une détective privée, et pourquoi Sio faisait tout pour maintenir le précédent Lestrange loin. Tout semblait toujours tourner autour de lui. Il me laissait l'image d'un serpent qui créait les situations les plus délicates pour ensuite les désamorcer comme un héros. Il donnait de quoi évacuer sa colère à Shaula pour lui couper tout le plaisir ensuite, c'était à la fois amusant et déroutant. Comme s'il la faisait tourner en bourrique. Mais je me fichais bien de leurs histoires. Ces deux-là étaient apparemment fiancés et pourtant, ils avaient l'air de deux aimants se repoussant mutuellement. L'idée d'une demoiselle Black ne parvenant pas à ses fins était, là, quand même amusant. L'heure tournait au bout d'une bonne heure, je décidais de sortir de mon petit paradis à bulles. Je commençai à m'essuyer le corps quand j'entendis du bruit derrière la porte. Par précaution, j'enfilai mes sous-vêtements et ma petite robe. Loin de moi l'idée de m'exhiber plus que ça mais j'étais encore à moitié trempée ce qui était assez désagréable.

Finalement quelqu'un entra et je pinçai les lèvres. Si c'était Shaula, elle finirait noyée dans le bain. Seulement c'était un tout autre fléau, ou presque... Alexander. Quand on parlait du loup, pour de vrai. Je m'y attendais si peu que je restais de marbre quelques instants. J'avais à la fois envie de lui coller mon point dans la figure, et envie de passer mon chemin sans rien dire. Pourtant je ne bougeai pas de là, attendant presque qu'il soit le premier à parler, à décocher un mot. Je comptais agir selon lui. Comment expliquer ce que je ressentais à chaque fois que je me trouvais dans la même pièce qu'Alexander Lestrange ? Depuis peu j'avais des doutes, des émotions en bataille qui vagabondaient dans mon esprit pour me tourmenter. Rares étaient les garçons qui m'attiraient autant, physiquement parlant. Il était beau, avec son air de brun ténébreux, mais pour l'instant, je ne lui trouvais vraiment que ça. Il avait le même caractère que tous les autres Serpentard, sans doute en pire, puisqu'il représentait à lui seul un grand héritier. Logique de sang-pur indétrônable, monsieur était considéré comme un prince dans une maison prise pour son palais royal. Je fronçai les sourcils. Alors pourquoi il y avait cet espèce de courant qui me disait qu'il n'était peut-être pas si mauvais que ça ? Sans doute la suite d'événements tragiques qui m'embrouillaient l'esprit.

Pour le coup, je récupérais mon sac de perles ainsi que ma robe de sorcière et ma cravate rouge et or. Ma baguette était à portée. Malgré ce tout à quoi je pensais, je tenais à rester prudente pour éviter le pire, dont une scène de réjouissance pour ma plus grande ennemie ici au collège.



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MessageSujet: Re: Terminé | Sortons la tête de l'eau (PV Alex) Lun 6 Avr - 21:04

Sortons la tête de l'eau
La nuit était bien plus calme que le jour et il en profitait avec allégresse. Bien qu’il ait des obligations bien à lui. Alexander avait ce petit nostalgique, ce côté poétique qui venaient à lui une fois la nuit tombée. Cette façon qu’il avait d’être distant la journée, c’était une couverture un masque pour ne pas montrer sa haine, ou sa peine. Il n’avait que peu de temps à lui et il profitait de la fin de ses rondes, de la fin de sa vie d’étudiant pour redevenir quelqu’un de plus normal avec des sentiments et des ressentis. Il n’avait pas vraiment envie de passer pour le méchant à chaque petite bataille entre le camp des Lions et celui des Serpents. Mais d’un naturel impulsif, Alexander avait du mal à comprendre pourquoi il agissait plus avec ses sentiments qu’avec son crâne. Certes, parfois il se posait et prenait le temps de réfléchir. Et rien n’était mieux que la nuit finalement pour réfléchir et il n’y arrivait désespérément pas ce soir. Il y avait trop de choses qui le torturaient. Beaucoup trop. Il avait le regard las, malgré l’air dur de son visage. Naturellement, il serait renté dans son dortoir et aurait profité de la douceur nocturne au chaud dans son lit. Mais malgré tout, il avait besoin d’un instant à lui sans ronflement ou visite importune d’Iseult qui avait le don de venir le trouver quand il fermait les baldaquins de son lit. Il avait donc dit à Shaula qu’il prenait la direction de la salle de bain des préfets et il avait insisté sur le seul à la fin de sa phrase. Il en avait besoin, toute cette rentrée s’était déroulée si vite et si mal en même temps, déjà une semaine depuis le carnage de la grande salle. Et tout le monde avait eu son lot de punition, même lui. Le professeur Spencer-Moon n’y était pas allé de main morte et il avait été de corvée de pliage de lettres en direction du Quartier Général du Ministère durant toute la semaine de vingt heures à vingt et une heure, chaque soir.

La prise de cette décision était tout autant dut par l’attitude exécrable de Shaula qui avait eu elle aussi son lot de punition, et l’envie qu’il avait d’éviter Iseult. Alexander avait trop de grain à moudre depuis cette petite guérilla de gouter. Et il n’avait pas forcément envie d’entendre plus, plus de plaintes ou plus de plans machiavéliques de vengeance à l’encontre des Gryffondor alors que c’était le jeune Yaxley qui en demandait plus encore, alors qu’il n’était pas présent. Cela ne servait certainement à rien à l’heure actuelle d’aller chercher des noises aux lions ou aux blaireaux. Tout le monde en avait pris pour son grade. De fait, il regarda à gauche puis à droite pour montrer les escaliers au pas de course, l’exercice lui manquait cruellement et il n’avait pas d’autre choix que d’en faire cacher de tous. Sinon, il aurait un mal fou à ne pas avoir le regard désireux de Shaula et de sa jumelle sur lui. C’était presque de trop. Être l’enfant qu’il était autre fois lui manquait et changer pour convenir aux normes sociales des sorciers était de plus en plus liberticide. Depuis quand était-il devenu le petit enfant roi et l’héritier d’une famille importante ? Depuis peut-être qu’il avait passé les portes de ce château. Peut-être depuis que son père était devenu fou ? Tant de facteurs pouvaient permettre de croire qu’il était devenu arrogant et méfiant depuis longtemps. Mais pourtant, c’était autre chose. Quelque chose de bien plus profond. Mais c’était son secret finalement. Dans la beauté de sa solitude, le brun murmura le mot de passe à la porte discrète de cette salle de bain presque privé. Il y pénétra en un instant.

Ce même instant, dans la salle déjà parfumée de diverses essences, il regarda Wallis. Elle devait surement sortir du bain sans que l’on sache vraiment depuis combien de temps, mais elle gardait les stigmates de sa baignade fraîchement terminée avec la pointe de ses cheveux blonds encore mouillés. L’un comme l’autre était pétrifié par la vision de l’un qui venait de pénétrer dans une intimité et de l’autre subjugué alors qu’il n’aurait dû l’être. Les méfaits du sang faisaient aller et venir un homme dans des abysses que même Alexander ne comprenait pas. Il la trouvait belle, mais il ne l’enviait pas à Iseult. La question était là, il y avait autre chose en lui qui se faisait appeler par la lionne. Ils se dévisageaient, l’un comme l’ » autre. Alexander attendait un mot, une parole qui ne vinrent pas. Autant dire qu’il pouvait comprendre avec aisance. Il l’avait blessé et elle en garderait surement des traces. En particulier durant les changements de saisons. La médecine magique était performante, mais elle ne pourrait certainement jamais guérir totalement un corps. Il le savait parfaitement, tant son épaule le faisait souffrir depuis l’assaut de Sullivan. Mais il s’en remettrait sans peine, finalement, c’était les risques de la haine, il ne pouvait pas en être autrement quand des gens se détestent. Pourtant, malgré ses espoirs muets et ses interrogations, Annabeth ne décrochait pas un mot, se contentant de le regarder comme pour le sonder. Alexander eut le don de grimacer rien qu’en pensant à cela. Il n’aimait pas être le sujet de diverses questions, peu importe leurs sujets, il n’aimait pas être le centre d’attention, laissant à Iseult ce privilège. Pourtant, ce fut son tour de la regarde finalement, la petite robe noire qu’elle portait, n’ajoutait qu’une valeur de plus à sa personne. Quel semi-Vélane pouvait avoir besoin d’artifice pour paraître magnifique ? Aucune sans doute, mais c’était le regard baladeur qu’il s’amusa à la dévêtir petit à petit, sans aucune once de pitié pour sa pauvre timidité. Il n’avait pas de scrupule à dire que quelque chose était beau. Pourtant, il s’arrêta sur sa jambe, celle qui avait souffert et il se ravisa, détournant le regard. S’en voulait-il ? Très certainement. Comme l’avait si bien dit, son ex-petite amie… Il était pitoyable. Alexander avait toujours eu cette présence d’esprit de se remettre en question, et l’attitude de Siobhan l’avait toujours aidé. C’était l’une des qualités que possédait la Poufsouffle malgré elle.

Le silence était lourd, il avait duré plusieurs minutes, mais aucun des deux n’avait relevé cela. Ils n’en avaient peut-être pas envie. Le silence disant parfois bien plus que des mots. Pourtant, il décida de faire un pas pour se diriger vers les casiers contenant les serviettes et autres produits facultatifs pour le bain. D’un coup de baguette, qu’Annabeth pourrait prendre comme une agression, il refit tourner les robinets dans le tintamarre des bruits cristallins de l’eau coloré qui remplissait de nouveau cette immense baignoire. La sirène chantant de nouveau. Il demanda : « Comment vas-tu ? » La question était simple et directe, alors qui se tournait à demi vers elle, posant sa cravate verte et argenté sur un meuble.
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MessageSujet: Re: Terminé | Sortons la tête de l'eau (PV Alex) Jeu 9 Avr - 20:48

TAKEN AWAY TO THE DARK SIDE ✽

Je me souvenais d'à peu près tous les détails de cette altercation avec les Serpentard à la grande salle. Des sortilèges que j'avais lancés à Iseult et Shaula pour venger Mercredes et leur rendre la monnaie de leur pièce. De la rage qui avait coulé dans mes veines à être provoquées de la sorte et de la fierté que j'avais eue de les avoir prises à leur propre jeu. Mais aussi des représailles d'Alexander Lestrange et de la rapidité avec laquelle il avait à son tour pris part au combat. C'est d'abord Mercedes qui avait été visée et le coup de poing qui lui avait été asséné témoigne encore du caractère du jeune homme : un misogyne sans aucune bonne pensée pour les femmes et une haine profonde de tout ce qui portait la couleur rouge ou or. Tout devenait plus fou ensuite. Je m'étais sentie propulsée par une force plus puissante que je ne l'avais pensé, et avais vu la longueur de la salle défiler en l'espace de quelques secondes à peine. Je me souvenais aussi de la sensation chaude que j'avais eu dans la nuque, de l'odeur de rouille si dégoûtante qui avait glissé sur mes cheveux d'un blond de blé si ravissant, et de la douleur fulgurante qui m'avait saisie à la jambe avant que je ne perde connaissance. Je ne savais pas bien quel temps s'était écoulé pendant que des bribes de bruits et de voix que je n'arrivais pas à associer à un nom ou un visage parvenaient en morceaux à mes oreilles. j'avais cru me réveiller  dans les bras de Gabriel quelques instants, mais aussitôt un trou noir m'avait happée, avant que la brume ne se dissipe le lendemain à l'infirmerie. La jambe dans un plâtre et devant boire une odieuse potion au goût infect pour ressouder les os de sa jambe, j'étais fatiguée et blessée dans mon ego, et les visites de Gabriel m'avaient mis un peu de baume au cœur. Pour la suite ? Il m'avait embrassée. Mais je n'avais pas su réagir. J'étais restée muette devant ce geste plein de tendresse et étais sûre d'avoir froissé le pauvre Poufsouffle que j'adorais de tout mon cœur, pourtant, je ne savais pas si je devais passer un cap, le considérer comme plus qu'un ami ? Je ne m'en sentais pas capable.

Alors lorsque le dit Alexander brisa le silence et me demanda si j'allais bien, mieux, en l'occurrence, j'étais tout aussi démunie. Pourquoi diable voulait-il prendre des nouvelles de ma santé ? Pour en rapporter la nouvelle à Shaula et pour lui dire que la guerre pouvait reprendre ? Pour voir à quel point son sortilège l'avait effectivement amochée ? Le pire, dans tout ça, c'est qu'il semblait vraiment soucieux d'avoir de ses nouvelles. C'était... assez étrange. Elle avait eu vent des propres blessures du Serpentard, comment Gabriel l'avait vengée et les mauvais sorts qui lui avaient déboîté l'épaule. En y songeant, je pensais qu'il avait autant souffert que moi mais je ne l'avais pas vu à l'infirmerie. Sans doute y était-il passé pendant que je dormais le jour-même de la confrontation. Le silence qui suivit se faisant trop pesant, je tentai d'être la plus diplomate possible : Son apparente compassion, signe qu'il changeait décidément de caractère le soir venu, ne changeait en rien le fait qu'il était bien le seul à m'avoir mise dans un tel état. Ma jambe me faisait encore parfois souffrir, preuve que les muscles avaient eux aussi pris pour eux et qu'ils n'étaient pas encore tout à fait guéris. Voyant le regard du jeune homme qui s'attardait sur moi, je rougissais, me demandant s'il se languissait de mon corps ou si je n'étais en face que d'une chimère. Pourtant, ce regard de la couleur de l'encre ainsi posé sur moi m'arracha un frisson qui embrassa toute mon échine et me fit me mordiller la lèvre. La tension, quelle qu'elle soit, qu'il venait de créer, embrassait ma peau comme d'un brasier que je tentai de repousser et d'attirer à la fois. « Je vais bien. » dis-je sur un ton très doux, presque apaisé de la colère ressentie plus tôt. « Mieux en tout cas. » ajoutai-je tandis qu'il défit sa cravate devant moi, la posant de fait dans un coin. Je n'étais pas pudique, loin de là, ni du genre à m'offusquer, mais je sentais bien que quelque chose tentait l'atmosphère et je me rhabillais, sans doute toujours sous son regard. « Et toi ? » ajoutai-je pour relancer la conversation et attirer son attention sur d'autres choses. « Je sais que toi aussi tu as été gravement blessé et que tu n'as pas pu continuer à envoyer valser des gens. » murmurai-je sur un ton un peu plus cynique. En un sens cette blessure avait été une bonne chose et avait permis à pas mal de ne pas se retrouver cloué au lit comme moi. Néanmoins, il était hors de question que je m'excuse pour mes sortilèges. Iseut et Shaula, les deux pires vipères de tout le collège réuni, nous avaient provoqués en premier, mes camarades et moi, et je ne voulais pas de leurs nouvelles. J'attendais une chose, régler mes compte avec elles sans que personne ne s'interpose. Après tout, le frère et le fiancé à la fois ne serait pas toujours derrière elles pour leur venir en aide ni pour les protéger. Attraper Shaula dans un coin du collège, dans un couloir, serait chose aisée.

Je refis le nœud de la ma cravate rouge et dorée par dessus mon chemisier blanc qui devenait transparent par endroit à cause de l'eau qui ruisselait encore entre ma peau et le tissu. Consciente que j'avais un beau corps et que je pouvais le taquiner sur son regard insistant, je n'eus aucune gêne de la chose. Je n'étais plus une petite fille comme lui n'était plus un petit garçon et même à cette époque pu libérée, j'assumais pleinement ma féminité et ma liberté. « Je vais te laisser la place. Tu as l'air pressé te prendre ton bain. Amuse-toi bien, aujourd'hui les bulles ont une odeur... d'orange. ». Je lui souris poliment et pris ma robe de sorcière noire par dessus mon avant-bras, prête à partir. Je n'avais aucune envie d'engager les hostilités ce soir-là, surtout avec ce genre d'atmosphère.



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MessageSujet: Re: Terminé | Sortons la tête de l'eau (PV Alex) Jeu 23 Avr - 21:47

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Il n’y avait peut-être pas de quoi en faire un plat. Ou alors, il y avait tout. C’était relatif, Alexander savait très bien que ce qu’il regardait était interdit à sa condition de fiancé officiel de mademoiselle Black et pourtant, il se plaisait à poser ses prunelles d’encre sur le corps divin d’Annabeth Wallis. Il ne pouvait pas en faire autrement à cause de son sang, mais il pouvait se contrôler, néanmoins, il n’en avait pas forcément envie, en fait il était très intéressé par ce qui pouvait se trouver sous le tissu de cette chemise blanche à demi transparente. Il y avait de quoi vouloir en voir plus, en fait, elle avait cette attitude… Celle qu’il n’arrivait pas à cerner quand ils étaient tous les deux ensembles dans la même pièce et seul. Très franchement, il ne comprendrait jamais ce courant électrique, celui qui passait entre eux sans qu’il ne s’y attende lui-même. Alexander était en soi dépassé par ce qui pouvait se passer dans sa tête par moment. Mais était-il animal ou humain de temps à autre ? Personne ne la savait, même Hadrian avait tenté de chercher cette partie sombre ou claire de son cousin, mais Alexander savait rester de marbre, surtout depuis la mort de sa mère, il avait du mal à se confier, à se transformer, il n’arrivait plus à rien, mais il le cachait derrière des mots ou des subterfuges assez intelligents pour le camoufler à ses ennemis, il n’avait pas honte. Mais ses faiblesses étaient toujours exposées alors qu’il n’avait pas forcément envie de l’être. Alexander Lestrange est quelqu’un de discret, pas besoin de le mettre sur le devant d’une scène quelconque… Il avait déjà bien assez fait dernièrement. Il observa d’ailleurs le font de la demoiselle, le choc et son impact, elle n’avait pas de cicatrice de son atterrissage forcé. En fait, il était tellement mauvais, il n’y pouvait rien… Pas vraiment, mais qui pourrait réellement comprendre ce besoin de surprotection envers sa famille maintenant. Depuis l’exécution de sa mère, il avait ce besoin inexplicable de protéger sa sœur qui quiconque. Annabeth aussi belle soit-elle, jeter un sortilège sur Iseult, ça l’avait mis en rogne, rien de plus simple finalement, Alexander n’était pas du genre sang chaud, mais tout ceci avait réveillé un instinct presque paternel en lui. Et pourtant, il aurait aimé s’en passer, il voulait se défaire des filets d’Iseult depuis ses fiançailles et pourtant, il était incapable de le faire.

Pourtant, c’est presque en soupirant de joie, qu’il accueillit son bon rétablissement, Alexander n’avait pas eu peur pour elle, finalement, entre les bons soins des infirmiers de Poudlard et ses amis qui étaient venus la visiter alors que toi-même tu te reposais non loin, c’était une preuve de bon rétablissement. Il n’y avait qu’Iseult qui avait daigné rester avec lui, tout le long de sa covalence, aussi coute fut-elle puisque le soir même il bavardait avec Shaula dans un coin de leur salle commune. Alexander avait souffert sur le coup et écopé de quelques bleus, mais après tout il l’avait un peu mérité. Car envoyer à gauche ou à droite des gens, sous le coup de la colère, ce n’était pas vraiment digne de lui ou de sa maison, née moldu ou non. Les impurs ne devaient pas être un obstacle à son glorieux chemin, il ne pouvait finalement pas se permettre de perdre son temps avec eux. Pourtant, il avait cette petite lueur dans l’œil en regardant Wallis. Rien de bien pervers, il avait juste dix-sept ans et des envies peu descriptibles enfouissent en lui. Pourtant, Annabeth ne se conte pas de lui donner de ses nouvelles, elle lui retourna la question. Alexander avait du mal à croire qu’elle venait de le faire, son regard s’était d’ailleurs agrandi ne sachant pas vraiment pourquoi elle faisait cela. Mais elle avait dû avoir la même interrogation à sa demande. Pourtant, il haussa les épaules, une grimace déformant son visage à cause de ce mouvement familier qu’il avait du mal à exécuter désormais. « Gravement, qui a pu dire une chose pareille, on sait tous que c’est toi la martyre de cette “bataille”. Et puis, je n’ai pas envoyé voler tant de personnes que cela. » Dit-il presque innocent, comme pour se déculpabiliser de ce qu’il avait pu faire durant sa crise de colère. En fait, c’était presque à se demander si c’était vraiment sa jumelle la plus colérique des deux. Si Iseult l’exprimait correctement, Alexander préférait tout faire exploser d’un coup… Pourtant, il savait bien que c’était plus fort que lui. Normalement, il allait se transformer dans un coin pour extérioriser toutes ses mauvaises pensées. LA provocation était un art de Serpentard, pourtant, il n’était que peu fier du comportement de sa sœur, bien que Shaula n’est faite que suivre le comportement de son ancienne meilleure amie, elle avait fait ce qu’elle avait fait. Mais il ne pouvait pas dire bien fait pour elle, c’était des personnes qui avaient grandi avec lui sans savoir vraiment pourquoi. Mais c’était ça être Sang pur finalement.

Pourtant en renouant sa cravate, alors qu’il défaisait le premier bouton de sa chemise, il y avait cette tension entre eux qui s’accentuait. Elle était pressée, ou pas, comme si elle voulait jouer de ses atouts pour défaire le regard presque pervers qu’il posait sur elle. Pourtant alors que le bain se remplissait petit à petit, il n’avait pas envie de la voir partir. Malgré son affirmation que les bulles sentaient l’orange, il ne put pas se retenir de faire un pas vers elle. Un peu brusque Lestrange recula aussitôt. « Annabeth, je… » Il était là, bas, comme un murmure. Puis il sourit presque ironiquement, il ne pouvait pas être tendre comme il le devenait à cet instant, son regard, son petit sourire nias. Il ne pouvait décidément pas. « Tu as déjà senti des fleurs d’oranger ? Parce qu’il faudrait tout de même le faire plutôt que la sentir dans les bulles. » En fait, il voulait qu’elle reste un peu, pour continuer de sentir cette douce sensation électrique, entre elle et lui. Il avait envie de la toucher autrement que pour lui faire du mal.
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MessageSujet: Re: Terminé | Sortons la tête de l'eau (PV Alex) Dim 26 Avr - 13:20

TAKEN AWAY TO THE DARK SIDE ✽

Je serrai un peu les dents. Parler de nouveau de l'incident de la grande salle et de la façon dont j'avais volé à travers la pièce me donnait des frémissements et des douleurs dans la jambe. En y repensant bien, j'avais eu de la chance d'être assez mal retombée pour m'évanouir, en quelque sorte. Je n'avais pas eu le temps de tellement sentir la douleur sur le moment et entre mes prises de conscience, j'étais trop sonné pour être tout à fait alerte. Ce n'était que durant la nuit à l'infirmerie que j'avais pris conscience d'à quel point mes os avaient été brisés en plusieurs morceaux. La violence et la puissance dont pouvait être capable Alexander Lestrange me faisait tout à fait froid dans le dos comme elle me mettait dans une colère noire et l'idée de lui rendre la pareille e traversait sans cesse l'esprit, après tout, il l'aurait mérité. Puis rien de tout cela ne serait arrivé s'il avait su tenir sa sœur en laisse. Je me demandais vraiment ce que penseraient les parents de tous ces sang-purs à l'écoute d'un tel scandale, entre la fierté et l'humiliation, sans doute. Je savais que de mon côté, malgré les réprimandes de Spencer-Moon, je m'en sortais plutôt bien, parce que je n'avais fais que me défendre et étant donné mon état, j'avais pu échapper à des répercutions qui m'aurait valu la colère de mon oncle. Aujourd'hui avec la guerre et la perte de son frère, il était d'humeur morose, à toujours imaginer le pire et à vouloir éviter le plus possible le conflit. Malheureusement, j'étais une nièce têtue et impulsive, comme attirée par le danger et l'adrénaline. C'était comme ça, c'était dans le sang.

Alors quand je l'entendis dire qu'il n'avait pas tellement subi et que j'étais la martyre de l'histoire, je pinçai les lèvres, vexée d'être rabaissée à un tel stade depuis quelques jours. « Martyre... Ca doit bien vous amuser dans la grotte qui vous sert de salle commune. » lançai-je, comme prise à vif, sans tant de raison, et je soupirai. Imaginer ces vipères savourer leur victoire me dégoûtait, heureusement, Gabriel avait pris le temps de bien faire le ménage avec Sio avant que les professeurs n'interviennent, voilà qui équilibrait la balance. Envoyer des piques, à l'heure actuelle, était inutile et après tout, Lestrange ne m'avait pas encore réduite en morceaux une nouvelle fois. Je ravalai mon agressivité soudaine, le voyant défaire les boutons de sa chemise. La Gryffondor que j'étais me sommais de fuir en courant et de ne pas rester là pour lui donner le délice d'un regard en coin, la femme elle... devenait soudain folle. Je fixai ce premier bouton en m'imaginant les coutures qui pouvaient se cacher dessous et alors que j'étais presque en dilemme intérieur, son pas en avant, brusque, et son recul, eut le don de crisper mes muscles comme avant une attaque. Son murmure, sur mon nom, me fit hausser un sourcil. Était-ce là une tentative d'excuse, d'attaque, un moyen de baisser la tension ou d'allumer un brasier ? J'aurai opté pour le brasier, sans vraiment savoir pourquoi j'y pensais avec LUI. Son sourire tendre et fugace m'arracha un frisson, je ne l'avais jamais vu avoir cette expression avec quelqu'un d'autre que sa sœur et cela me paralysai sur place. Je n'osai avancer, reculer. J'attendais qu'il s'écarte, que je puisse le contourner, sans tenter de contact qui puisse causer ma perte. Cette tension, cette atmosphère, était vraiment pesante, irrésistible. Et pour éviter le pire, un écart, je pensais au sourire et aux bras de Gabriel, je m'y accrochais comme à un gilet de sauvetage en plein océan, comme pour avoir une pensée électrique qui pourrait me ramener loin de l'effet que me faisait Alexander, un effet inavoué, interdit.

Alors je fis un pas, comme pour me diriger vers la sortie, à regrets soulagés. Mais il prit de nouveau la parole, me questionnant sur les fleurs d'oranger et le fait que c'était mieux d'en sentir qu'à travers les bulles. L'idée était intéressante, mais pour le moment, elle était impossible. J'étais au château, c'était la guerre, ma famille et mes amis comptaient sur moi, je ne pouvais m'esquiver dans un pays étranger pour y trouver des arbres et savourer une fragrance qui me faisait tourner la tête. Cette odeur me rappelait surtout ma mère. Je baissai un peu la tête, pensive. « Après la guerre, sans doute. Si je suis encore en vie d'ici-là. ». J'étais sincère. Au rythme où allait cette guerre, on finirait par soit s'entre-tuer dans les couloirs de l'école, soit dans les rues, ou on finirait tous déployés sur des batailles inutiles comme de la chair à canon. Je détournai la tête aussi. La conversation traînait, et lui continuait à se déshabiller. « Je ne tiens pas à rester pour te voir nu, si c'est ce que tu te demandes. Je laisse ça à Shaula. ». Autant voir le corps de Lestrange ne m'aurait pas tant dérangée, oui, j'étais faible, autant l'idée d'une shaula lui grimpant dessus me donna envie de vomir et me coupa toute l'idée de tenter quoi que ce soit avec un garçon pour au moins deux semaines. Je secouai légèrement les épaules d'un air de dégoût et grimaçai. « Quelle horreur. » marmonnai-je entre mes dents. Je m'estimai heureuse de ne pas avoir fini dans cette maison, ni de subir une logique où on devait me marier de force. Avec mon caractère, dans ce genre de cas, j'étais sûre de préférer vouloir faire imploser la famille par amour pour mon âme-soeur plutôt que de devoir me plier à des exigences sortides.

D'ailleurs, paradoxalement à mon envie de sortir le plus rapidement de la salle de bains des préfets, je relançai la conversation sur une interrogation. Parce que j'étais sûre qu'il n'y avait aucun amour là-dedans. « Qu'est-ce que ça fait, d'être marié de force ? Si tu tombes amoureux de quelqu'un d'autre, et que tu pourras vivre avec ça sur la conscience ? Je ne m'imagine pas renoncer à l'amour pour une histoire de famille. Mais on vous a bourrés le crâne avec des idéaux stupides, je ne m'attends pas à ce que tu me comprennes. On ne vit sans doute pas dans le même monde. ». Pourtant tout serait plus simple s'il n'y avait pas d'histoire de sang, de maison, de guerre.



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MessageSujet: Re: Terminé | Sortons la tête de l'eau (PV Alex) Lun 27 Avr - 16:05

Sortons la tête de l'eau

Elle avait beau être ce qu’elle était, une blonde sulfureuse avec le sang qui allait dans ses veines qui l’aidaient à capturer les hommes. Autant dire que malgré cela, Iseult avait toujours occupé ses pensées. Jamais Alexander n’avait qu’à penser à une autre femme, sa sœur l’occupant toujours trop dans son esprit pour qu’il imagine quelque chose de différent. En fait, Sion’ avait été qu’un test parmi les autres petites amies qu’il avait pu avoir entre la troisième et la quatrième année. Il était populaire avec l’âge, mais il n’avait pas forcément choisi de femme pour l’afficher à son bras. Ce n’était pas dans ses idéaux, ni dans son éducation. En fait, il n’avait jamais pensé à aller contre son éducation, la seule fois peut-être… C’était quand il avait décidé avec Hadrian de ne pas se déclarer au ministère pour son statut d’animagus l’année passée. En vérité peut-être qu’il avait cette simple envie d’être invisible aux yeux du monde. Alexander avait toujours été comme ça, à ne pas faire de vagues ou très peu. Et autant dire que dernièrement, c’était un très grosse vague qu’il avait faite avec cette contrattaque aux gamineries de sa sœur et à la défense d’Annabeth et des autres personnes présentes dans la salle. Il n’y avait plus rien qui pouvait compter quand sa jumelle était en jeu, alors il n’avait pas réfléchi, lui le frère qui avait pour habitude de la calmer dans ces instants les plus noirs, avait provoqué une guerre interne à Poudlard de son propre chef. Jedusor en serait peut-être satisfait ou bien pas du tout. Il avait demandé le désordre, Alexander le faisait. C’est tout. Il eut un petit sourire satisfait quand la Gryffondor semblât se révolter de son statut de Martyre, et il n’avait pas tort d’avoir dit cela. Il aimait bien la voir battante, plutôt que passive à ses provocations. « En fait, c’est ce que je pense. Pas que tu n’aies pas tes tords, ou moi les miens, mais tu es celle qui ose se défendre. Rentrer dans les gens qui te veulent du mal. C’est bien, c’est profond, mais c’est dangereux, le danger amène l’admiration des faibles, donc ce n’est pas dans notre grotte qu’on dira ça de toi, Wallis. » C’est vrai que le courage et le fait d’être fort envers vos ennemis pouvaient amener à l’admiration, il le savait pas bien avec Severus Yaxley collé à ses basques matin et soir. Et pourtant, Alexander trouvait que le courage d’Annabeth pourrait la faire tuer. « Mais fais attention à ne pas t’attaquer à trop gros. » Ajouta-t-il à son adresse plus tendre qu’à son habitude.

L’électricité et l’odeur des bulles avaient petit à petit pris la pièce d’assaut, Alexander n’avait peut-être pas les idées claires, de la fatigue et du désir naissant sur ses lèvres. En fait, il en fut surpris lui-même. Il avait envie de l’embrasser. Mais il pensa tout de suite à autre chose, à la fatigue et au devoir qu’il avait à rendre à son beau-père le lendemain matin. Black avait le don de lui couper quoi que ce soit. Mais quand le brun reposa le regard sur Annabeth, cette même pensée, aussi folle soit-elle, revenue en lui. Annabeth était un semi-vélane, il y avait de quoi être attiré par son corps pourtant Alexander avait apprécié bien plus que cela dans la Gryffondor, en fait, cette manie qu’elle avait d’aider les autres lui rappelait la seule femme qu’il avait aimée dans sa vie. Hormis Iseult bien sûr. Mais Annabeth était la seule personne digne d’intérêt dans toute la maison Gryffondor, voilà d’où venaient ses regrets envers son agression. Surement, mais pouvait-il se l’avouer vraiment. Pouvait-il être autre chose qu’un monstre pour elle. Déjà un an qu’il se posait des questions à son sujet, qu’il pensait à elle plus qu’il ne le devait. Tellement même qu’il était passé à côté de ce plan pour le marier de force à Shaula Black. Il en soupira d’agacement, alors qu’il détachait le dernier bouton de sa chemise. Cette histoire le mettait en rogne… Mais il devrait faire avec désormais, il était quelqu’un de rangé selon les rumeurs, n’allons pas ajouter autre chose à cela. Pourtant, le sujet des fragrances d’oranger eut le don de la faire rester un peu plus longtemps que prévu. Elle espérait être encore en vie pour les sentir. Alexander eu un léger pincement de cœur, tout en se demandant ce que ce dernier venait faire là, il avait envie de l’embrasser, mais en quoi son sort pouvait-elle être douloureuse pour lui. Son petit air de chien battu se transforma vite en dureté. Alors qu’il allait s’approcher d’elle pour lui dire plus sincèrement qu’elle ne mourrait pas. Elle lui lança une pique, une remarque, il ne sut pas vraiment comment qualifier ce qu’elle venait de lui dire. Mais il tourna la tête en se mordant la lèvre. Il n’avait pas envie que ce soit Shaula qui le voit ainsi en ce moment précis. Il avait tellement envie de revenir en arrière et d’arriver quelques minutes avant cela… Que la situation soit finalement inversée. Il lâcha froidement, durement : « De toute façon, je n’en ai pas envie non plus. » Qu’Annabeth Wallis le prenne comme elle le voulait, mais il avait envie de la blesser comme elle venait de la faire sans qu’elle ne s’en rende compte. Il n’avait nulle envie que Shaula ne le voie comme ça, ni qu’elle ne le voie comme ça si c’était pour l’assener de telles horreurs.

Il lui tourna le dos, vivement, violemment, alors qu’elle relaçait sa conversation sur ce mariage forcé, l’amour qui en était absent. Oui Alexander n’aimait pas Shaula, comme cette dernière l’aimait. Il ne la voyait que comme son amie, sa meilleure amie et non, on ne lui avait jamais bourré le crâne de telles imbécilités, il avait été libre de choisir avec qui il pouvait sortir, qui il pouvait aimer, jusqu’au mois de juillet de cette maudite année. C’est presque rageusement qu’il se retourna, sa chemise ouverte vers elle, le regard dur, et la peine dans les yeux, la tristesse. « Tu penses quoi Annabeth, qu’on est Sang pur et qu’on ne comprend pas les petits tracas des sorciers normaux, qu’on le veut. Évidemment que je comprends ce que tu veux dire, je n’ai même pas besoin de te dire que je le ressens déjà. Si ma mère était encore en vie, je ne serais pas la marionnette du Maître. Je serais encore libre. » Il avait le torse qui se soulevait au rythme de sa haine, de son envie d’envoyer voler ses idéaux, ceux de son père ceux du maître. « Ce que ça fait d’être marié, fiancer ou quoi que ce soit de force. Ça me fait chier. Je n’avais pas besoin de ça pas maintenant. Plutôt qu’on me félicite, j’aimerais bien que plus de personnes me disent comme toi. Qu’est-ce que ça fait d’être une pâle copie de soi ? J’aimerais oui, que malgré l’or ou la renommée des Lestrange, on me plaigne et qu’on me dise que si je pouvais, je vivrais la vie que je désire. Je n’ai certainement pas demandé à être un homme, encore moins un héritier. Je laisse ça à Iseult depuis que j’ai six ans. Mais mon père ne semble pas le comprendre. » Alexander était sec, c’était cette haine qu’il n’arrivait pas à exprimer même face à Iseult. Face à qui que ce soit, il ne pouvait pas faire tomber ce masque. «  Évidemment que ça fait souffrir de se dire qu’on devra faire des gamins à une femme qu’on n’aime pas, mais qu’on apprécie malgré tout. Oui, si je pouvais, je lâcherais tout par amour. Mais cette fois-ci c’est peut-être toi qui ne comprends pas. » Il poussa un soupir, un râle un cri, avant d’aller s’asseoir, de s’accouder à la fraicheur de la pierre, il voulait se calmer. Oublier tout ça.
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MessageSujet: Re: Terminé | Sortons la tête de l'eau (PV Alex) Lun 27 Avr - 18:49

TAKEN AWAY TO THE DARK SIDE ✽


La façon dont Alexander se montrait prévenant n'avait de cesse de m'étonner. Jamais je n'aurai cru qu'il montre une telle facette de sa personnalité, encore moins avec moi. Je l'imaginais garder cela pour sa sœur ou sa fiancé, comme ça l'arrangeait, mais non pas me prier d'éviter de chercher la guerre à plus fort que moi. J'eus presque envie de rire, un gryffondor ne se refait pas, surtout quand il est aussi têtu que moi, cela va de soit. Mais c'était une sorte de mise en garde qui sonnait à la fois sincère et étrange. J'eus pour seule réponse de hausser les épaules comme si je n'avais pas entendu, après tout, qui ferait ce que je faisais moi tous les jours dans les couloirs ? Pas grand monde. Puis cette affaire avait été le juste retour des choses, si cette folle de Lestrange et Shaula n'avaient pas commencé leur cirque, je ne me serais pas mise dans des états pareils mais ça, je me retenais de le dire à nouveau, pour ne pas envenimer une énième fois le débat, toujours aussi stérile. Les professeurs avaient tranché, de punitions en heures de colles et autres dommages collatéraux, nous élèves, n'avions pas grand chose à ajouter. Ce genre d'incident se reproduiraient en nombre au cours de l'année et j'étais certaine qu'à présent, chacun était conscient de la chose. Le danger de ces batailles rangées au sein de l'école était surtout  de son futur en dehors de l'enceinte... Seul le temps et l'issu de la guerre pouvaient réellement dire qui de nous ou d'eux en ressortiraient vainqueurs. Gryffondor contre Serpentard, moldus contre sorciers, mangemorts contre aurors, Dumbledore contre Jedusor. Ce monde formait vraiment une boucle interminablement pourrie jusqu'à la racine.

Le voir perdre son sang froid quant à l'éventualité que Shaula le voit nu, et de toute façon ça finirait par arriver, m'étonna. S'il ne l'aimait pas, je songeais au fait qu'il était douteux qu'il le montre tant que ça, sans doute était-ce parce que c'était moi, et que si je venais à dire à Shaula à quel point Alexander était dégoûté d'aller se rouler sur elle, cette vipère mettrait cela sur le compte d'une jalousie mal placée ou d'une nouvelle provocation. Si elle savait ! L'expression du Lestrange n'avait rien à voir avec celle d'un amant particulièrement passionné pour sa belle et j'aurais ri si j'étais aussi mauvaise qu'elle. Seulement la tension malsaine qui venait de naître dans la pièce m'interrompit dans cette pensée et je sentais bien qu'il essayait de me lancer un pique de la même gravité, puisqu'il avait l'air blessé. Je lui souriais. Voilà que c'était le plus calme de nous deux qui perdait contenance. « Du calme, Alexander. Je n'ai pas dit ça pour te blesser. Si tu n'avais pas de fiancée ni d'intégrité morale à préserver, j'aurai pu partager ce bain avec toi. ». Au moment même où je prononçai le dernier mort, je réalisai leur sens. Prendre un bain avec lui ? Nus, dans la même eau ? A souffler sur les mêmes bulles de savon et à partager ce genre de conversation ? Une fois n'est pas coutume, je rougissai. Et le voir face à moi, chemise ouverte, n'arrangea rien. Il avait exactement pour coutures celles que j'avais imaginé plus tôt et cela me perturba dans ma démarche. C'est la conversation sérieuse et la soudaine colère du brun qui me fit sortir de ma délicieuse torpeur.

Il semblait vraiment détester l'idée d'être marié contre son gré. J'avais beau détester Shaula, il n'était pas non plus tombé sur la pire guenon du monde, mais fervente partisante du mariage d'amour, je ne pouvais qu'être d'accord. Seulement, une telle colère était surprenante, venant de sa part. Etait-ce la première fois qu'il l'exprimait sur ce sujet en particulier ? Car je l'imaginais mal en parler à sa famille ou ses « amis ». Je me sentais gênée soudain, d'avoir lancé une telle bombe. Et plus il s'exprimait, plus il perdait son sang-froid. Le fait de revenir sur sa mère me donna une drôle de boule dans la gorge, parce que je pouvais comprendre, parce que j'étais dans le même cas. Seulement il se disait être déjà dans ce cas là ? J'imaginais mal ce jeune homme, Serpentard, en aimer une autre et souffrir de ne rien pouvoir dire. Alexander était vraiment une énigme à lui tout seul. Il n'assumait pas d'être un héritier, pas plus que d'être une sorte d'ombre de lui même. Je ne sus trop pourquoi, mais je me trouvai l'envie d'être rassurante, à l'aide d'une expression paisible et d'un sourire doux. « Tu es celui que tu es. Les gens auront beau vouloir te façonner à leur manière, tu es un sale type avec un sale caractère, pas de raison que monsieur Lestrange disparaisse du jour au lendemain. ». C'était plus une façon de tourner la conversation en humour afin de l'alléger plutôt que de lui faire une pique. Oui, il avait du caractère, assez pour ne pas se laisser marcher sur les pieds, et pour casser les jambes des autres, preuve à l'appui, j'en étais une vivante ! Après tout oui, n'étant pas dans son cas, je ne pouvais réellement comprendre. Cela ne voulait pas pour autant dire que je ne souffrais pas autant du poids du monde. Je soupirai. « Tu as peut-être plus de responsabilités, certes, mais toi ton père est encore là, puis tu n'as pas deux ennemis dans le monde... Toi seuls les moldus voudraient ta peau, moi si je sors, je me ferais étrangler par des sang-purs ou des mangemorts, au choix. ».

Je me refusais pour autant à cataloguer tous les sang-purs ou les serpentards, même s'ils avaient déjà démontré par plusieurs fois qu'on ne pouvait vraiment pas se fier à eux. Je me mordis la lèvre, comme pour chercher des mots à ajouter qui fussent moins crus, pour qu'il comprenne que je n'étais pas là pour l'enfoncer. « Ce que je veux dire... C'est que oui, je ne peux pas comprendre, je ne suis pas à ta place et tout ça, je n'y ferai pas face. J'aimerais te dire que ses propres choix sont souvent plus importants que les règles qu'on nous impose et que si j'étais à ta place, je foncerai pour obtenir ce qui me tient à cœur, mais tu as raison. J'ai tellement moins à perdre ! Je n'ai pas de réputation, plus de parents et plus de devoirs, peu d'amis et sûrement une courte durée de vie ! C'est sûrement pour ça que je ne lâche rien et que je n'abandonne pas. Pour ça que vous aurez beau venir par dizaines, je continuerai à lever ma baguette contre tous. ». Je ris presque, nerveusement. Je n'étais bonne qu'à lancer de belles paroles, comme une belle inconsciente. « Je te parais sans doute folle, mais à mon sens, je préfère mener une vie courte et passionnée basée sur mes choix, que de vivre longtemps et enchaînée pour m'en vouloir pour le restant de mes jours. Personne ne me fera changer d'avis, comme toi personne ne pourra le faire non plus. ».

Je souris, ramenai une mèche de mes cheveux derrière mon oreille puis pris mes affaires pour de bon. Il était assis et j'étais juste à côté. Comme si ce geste était inconsidéré, je posai la main sur son épaule, l'effleurant à peine un premier temps pour que ce geste soit presque amical. « Merci d'avoir eu la patience et l'intelligence d'une conversation calme avec moi. Ca me change de ce qui se passe dans les couloirs et je dois avouer que j'aime bien ça. Peut-être un jour que j'aurai ma petite utopie de paix ! » finis-je dans un petit sourire niais, la main toujours posée contre son épaule. Ne serait-ce pas beau, une paix, même courte, entre toutes les maisons, que ce soit par amitié ou par amour ? Enfin, ce n'était pas demain la veille que ça arriverait... « Bon eh bien, pour cette fois, barbote bien, et qui sait. Ta situation va peut-être s'améliorer. Rien n'est jamais fixé par avance, crois moi. ». Moi qui pensais que ma mère resterait auprès de moi jusqu'à la fin de ses jours, j'avais eu bien tord. Je n'avais pas de réelle valeur pour elle, j'étais juste un fruit d'amour qui avait pourri à peine avait-elle appris la mort de mon père. Puis elle avait disparu dans la nature alors qu'elle demeurait la prunelle de mes yeux, qu'elle avait promis d'être toujours là. Levant un peu le nez, voilà que les bulles de savon avaient pris l'odeur d'un bois brûlé de cheminée, drôle d'odeur pour de l'eau et du savon... « Mais attention ! » lançai-je avec un rire, coupant tout contact entre mes doigts et la peau de son épaule. « Ce n'est pas parce qu'on a eu cette conversation que je ne te casserai pas le nez si tu m'attaques encore ! Quand bien même, j'espère qu'on pourra encore parler tranquillement sans que des sortilèges fusent à tous vas. Dépasser les clichés paraît fou, mais peut-être que ça vaut le coup d'essayer, juste histoire de calmer nos proches et d'éviter de tous finir à l'infirmerie. Enfin, je parle beaucoup, cette fois j'y vais ! » terminai-je avec un sourire plus apaisé que quand je l'avais vu franchir la porte. Finalement, être préfète avait du bon, pouvoir discuter avec lui ne m'aurait pas été permis avec Shaula ou Iseult dans les parages, ou même Gabriel ou Mercedes. Traîner dans les couloirs le soir avait tellement du bon !



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MessageSujet: Re: Terminé | Sortons la tête de l'eau (PV Alex) Lun 27 Avr - 22:25

Sortons la tête de l'eau

En fait, il ne savait pas s’il pouvait être heureux ou dépité de ce mariage. Il était ce qu’il était face à lui-même sans qu’il ne sache vraiment pourquoi il en était arrivé à ce stade. En fait, c’était plus compliqué que cela. Et si la folie de son père n’était que le début de toute autre chose. Les Lestrange seraient en danger à cause des moldus et finalement il devrait jouer au parfait petit héritier de Sang pur. Il n’en avait follement pas envie et sa colère contre cela était évidente, alors que l’air se remplissait de l’odeur du feu de bois, celle qu’il appréciait par-dessus tout avec celle du cuir. Il n’avait pas l’être d’être apaisé malgré cela, en fait, il était en rogne, contre lui, contre le fait d’être né au mauvais endroit. Il avait eu la plus merveilleuse et la plus compatissante des mères, un père qui attend encore aujourd’hui, énormément de sa part. Et une sœur qu’il ne pourrait jamais qualifié tant il l’aimait. Il avait eu une vie parfaite, jusqu’à l’été dernier, comme Annabeth, il avait perdu un être cher, une véritable pierre précieuse dans les ornements de sa vie et il avait du mal à l’accepter. Il n’avait même pas relevé le fait qu’elle aurait pu avoir l’envie de prendre un bain en sa compagnie. Même si cette proposition semblait bien plus qu’alléchante, il ne pouvait pas dire qu’il aurait forcément accepté. Malgré le fait qu’il en mourrait d’envie, qu’il mourrait de l’embrasser. Malgré la colère, malgré la haine qu’il éprouvait envers lui-même. Il ne se supportait presque plus, plus les jours passaient, plus il était coupable d’être inutilement faible. Il n’avait pas envie, il ne voulait finalement pas rester là à croire qu’il serait un jour utile à quelqu’un, de manière sincère, être de Sang pur signifiait qu’il n’était qu’une marionnette, qu’il ne serait jamais libre de ses mouvements… Il était pourtant conditionné à cette vie depuis sa naissance, mais il avait eu l’innocence de croire en l’espoir et à la liberté. Il avait toujours tout fait pour mériter les honneurs en espérant qu’on le laisse un jour tranquille. Ermite ou bien petit con, on ne savait jamais trop ce qu’il était. À choisir une femme de Sang pur, il aurait préféré épouser Abbott, au moins, la rouquine lui ressemblait un peu. Alors que Shaula, c’était toute autre chose. Elle était là pour être une fiancée parfaite, mais il n’en voulait pas plus. Annabeth semblait, elle commencer à comprendre que finalement, il était qui il était, de mauvaise humeur constante. Avec son caractère. Ça lui arracha un rire nerveux. Il savait cela. Puis elle semblât continuer sur sa vie, à elle, elle n’avait plus rien, il le savait ça avait fait le tour de l’école. Vraiment… Mais. « Arrête un peu ! Tu ne te feras pas étrangler ! » Ou bien tout ça pour dire qu’il ne laisserait personne le faire. Mais comment lui dire et se l’avouer à lui-même. Impossible en effet.

Il n’avait pas été froid, mais plutôt sec dans ses paroles, il n’aimait pas qu’on se prenne pour quelqu’un d’inférieur. Lui avec sa théorie du Sang jugeait tant bien que mal les gens selon leur personnalité, même si son éducation refaisait parfois surface. Il ne pouvait pas permettre qu’une personne comme elle se sous-estime. Pourtant, les mots qu’elle utilisa eurent le don de l’apaiser. Écouter son cœur et faire ses propres choix, cela ressemblait presque à des contes pour enfants qui vous faisaient croire que tout était possible avec un peu de volonté. Il lui sourit, un peu ironiquement finalement : « Faire ses choix, ça ressemble à un conte ce que tu me dis Annabeth. Mais vécut la guerre, je ne pense pas qu’on puisse encore croire aux fins heureuses. Que ferons-nous pour suivre des armes et de la poudre moldue, alors que nous sommes moins nombreux et moins rapides. Maintenant, ça s’éloigne de moi, mais si nous faisons ce qui pourra être utile à la communauté, nous pourrons peut-être nous en sortir. Je ne suis pas totalement d’accord avec les idéaux de ma famille, mais je n’ai pas foncièrement le choix. On fait ce qu’on peut pour survivre. Les familles entre elles ne demandent qu’à s’entre-tuer pour savoir laquelle sera la plus forte. Faire mes choix, faire ma vie, c’est tuer ma famille. » Puis penchant la tête sur le côté, un petit air moqueur sur le visage. « Et puis toi qu’est-ce que tu veux qu’on fasse de toi ? On ne changera plus la gamine insolente qui cache la lionne prête à bondir n’est-ce pas ? Alors pour te faire changer d’avis… Bonne chance. » Et il le savait, c’était peine perdue et pourtant, ça avait le don de le faire sourire. Imaginer cette semi-vélane en créature obéissante et soumise à l’autorité, c’était que chose d’assez drôle et d’inédit à ses yeux. Pourtant, ce petit geste, celui de remettre sa mèche de cheveux derrière son oreille, lui fit prendre une grande inspiration, il y avait de quoi, cette fille était d’une beauté à couper le souffle, à cause de son sang, à cause de sa personnalité. Elle était ce qu’elle était et jamais cela ne pourrait le déranger vraiment. Alors que quelques pas, la lionne le rejoint dans son sanctuaire de pierre. Elle est si près et pourtant, il la sent si loin de lui, si loin de tout. En fait, il aurait tellement voulu changer cela, arrêter le temps et l’écouter, partir, disparaitre, se dire qu’il n’était utile à personne pour vivre sa vie comme il l’entendait. Et sa peau, son corps échappèrent un frisson. Torse nu, on aurait pu croire que c’était la faute de la pièce, mais l’eau chaude l’avait bien chauffé malgré tout. Non, c’était le contact de la peau de la blonde qui lui avait fait cet effet. Elle qui se voulait amicale, elle ne savait pas l’effet qu’elle pouvait lui faire ou bien s’en fichait-elle ?

Pourtant, il fut étonné de savoir qu’elle l’avait trouvé plaisant et agréable d’avoir tenu une conversation censée avec elle. C’est vrai qu’en dehors de ces petits moments, il n’y avait pas de moyens de parler correctement, il fallait sauver les apparences, être la gentille gryffondor et le méchant serpentard. C’était comme ça un cercle vicieux qui ne faisait qu’augmenter au fil du temps. Il ne pourrait peut-être pas en sortir, mais les paroles de la blonde avaient eu le don de lui rendre espoir. Un peu du moins. Car finalement, il savait qu’en sortant d’ici, la vie reprendrait son cours et qu’ils devraient se détester de nouveau, alors que finalement ce n’était pas le cas au plus profond d’eux – même. Du moins pas au fond de l’âme d’Alexander Lestrange. Gentiment, il lui rendit son sourire, alors qu’elle riait de la senteur des bulles peut-être. C’est vrai que l’odeur de fumée avait embrumé la pièce entière désormais et qu’il n’y avait pas d’autres choix que de faire avec. Finalement, c’est vrai que ce garçon avait des gouts étranges, mais il était un tant soit peu apprécié à cause de cela. Enfin, c’est ce qu’il pouvait penser maintenant. Alors qu’elle coupa le contact entre leurs deux corps, il la regarda retirer sa main et rester à ses côtés. Mais elle avait raison, avoir ce genre de conversation sans finir à l’infirmerie, c’était quand même plus intéressant. « Eh bien, les lits à l’infirmerie sont quand même confortables. Et puis voilà… C’est moi qui te remercie. Je n’aurais jamais pensé que tu aurais pu m’écouter comme ça. Tu es trop… Généreuse ? » Le tout pour ne pas dire merveilleux. Ce petit ouragan était en fait quelque chose de bien plus fragile qu’on ne pouvait le croire. Elle était bien plus que ce qu’elle pouvait laisser penser. Au-delà du vilain petit canard, elle était en fait un cygne qui se cachait dans une carapace de tortue. Et il ne savait pas vraiment comment la remercier. Ni même comment lui dire, en fait, il ne savait même pas comment lui dire au revoir. En fait, il était au pied du mur, cette fille avait le don de le mettre hors de lui dans le bon et le mauvais sens. Comment pouvait-il faire. Assis, il tenta de se relever sans trop s’appuyer sur son épaule. Pourtant l’eau et l’humidité, il glissa presque. Tournant légèrement sur la préfète des Gryffondors. Le souffle court, c’était presque si leurs visages se touchaient. Que leurs respirations se mêlaient entre elles. Hors la tension qu’il y avait entre eux. Il ne savait pas ce qu’il devait faire. Il avait cette envie de le faire, mais elle allait le détester s’il le faisait. Pourtant…

Il posa une main à côté d’elle et pencha, accidentellement dans les faits, sa tête vers la sienne, comme s’il avait eu un vertige. Mais il en profita tout de même pour l’embrasser. Briser la glace, se dire que finalement, il avait fait ce qu’il avait envie de faire depuis qu’il était entré dans cette pièce. Cependant, il prit sa tête entre ses mains après ce baiser rapide, peut-être trop à son gout. Simuler, il était très bon acteur. Il était désolé, mais comblé dans son regard, il s’éloigna à regret, mais précipitamment. Alexander avait fait ce qu’il ne pouvait pas faire finalement. Et il se colla contre le mur. Ajoutant tout pas : « Pardon je suis navré… Je… » Alors qu’au final, il n’était pas du tout désolé de ce qu’il venait de faire. Il était même plutôt satisfait d’avoir pu gouter à ce fruit interdit, mais il faisait en sorte que ça ne se voit pas sur son visage, alors qu’il était véritablement troublé… Trop… Car il n’avait pas imaginé un instant qu’il aurait pu apprécier ce genre de contact avec Wallis.
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MessageSujet: Re: Terminé | Sortons la tête de l'eau (PV Alex) Mar 28 Avr - 11:39

TAKEN AWAY TO THE DARK SIDE ✽


Je restais de marbre à côté de lui, alors qu'il venait encore de hausser le ton quand je m'imaginais mon sort à la sortie du collège. J'avais encore été plutôt mesurée dans mes propos, imaginant le pire du pire. J'avais beaucoup discuté avec mon oncle sur le fait que pas mal d'anciens langues-de-plomb s'étaient ralliés aux idéaux de To Jedusor et qu'il ne leur avait jamais fait confiance. Après tout, personne n'avait jamais su ce qui se cachait dans le département des mystères avant qu'il ne soit bombardé et mon oncle soutenait que ceux qui travaillaient dedans devaient être un peu fous pour accepter de travailler dans l'ombre et les secrets de toute la société. Cette conversation m'avait fait énormément réfléchir sur les psychopathes que pouvaient accueillir les mangemorts. Dans les faits, je n'avais rien à craindre des mangemorts. J'étais certes sang-mêlée comme mon père et le reste de la famille, mais j'avais du sang de vélane, un sang précieux d'une race de créatures magiques presque éteinte en Angleterre. En cela, on m'avait dit que j'étais spéciale, que j'apportais une teinte d'évolution aux sorciers, la vélane étant mieux considérée que bon nombre de créatures. Certains avaient même sous-entendu qu'avec mon charme, sur le terrain, je pouvais mettre à mes pieds tous les hommes moldus de l'armée anglaise. Je n'y croyais pas vraiment, pas plus que je tenais à tenter le coup. Mais le vrai danger que je risquais avec les mangemorts, était dû au fait que je soutenais Dumbledore bec et ongle et que je tenais tête à tous les héritiers de sang-pur depuis déjà un bon nombre de mois. Le seul fait d'être considérée par cette élite corrompue en traître aux intérêts sorciers me coupait parfois toute envie d'entrer en pourparlers avec eux. Seulement, en voyant Alexander à ce point s'insurger devant la seule idée de ma mort, j'étais comme touchée. Mes seuls amis m'avaient toujours assuré qu'ils feraient tout pour m'aider, pour me maintenir en vie, et voilà que mon pire ennemi aussi refusait la simple idée de me voir succomber, pour une raison ou une autre. Il avait été sec dans ses propos, sans doute pour me faire réaliser à quel point cette pensée était bête. Ne trouvant pas matière à argumenter, je répondis simplement. « Oui, je sais, ce n'est pas comme si je me laisserais faire. ». Je relativisais, je n'avais pas abandonné maintenant, pourquoi le ferais-je une fois sortie de Poudlard ?

Surtout en portant l'espoir d'un bon vieux livre de contes de fées, ce que le Serpentard me reprocha presque aussitôt. Certes, ces paroles étaient celles d'une illuminée qui voyait encore trop de bonté ci et là, parfois dans les mauvaises personnes et les mauvais recoins. Je n'étais pas piégée dans un cercle vicieux de rapports de forces entre familles comme lui. Je ne pouvais comprendre cela, mais je pouvais comprendre une chose : La mettre en danger. S'il reniait ses idéaux familiaux, il mettait son père et sa sœur en péril. De mon côté, j'avais fait le choix de me battre depuis longtemps alors que mon oncle, ma tante, ou même Sarah étaient plus neutres. De nombreuses fois ils me reprochaient d'être trop impulsive, trop têtue, d'avoir le caractère de mon père, mais c'était ainsi. Me mettre en danger, c'était les mettre en danger aussi, en faire des dommages collatéraux, mais ils ne pouvaient me changer et l'avaient bien compris, comme ils avaient compris mon père. Parfois oui, j'aurais aimé pouvoir jeter ces idéaux pour m'en prendre directement aux moldus, responsables de la mort de mon paternel, mais j'avais pour principe d'éviter de mettre catégoriquement toute une communauté dans le même panier. Nous étions tous, sorciers, dans une grande misère, mais qu'en était-il de l'autre côté ? Il y avait sûrement des moldus pour se rebeller, pour tenter d'appeler à la raison, mais qui se faisaient taire par l'armée. La première ministre était une personne effrayante, mais que faire alors ? « On ne peut pas se laisser dominer par la peur non plus. Avoir peur chaque jour, c'est arrêter de vivre. Alors oui, je m'imagine un conte comme une petite fille, mais s'il peut devenir réalité, pourquoi je m'en priverais ? Si je peux trouver quelqu'un pour moi... Ou simplement revoir ma mère pour m'assurer qu'elle va bien... ». Je haussai les épaules et soupirai.

Le sourire moqueur de Lestrange eut le don de me faire un peu sourire et d'éloigner ma pensée de cette mère qui, en plus de ne m'avoir jamais aimée, avait quitté le pays aussitôt mort, sans même avoir assisté aux obsèques. Oui, j'avais mon caractère, mais de là à passer pour une gamine insolante ? Je gonflai légèrement les joues, l'air vexée. En quoi j'étais insolante ? Juste parce que je ne laissais pas messieurs-damesvert et argent bavasser leurs mauvaises paroles dans les couloirs ? Du moins, mieux valait passer pour une sale sang-mêlée mal élevée que pour une victime ou une femme fragile. Cette facette de ma personnalité, je laissais soin à Gabriel et à Mercedes de l'appréhender comme ils le souhaitent.  En public, il était inutile d'évoquer tout ce qu'il y avait de mauvais ou de meilleur me passant par la tête. Je tentais encore une pointe d'humour. « Pourquoi changerais-je ? Vous vous ennuieriez sans moi ! Peu savoureux et le déjà acquis par avance. ». Voilà qui sonnait presque comme des paroles pleines de sagesse et j'eus presque envie d'en rire, mais après tout, n'était-ce pas plus vrai ? Si tout nous tombait tout cuit dans le bec, le travail, la détermination, tout cela serait vain et nul en récompense. Quand j'enchaînais sur l'histoire de l'infirmerie, ou de la façon dont on pouvait éviter, chacun de notre côté, de faire de nouvelles batailles rangées et de causer plus de dégâts qu'il n'en fallait, il sembla être positif à cette idée, quoi que... Les lits étaient certes confortables, mais l'ambiance était pesante et les potions tout simplement imbuvables, si bien que je ne tenais pas à y retourner de si tôt. J'étais surtout flattée qu'il me rende la pareille quant à ma joie de pouvoir discuter tranquillement. De là à être généreuse... je ne savais pas vraiment, j'étais toujours comme ça avec... mes amis. « Il ne faut pas croire. Je ne suis pas toujours prête à bondir comme tu dis, à mordre ou à griffer. Je suis calme en dehors des petites guerres que nous nous faisons. Et ce n'est pas de la générosité, c'est juste... ». Je me mordis la lèvre, cherchant soudain mes mots. Comment exprimer cela ? « Parfois, par respect, j'ai envie de te parler et de comprendre pourquoi ça ne va pas entre nous. J'essaie vraiment de comprendre, et d'essayer de passer le cap. Pas forcément avec Shaula, je crois que mes altercations avec elle finiront le jour où elle finira noyée dans le lac, mais je pense qu'avec toi, je peux déjà essayer de me ranger. ».

Au moment où j'étais prête à partir, me relevant, je sentis qu'il essaya de se lever à son tour. Comme moi parfois pour ma jambe, son épaule semblait le faire souffrir, et perdant son appui, il glissa sur la pierre humide et moi, je titubai sous son poids, ayant pour réflexe de poser la main contre sa peau, entre son torse et ma poitrine. Il était si près de moi, que je sentais déjà son souffle, sa respiration, au creux de ma bouche, haletante, je sentis mes poumons s'emplir de son air et de son parfum, rendant plus saccadée encore l'inspiration suivante. L'instant sembla durer une éternité et ses yeux aussi noirs que la nuit étaient plongés dans mes iris d'un vert insondable. Mon cerveau était comme arrêté et je ne parvenais plus à penser ni à bouger, une seule chose me venait en tête : continuer de respirer, pour ne pas sombrer dans l'envie que je réprimais. Si j'avais pu me sentir en danger, ainsi positionnée, ici, cela ne faisait qu'aggraver la tension qu'il y avait entre nous. Maintenant les choses étaient claires, ce n'était pas la haine qui nous attirait comme des aimants pour mieux nous repousser ; C'était la tension sexuelle. Et soudain je me rendis compte à quel point je désirais le corps d'Alexander Lestrange. Mais je ne pouvais y céder. Par principes. Pour ce qu'il m'avait fait. Pour toutes nos différences. Pour la conversation qui avait précédé. Pourtant je mourrais d'envie. Et alors qu'il se pencha, par accident ou pas, je fermai les yeux. Il m'embrassa.

J'eus le souffle éteint, comme si mes poumons refusaient de s'alimenter en oxygène, et ma nuque se fit lourde. Un premier baiser, c'était toujours quelque chose d'intense, de soudain, de parfait. Ses lèvres tremblantes s'étaient fixées sur les miennes alors que je relevai presque la tête l'espace d'une seconde pour goûter un peu plus à ce fruit défendu. Si dans mon esprit l'instant avait duré près d'une demi-minute, en réalité il ne s'était étendu que l'espace de trois ou quatre secondes, assez longtemps pour que chacun s'imprègne des lèvres de l'autre, mais assez succinctement pour que pire n'arrive pas. J'eus à peine le temps d'ouvrir les yeux qu'il avait déjà reculé dans la précipitation. Ce n'était pas moi qui avait fait le premier pas, mais avais-je eu tord d'en profiter pour la courte durée de ce baiser ? Voilà que sa réaction me fit regretter cet instant et en désirer un nouveau plus intensément encore. Je me redressai alors, le dos douloureux, tandis qu'il s'excusait. Et pour la première fois de ma vie, je pris peur d'engager ce genre de contact avec quelqu'un. Le sang était si affolé dans mon visage que je sentais mes joues chauffer plus vite qu'une marmite sur le feu. Il ne fallait pas que cela s'ébruite. Ni Shaula, ni Gabriel, ni personne devaient savoir qu'Alexander et moi nous étions embrassés. Pauvre Gabriel. Je songeai à l'amour que j'avais pour lui, et à la façon dont je venais de le trahir. Mais était-ce vraiment une trahison ? Nous n'étions qu'amis, rien de plus, pas encore... Je devais oublier cet accident ici dans la salle de bains des préfets. Je ne devais pas céder. Je ne pouvais en parler, et Alexander aurait sans doute l'intelligence aussi d'éluder les faits, car il était davantage coupable que moi.

Je ne pris même pas le temps d'ajouter quoi que ce soit aux excuses du Serpentard. Debout sur mes jambes, je les sentis me porter jusqu'à la sortie, comme si je fuyais l'inéluctable. Traversant le couloir à toutes jambes et montant aussi rapidement les escaliers, j'étais si perturbée que je ne faisais même pas attention à la douleur lancinante dans ma jambe. Je voulais retourner dans mon cocon, m'y réfugier. Oublier à quel point j'avais aimé ça. Penser à Gabriel, ne penser qu'à lui, car c'était de lui dont j'avais besoin, et de personne d'autre. A chaque marche gravie, je voyais le visage d'Alexander près du mien, sentais le poids de son corps contre le mien et ressentais un nouveau plaisir coupable. Arrivée au septième étage, je me posai sur la dernière marche de l'escalier et pris le temps de souffler, alors que j'avais certainement commencé à pleurer sur mon sort, chose qui n'arrivait jamais. Je venais de faire la plus belle bêtise depuis des années. Le pire était encore que cela formait déjà un poids dans mon estomac, et que je ne pouvais en parler à personne sans que cela s'ébruite ou blesse une autre personne. J'avais été empoisonnée par de la passion destructrice qui ne trouverait peut-être pas de vaccin. Ou peut-être un seul. Un unique. Je voulais voir mon ami, je voulais qu'il me prenne dans ses bras, qu'il pose la tête contre la mienne, qu'il passe les mains dans mes cheveux, qu'il laisse glisser ses lèvres dans mon cou. Qu'il m'embrasse aussi avec toute la passion dont il était capable. Pour que tout mon amour, toutes mes envies ne reviennent qu'à lui et à lui seul.

Gabriel serait mon équilibre.



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